Appel pour un Dialogue National en vue de l’Édification d’un Maroc Nouveau

Le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain s’associe à l’APPEL CITOYEN lancé par 7 institutions nationales marocaines, portant des noms de symboles de la lutte des Marocaines et des Marocains pour la dignité, l’indépendance et la démocratie.

Cette déclaration commune fait appel à un large dialogue national pour construire ensemble l’Avenir.

Si l’image d’un Maroc en Débat vous parle, alors soutenez cette initiative citoyenne.

Contact : bouaziz6@gmail.com / centremho@gmail.com

 

Nouveau modèle de développement

Sept Fondations appellent à un dialogue public autour du rapport de la Commission spéciale

Brahim Mokhliss

En attendant la publication des conclusions de la Commission spéciale sur le modèle de développement, sept Fondations viennent de lancer un appel pour un débat national autour du rapport la Commission Benmoussa. Elles estiment qu’un tel débat est nécessaire pour faire du nouveau modèle de développement un réel pacte social.

Au moment où le rapport de la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD) se fait toujours attendre, sept Fondations viennent de lancer un appel «pour un dialogue national en vue de l’édification d’un Maroc nouveau». Les sept entités considèrent qu’un temps de discussion et de débat sur le contenu de ce projet doit être accordé au peuple marocain, toutes forces vives confondues, avant qu’il ne soit décliné en politiques publiques. À noter que les initiateurs de cet appel sont réputés pour leur crédibilité et la symbolique des figures historiques et nationalistes dont elles portent les noms. Il s’agit de la Fondation Allal El Fassi, la Fondation Abderrahim Bouabid, la Fondation Ali Yata, le Centre Mohammed Bensaïd Aït Idder, la Fondation Abou Bakr El Kadiri, le Centre Mohammed Hassan Ouazzani et la Fondation Mohammed Abed El Jabri. Pour rappel, les travaux de la Commission ont été lancés en décembre 2019 et son rapport prévu initialement fin juin 2020, n’a pas vu le jour en raison des contraintes liées à la pandémie de la Covid-19. Sa Majesté le Roi avait alors accordé aux membres de la commission un délai supplémentaire de  six mois. Ainsi, la commission semble avoir bouclé son rapport définitif contenant une nouvelle vision du modèle de développement du Royaume qui devra être soumis à S.M. le Roi avant sa publication.
Mais les sept Fondations, rappelant la crise traversée dernièrement par le pays et qui a fortement impacté les citoyens marocains dans leur vie quotidienne et changé même la perception de leur devenir, jugent nécessaire un débat large autour du nouveau modèle de développement avant son adoption définitive. «Le projet du nouveau modèle de développement, dont la publication est attendue prochainement, devrait contenir des orientations susceptibles d’engager les politiques publiques pour des décennies», soulignent-elles, d’où l’importance de  la tenue d’un large dialogue public sur la question avant de décliner les recommandations du rapport en politiques publiques.
«Nous pensons que ce projet du nouveau modèle de développement est important et qu’il a fait l’objet d’un certain nombre de consultations entre la commission qui a été nommée par S.M. le Roi et les partis politiques, des penseurs… Une fois qu’elle aura rendu sa copie, nous pensons que cela va devenir un projet sociétal, il faudrait donc qu’il fasse l’objet d’un débat public», explique Abdelouahed Souhail, président de la Fondation Ali Yata.
Les initiateurs de cet appel estiment donc que «l’organisation de ce dialogue maroco-marocain exige d’accorder suffisamment de temps aux échanges sur son contenu. Ils considèrent que l’adoption d’un nouveau modèle de développement après la tenue d’un large débat national, ouvert à l’ensemble des composantes de la nation et à toutes les régions du pays, est susceptible de renforcer l’adhésion populaire au projet et de restaurer la confiance entre l’État et la société». «Cette démarche assurera les conditions du succès d’un projet qui jettera les bases d’un nouveau contrat social», est-il précisé dans l’appel lancé par les sept Fondations. D’ailleurs, les sept structures s’engagent «à participer activement à ce dialogue national, dans la perspective de l’affirmation collective d’un patriotisme renouvelé qui nous permettra de relever, ensemble, les défis du présent et de l’avenir». Par ailleurs, Abdelouahed Souhaïl tient à souligner que dans cette action il n’y a pas de prise de position politique. L’objectif recherché est que le nouveau modèle de développement soit un réel pacte social, insiste-t-il.

 

Source: https://lematin.ma/journal/2021/sept-fondations-appellent-dialogue-public-autour-rapport-commission-speciale/354657.html

Des fondations et institutions marocaines appellent à « un large débat national » avant la traduction du « nouveau modèle de développement » en politiques publiques.

Diffusé ce mardi 9 mars, l’appel a été contenu dans un document signé conjointement par la Fondation Allal El Fassi, la Fondation Abderrahim Bouabid, la Fondation Ali Yata, le Centre Mohammed Bensaid Aït Ider, la Fondation Abou Bakr El Kadiri, le Centre Mohammed Hassan Ouazzani et la Fondation Mohammed Abed El Jabri.

Ces entités soutiennent « qu’un temps de discussion et de débat sur le contenu » du projet « doit être accordé au peuple marocain, toutes forces vives confondues, avant qu’il ne soit décliné en politiques publiques. »

Un dialogue national renforcerait, « l’adhésion populaire » tout en restaurant « la confiance entre l’Etat et la société », estiment ces institutions pour qui cette démarche assurerait « les conditions du succès d’un projet qui fondera les bases d’un nouveau contrat social. »

 

Source : https://www.medias24.com/appels-au-debat-national-avant-l-adoption-du-nouveau-modele-de-developpement-17195.html

Nouveau modèle de développement : Appel à un débat national ! – Zamane

par La Rédaction – 17 Mars 2021

Source : https://zamane.ma/nouveau-modele-de-developpement-appel-a-un-debat-national-zamane/

نداء..من أجل حوار وطني لبناء مغرب جديد_زمان

التحرير _17 مارس 2021

ندوة تمهيدية: حوار وطني شامل من أجل مغرب المواطنة المتجددة

Reda Benkirane : Islam à la Reconquête du sens

Vient de paraître au Maroc, en librairie depuis le 29 Mars 2021 : Reda Benkirane, Islam, à la reconquête du sens, Casablanca, La Croisée des Chemins, 544 pages, 2021.

http://lacroiseedeschemins.ma/produit/islam-a-la-reconquete-du-sens/

 

Editions “La Croisée des Chemins”: Parution d’une nouvelle édition de l’ouvrage “Islam à la reconquête du sens” de Reda Benkirane

mercredi, 31 mars, 2021 à 17:12

Rabat – Une nouvelle édition de l’ouvrage “Islam à la reconquête du sens” de son auteur Reda Benkirane vient de paraître aux éditions “La croisée des chemins”.

Lire l’article complet : http://www.mapexpress.ma/actualite/culture-et-medias/editions-croisee-chemins-parution-dune-nouvelle-edition-louvrage-islam-reconquete-du-sens-reda-benkirane/

 

Parution d’ une nouvelle édition de l’ ouvrage “Islam à la reconquête du sens ” de Reda Benkirane

Une nouvelle édition de l’ouvrage “Islam à la reconquête du sens” de son auteur Reda Benkirane vient de paraître aux éditions “La croisée des chemins”. Écrit sous forme d’essai, cet ouvrage de 535 pages propose une voie prometteuse visant à repenser la religion à la lumière des sciences de la complexité et à explorer les germes et les termes d’une révolution intellectuelle en Islam en adoptant une approche radicalement neuve. Ainsi, l’auteur expose sa vision sur l’Islam en donnant des réponses à comment les Musulmans d’aujourd’hui pourraient-ils donner du sens à leur foi ?

Lire l’article complet : https://www.libe.ma/Parution-d-une-nouvelle-edition-de-l-ouvrage-Islam-a-la-reconquete-du-sens-de-Reda-Benkirane_a124916.html

Du rapport entre Roman et Histoire dans “Ben Toumert ou Les derniers Jours des Voilés”

Mesdames, Messieurs, Chers Membres

Le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain a le plaisir de vous inviter à sa troisième visioconférence au titre de l’année 2021, intitulée :

Du rapport entre Roman et Histoire dans “Ben Toumert ou Les derniers Jours des Voilés”

Jeudi 29 Avril 2021 à 12h00 

La conférence sera animée par Madame Mouna Hachim, Femme de lettres, Chroniqueuse et Écrivaine. Auteure du roman “Ben Toumert, ou les derniers jours des Voilés”

Avec la participation de :  

Madame la Professeure Rachida Naciri, Philosophe, Psychopédagogue, Écrivaine et Modératrice de la séance.

 Monsieur le Professeur Mostafa Bouaziz, Professeur Universitaire, Historien et Directeur Scientifique du Centre d’Etudes et de Recherches Mohamed Ait Idder (CERM).

Nous vous invitons à suivre la séance qui sera diffusée en direct sur notre chaîne YouTube :

 www.youtube.com/user/FondationMHO

Avec nos meilleures salutations.

Mouna HACHIM

Née en 1967, Mouna Hachim a fait des études de Littérature française à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Casablanca.

Elle a obtenu un Diplôme d’Etudes Approfondies en Littérature Comparée consacré à La courtoisie française au Moyen Âge avec les quatre premiers troubadours de Langue d’Oc.

Après une expérience professionnelle en communication interne dans une grande institution bancaire, elle s’oriente vers la presse et collabore dans plusieurs publications nationales.

C’est en 2004 qu’elle publie son premier roman, Les enfants de la Chaouia, une saga familiale étendue sur trois générations, envisagée comme un microcosme de la société marocaine en pleins bouleversements depuis le début du XXe siècle.

En 2007, elle a également auto-édité un travail d’érudition, le Dictionnaire des noms de famille du Maroc dont une édition revue et augmentée est parue en 2012 chez les Éditions Le Fennec.

Parallèlement, elle poursuit sa contribution dans les médias notamment à travers une chronique quotidienne sur Radio Atlantic et une, hebdomadaire, au Journal l’Economiste intitulée Chroniques d’hier et d’aujourd’hui.

Par ailleurs, elle présente sur la base de ses recherches, un documentaire historique en quatre épisodes sur la chaîne Médi 1 TV, en juillet 2014, sous le titre Triq Al-Asl (La Route des Origines).

Membre du jury du Prix littéraire Mamounia pendant trois années consécutives, elle participe à l’ouvrage collectif Ce qui nous somme, édité par La Croisée des chemins en réaction aux attentats de Paris de 2015.

Elle a également publié, en avril 2016, son ouvrage Chroniques insolites de notre histoire (Maroc, des origines à 1907) qui effectue une relecture décalée par rapport aux récits officiels et manuels scolaires réédité en France par Erick Bonnier Editions en septembre 2018 sous le titre Histoire inattendue du Maroc.

Chez le même éditeur, elle publie en septembre 2019, un roman historique qui se déroule à la fin XVIe siècle et début du XVIIe siècle entre l’Europe et le Maroc, basé sur des événements et personnages réels, intitulé “Les manuscrits perdus”.

Sa nouvelle production est un roman consacré à la chute de la dynastie almoravide vue par des femmes, Ben Toumert ou les derniers jours des Voilés, paru aux éditions La Croisée des chemins à Casablanca.

Rachida NACIRI

Professeure de Philosophie , de Psychopédagogie , Communication – écrivaine

Pr. Rachida NACIRI issue d’une famille très à cheval sur traditions oujdies et valeurs marocaines. Son environnement parental lui a inculqué discipline et rigueur avant même ses premiers pas à l’école primaire Victor Hugo ou au lycée Omar Ibn Abdelaziz d’Oujda, en passant par le collège Pierre et Marie Curie. Après avoir décroché le baccalauréat (Mission universitaire et culturelle française), avec Mention, elle obtint une licence de philosophie, suivie d’un diplôme de 3ème cycle en Psychopédagogie.

Professeur-chercheur au Centre National de Recherche pour l’arabisation, elle a compilé dictionnaires de Psychologie et de psychanalyse en français, latin, espagnol en vue de leur traduction en arabe. Plus tard, professeur de psychopédagogie notamment aux Centres Pédagogiques Régionaux (CPR), ENS de Casablanca et Agadir, elle a formé des professeurs, inspecteurs, proviseurs en formation initiale ou continue. Elle a également formé plusieurs promotions de personnel de la Santé Publique.

Elle a participé à la conception et à la mise en oeuvre de différents référentiels de formation destinés au Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation des Cadres. Ses publications traitent de différents thèmes tels que « l’apprentissage », « l’adolescence », « l’écoute », « les représentations », « apprendre à apprendre », « le bilinguisme », « l’adolescent », « les délinquances », « les déperditions scolaires », « les modes d’apprentissage », « les compétentes », « le développement personnel »…

Parallèlement elle a toujours oeuvré dans le contexte de la société civile en s’impliquant dans les instances associatives.

Par ailleurs, depuis son adolescence, Rachida a évolué au rythme des sports et des marathons thématiques comme la course féminine “Courir pour le plaisir” ou encore le marathon “Courir contre l’oubli”…

Son débordement d’énergie, la diversité de ses activités, ses compétences, son abnégation dans le travail et sa volonté de toujours donner plus ont été reconnus et récompensés par la

décoration Royale qui lui a été décernée en juillet 2004: « وسام الاستحقاق الوطني من الدرجة الممتازة »

Elle a assisté et activement participé  à des rencontres francophones lors d’un séjour prolongé aux USA. Elle a aussi participé au congrès de l’association « Africa Femmes Performantes ».

Ouvrages :

  • Nanna ou les racines, éd. L’Harmattan-Paris, 2011.
  • Appels de la médina tome 1, éd. L’Harmattan-Paris, 2013.
  • Appel de la médina tome 2, éd. L’Harmattan-Paris, 2014.

 

Mostafa BOUAZIZ

Historien, titulaire d’un Doctorat d’Etat à l’Université Paris I Panthéon –Sorbonne et d’un diplôme de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) de Paris. Il est actuellement Professeur de l’Enseignement Supérieur à l’université Hassan II de Casablanca. Il est également Conseiller scientifique de la revue Zamane et membre fondateur de l’Association Marocaine de la recherche historique.

Mostafa Bouaziz a contribué à la rédaction de plusieurs articles dans la presse marocaine et est aussi l’auteur de plusieurs livres et ouvrages dont : Aux origines de la Koutla démocratique (éditions de la Faculté des lettres Aïn Chok, 1997).

.من مواليد مدينة فجيج سنة 1951 .متزوج وأب لولدين. وصاحب مؤلفات عديدة باللغتين العربية والفرنسية

.خريج المدرسة العليا للعلوم االجتماعية بباريس سنة 1981

دكتوراه السلك الثالث في التاريخ بجامعة السربون سنة 1987

.شهادة التأهيل لإلشراف على البحوث “HDR “سنة 2005

دكتوراه دولة في العلوم االجتماعية من جامعة الحسن الثاني سنة 2009

“CM2S”مدير المركز المغربي للعلوم االجتماعية  من 2014 إلى 2017

أستاذ المناهج التاريخية والتاريخ المعاصر المغربي من 1982 إلى 2017

.CERM مدير علمي بمركز محمد بن سعيد أيت يدر لألبحات والدراسات

.2016 مستشار علمي لمجلة زمان المهتمة بعلم التاريخ من 2010 إلى

Du rapport entre Roman et Histoire dans “Ben Toumert ou Les derniers Jours des Voilés”

Focus sur “Ben Toumert ou les derniers jours des voilés” avec Mouna Hachim, Medi 1 TV, 22 mars 2021

Mouna Hachim raconte la chute des Almoravides, vue par des femmes

 

Dans son dernier roman historique Ben Toumert ou les derniers jours des Voilés, Mouna Hachim relate la chute de l’empire Almoravide à travers la vie de trois princesses.

Par 

Pour Mouna Hachim, Ibn Toumert “a un côté savant et ascète, et puis une face sombre, sanguinaire à explorer”. Crédit: DR

Consulter l’article complet.

Mots d’accueil de Mme la Présidente Houria Ouazzani à l’occasion de la visioconférence du Jeudi 29 avril 2021 avec Mouna HACHIM, Rachida Naciri et Mostafa Bouaziz.

Au nom du CENTRE MOHAMED HASSAN OUAZZANI POUR LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT humain, j’ai le plaisir d’accueillir pour cette visioconférence 3 personnalités dont nous avons déjà pu apprécier la qualité et la profondeur de leurs propos et de leurs écrits lors de précédentes conférences et colloques.

Aujourd’hui, nous avons le privilège de proposer un débat sur le Rapport entre Roman et Histoire à l’occasion de la sortie du nouveau livre de Madame Mouna HACHIM Ben Toumert ou les derniers jours des voilés.

Nous la remercions d’avoir accepté notre invitation à venir présenter ce nouveau roman historique qui comme toutes ses publications antérieures interpellent les connaissances historiques, mais surtout incitent à une réflexion sur les valeurs et les pratiques qui marquent et agitent les sociétésau fil du temps ; la période actuelle est particulièrement perturbée par la perte de repères identitaires ; les populations sont  attirées par des modèles réducteurs d’organisation de la société et par des modes d’expression et de croyances qui ignorent la nuance, le pluralisme et la tolérance qui font la richesse d’une civilisation.

Dans ce nouveau roman historique, fondé sur des événements et des personnages réels, on est amené à se poser des interrogations très actuelles concernant les ravages du dogmatisme et le drame d’une Foi entachée par l’extrémisme. En plus dans cette fresque médiévale, les femmes jouent un rôle inattendu et très touchant !

De nos jours, on parle de régression pour caractériser la réception d’idéologies totalitaires qui détournent la religion de sa finalité essentielle : vivre ensemble avec tous les êtres de la création, ce qui implique la reconnaissance de l’autre, de sa légitimité à exister, en un mot la tolérance. Notre pays n’est-il pas réputé pour pratiquer, à quelques exceptions près, la tolérance en matière religieuse ?

La richesse de notre histoire, la variété des vécus des populations de l’espace maghrébin depuis les temps les plus anciens jusqu’au début du 20e siècle, ont été relatés par Madame Mouna Hachim lors d’une conférence –débat que nous avions organisée en novembre 2016 ; elle nousavait proposé « Une Nouvelle lecture de l’histoire du Maroc », en commentaire de sa vaste étude intitulée avec modestie « Chroniques insolites de notre Histoire, Maroc, des origines à 1907. (conférence-débat qui peut être consultée sur notre site).

Pour dialoguer avec notre auteure, nous avons invité Madame la Professeure Rachida Naciri, qui en plus de ses nombreuses publications scientifiques, aussi bien philosophiques que psychopédagogiques, est l’auteur de plusieurs romans. (Toutes les références sont aussi disponibles sur le site internet de notre Centre). Madame Rachida Naciri nous a apporté à plusieurs reprises ses contributions à nos débats. D’abord, elle a proposé une passionnante analyse sur L’approche genre au Maroc : acquis et perspectives, en mars 2018 ; elle a ensuite modéré une conférence animée par trois conférencières algériennes sur La migration illégale en provenance des pays du Sahel et sa répercussion sur les zones de transit en Afrique du Nord, le 20 novembre 2019.( Conférence disponible sur notre site dans son intégralité).

Etant donné la réflexion proposée aujourd’hui sur l’apport du « Roman Historique », nous sommes très reconnaissants au Professeur Mostafa Bouaziz, d’avoir accepté d’apporter ses commentaires  d’historien. Historien sensible aux perspectives de longue durée, Mostafa Bouaziz, auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire du Maroc, notamment sa récente publication en 2 volumes sur Les nationalistes marocains au 20e siècle qu’il a présentée dans notre Centre le 23 janvier 2020, conférence accessible en ligne sur notre site web. En plus, Professeur Bouaziz s’est révélé en tant que chroniqueur et éditorialiste passionné des enjeux actuels du devenir de la société, notamment par ses contributions régulières pendant des années dans la revue mensuelle ZAMAN. Il s’est aussi distingué par ses nombreuses interventions lors de nos conférences et colloques toutes disponibles en libre accès sur notre site. Professeur Mostafa Bouazizest donc tout indiqué pour contribuer avec perspicacité et comme toujours avec finesse au débat littéraire et historique que suscite le livre de Mouna Hachim.

J’attends donc avec impatience, malgré une présence virtuelle due aux circonstances sanitaires, les idées et les analyses que nous présentera notre romancière et historienne, Madame Mouna Hachim, écrivaine de talent, passionnée d’histoire, ainsi que les commentaires de nos deux brillants universitaires, investis tous les deux dans la compréhension des évolutions de la société marocaine.

Merci encore à tous les intervenants ainsi qu’aux participants à distance pour leur intérêt et leur partage au cours de cette séance.

Du rapport entre Roman et Histoire dans “Ben Toumert ou Les derniers Jours des Voilés”

ندوة تمهيدية: حوار وطني شامل من أجل مغرب المواطنة المتجددة


روابط الصفحات الرسمية للمؤسسات الفكرية الوطنية بالفيسبوك

مؤسسة علال الفاسي
https://www.facebook.com/allaelfassi.50

مؤسسة عبد الرحيم بوعبيد
https://www.facebook.com/FondationAbderrahimBouabid

مؤسسة علي يعته

https://www.facebook.com/الصفحة-الرسمية-Fondation-Ali-YATA-مؤسسة-علي-يعته-105508018348330

مركز محمد بنسعيد ايت يدر للأبحاث والدراسات

https://www.facebook.com/مركز-بنسعيد-ايت-ايدر-للدراسات-والابحاث-cermbensaid-328791711296401

مؤسسة أبوبكر القادري للفكر والثقافة
https://www.facebook.com/FondationAbouBakrElKadiri

مؤسسة محمد عابد الجابري للفكر والثقافة

https://www.facebook.com/مؤسسة-محمد-عابد-الجابري-للفكر-والثقافة-2397856406914290

مركز محمد حسن الوزاني للديمقراطية والتنمية البشرية:
https://www.facebook.com/mohamedhassanouazzani

La pandémie, accélérateur de développement des soft skills en milieu professionnel ?

Mesdames, Messieurs

Le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain a eu le plaisir de vous inviter à sa deuxième visioconférence au titre de l’année 2021, intitulée :

La Pandémie, accélérateur de développement des Soft Skills en milieu professionnel ?

Le Vendredi 26 Mars 2021 à 19h30 

La conférence a été animée par Madame Maha StelateCollaboratrice Scientifique du CMHO et Doctorante-Chercheur ès Sciences de Gestion.

Avec la participation de :  

Madame Hajar Elguor, Responsable RH, Formatrice et Coach.

 Madame Nora Benjalloun, Manager Commercial Senior et auditrice Certifiée en ISO 9001-2015.

 Nous vous remercions d’avoir suivi la séance qui a été diffusée en direct sur notre chaîne YouTube.

Avec nos meilleures salutations.

Maha STELATE

Maha Stelate est Collaboratrice Scientifique au sein du Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain et Doctorante-Chercheur ès Sciences de Gestion au sein du Laboratoire de Recherche : Gestion des Compétences, de l’Innovation et des Aspects Sociaux des Organisations et des Economies (GECIAS) – FSJES Ain Chock – Université Hassan II de Casablanca.

Hajar ELGUOR

Responsable Ressources Humaines, dans des sociétés de différents secteurs(Industries& Services).

Coach Praticienne Certifiée de L’académie du Potentiel Illimité de Montréal.

Enseignante Universitaire Vacataire au sein de L’université Ibnou Tofeil de Kénitra.

Chroniqueuse à -LE MATIN EMPLOI-

Formatrice RH & Communication.

Lauréate d’un Master Spécialisé en Ingénierie des Ressources Humaines & Développement Social.

Nora BENJALLOUN

Nora BENJALLOUN est Manager Commercial Senior au sein d’un organisme de contrôle technique agrée du bâtiment et travaux publics et titulaire d’un MBA en ingénierie et management du projet, elle cumule 8 ans
d’expérience professionnelle.

Etant très attirée par le domaine managérial commercial, elle a fortement cultivé un intérêt particulier pour les techniques commerciales et de négociation du haut niveau pour définir la stratégie commerciale de l’entreprise.

Etant passionnée notamment par l’esprit d’organisation et d’analyse, sa formation en tant qu’auditrice certifiée en ISO 9001-2015 lui a donné une qualification dans ce domaine, lui a permis d’enrichir et d’approfondir ses
connaissances sur le terrain; ce qui a contribué à forger ses compétences et à mettre à l’épreuve ses qualités relationnelles et son professionnalisme.

Formatrice en Management et ingénierie du projet, elle conduit ses actions de formation auprès d’adultes salariés ou demandeurs d’emploi pour une mise à jour des connaissances ou pour un nouvel apprentissage.

La pandémie, accélérateur de développement des soft skills en milieu professionnel ?

La crise sanitaire a donné un autre sens au milieu professionnel, cette dernière a révélé l’importance et la performance des « Soft Skills » dans la dimension relationnelle du travail managérial.

Pour ce faire, les directions et les managers ont porté un focus particulier sur ces compétences pour surmonter les nombreuses situations liées à l’organisation.

Il s’agit des compétences humaines et comportementales qui demeurent le meilleur investissement sur le long terme.

Ils apparaissent de plus en plus comme des éléments essentiels pour surfer sur la vague de l’environnement de l’entreprise et s’adapter au mieux particulièrement au contexte de situation actuelle.

Notre intervention porte sur les soft-skills les plus demandées dans le milieu professionnel. Comment peut-on les diagnostiquer lors des recrutements, notamment dans le contexte actuel ? Quelles sont les conditions d’une communication à distance réussie? Comment le sens de l’adaptation peut-il servir l’entreprise sur le long terme, et faire de l’esprit d’équipe un moteur de performance ?

La pandémie, accélérateur de développement des Soft Skills en milieu professionnel ?

Maroc-USA: Plus de deux siècles d’histoire diplomatique

L'économiste
Publié par L’Economiste, N°: 5931

Vendredi 22, Samedi 23 & Dimanche 24 Janvier 2021

Le Cercle des Experts

Maroc-USA: Plus de deux siècles d’histoire diplomatique

Par Hassan OUAZZANI CHAHDI : Professeur honoraire des universités, membre de la Commission du droit international de l’ONU.

LES relations maroco-américaines au XVIIIe siècle appellent certaines observations préliminaires. Elles démontrent d’abord l’ancienneté de ces relations sur le plan historique, commercial, amical ainsi que dans le domaine diplomatique. Elles ont été matérialisées pour la première fois en 1787 par un traité de navigation, d’amitié et de commerce. Le bicentenaire des relations diplomatiques entre les deux pays fut célébré en 1987.
Cette page de notre histoire révèle ensuite la continuité de l’Etat marocain, de ses institutions et de ses engagements durant cette longue période.
Les accords avec les USA, comme ceux d’ailleurs signés avec d’autres pays européens jusqu’en1912, prouvent l’existence d’une pratique marocaine constante et originale en matière de traités. Le Maroc disposait ainsi de la personnalité juridique et de la capacité requise pour les conclure. L’Empire chérifien avait donc le «Treaty Making Power»: le pouvoir de conclure les traités qui est un attribut essentiel de souveraineté.
Notre histoire diplomatique est d’ailleurs très riche en conventions internationales, surtout bilatérales. Le règne Sidi Mohammed Ben Abdellah (1757-1790) en constitue un exemple typique(2)..
Une autre observation sur la continuité des relations maroco-américaines dans le temps. L’établissement du protectorat n’a pas mis fin aux engagements liant les deux pays. Les Etats-Unis d’Amérique étaient la seule puissance à pouvoir garder ses privilèges de juridiction au Maroc jusqu’en 1956 (voir encadré). Les Américains avaient aussi adopté une attitude différente des autres puissances européennes à l’égard de l’établissement du protectorat et des tractations au sujet de l’Empire chérifien.
A la différence de certains pays du continent africain érigés en colonies, le Maroc a sauvegardé ainsi durant le protectorat sa personnalité juridique, son caractère étatique et ses institutions.
Les contacts avec les Etats-Unis d’Amérique remontent à 1777. C’est-à-dire un an après l’indépendance du pays de l’oncle Sam. Le Maroc fut l’un des premiers pays à reconnaître ce nouvel et à conclure avec lui un traité d’amitié le 18 juillet 1787. Ce traité sera renouvelé par un autre, le 16 septembre 1836 à Meknès.
Quelles sont les raisons qui ont motivé la conclusion de ces traités?

Cliquez ici pour lire l’article complet.

Sept Fondations appellent à un dialogue public autour du rapport de la Commission spéciale

Nouveau modèle de développement

Sept Fondations appellent à un dialogue public autour du rapport de la Commission spéciale

Brahim Mokhliss

En attendant la publication des conclusions de la Commission spéciale sur le modèle de développement, sept Fondations viennent de lancer un appel pour un débat national autour du rapport la Commission Benmoussa. Elles estiment qu’un tel débat est nécessaire pour faire du nouveau modèle de développement un réel pacte social.

Au moment où le rapport de la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD) se fait toujours attendre, sept Fondations viennent de lancer un appel «pour un dialogue national en vue de l’édification d’un Maroc nouveau». Les sept entités considèrent qu’un temps de discussion et de débat sur le contenu de ce projet doit être accordé au peuple marocain, toutes forces vives confondues, avant qu’il ne soit décliné en politiques publiques. À noter que les initiateurs de cet appel sont réputés pour leur crédibilité et la symbolique des figures historiques et nationalistes dont elles portent les noms. Il s’agit de la Fondation Allal El Fassi, la Fondation Abderrahim Bouabid, la Fondation Ali Yata, le Centre Mohammed Bensaïd Aït Idder, la Fondation Abou Bakr El Kadiri, le Centre Mohammed Hassan Ouazzani et la Fondation Mohammed Abed El Jabri. Pour rappel, les travaux de la Commission ont été lancés en décembre 2019 et son rapport prévu initialement fin juin 2020, n’a pas vu le jour en raison des contraintes liées à la pandémie de la Covid-19. Sa Majesté le Roi avait alors accordé aux membres de la commission un délai supplémentaire de  six mois. Ainsi, la commission semble avoir bouclé son rapport définitif contenant une nouvelle vision du modèle de développement du Royaume qui devra être soumis à S.M. le Roi avant sa publication.
Mais les sept Fondations, rappelant la crise traversée dernièrement par le pays et qui a fortement impacté les citoyens marocains dans leur vie quotidienne et changé même la perception de leur devenir, jugent nécessaire un débat large autour du nouveau modèle de développement avant son adoption définitive. «Le projet du nouveau modèle de développement, dont la publication est attendue prochainement, devrait contenir des orientations susceptibles d’engager les politiques publiques pour des décennies», soulignent-elles, d’où l’importance de  la tenue d’un large dialogue public sur la question avant de décliner les recommandations du rapport en politiques publiques.
«Nous pensons que ce projet du nouveau modèle de développement est important et qu’il a fait l’objet d’un certain nombre de consultations entre la commission qui a été nommée par S.M. le Roi et les partis politiques, des penseurs… Une fois qu’elle aura rendu sa copie, nous pensons que cela va devenir un projet sociétal, il faudrait donc qu’il fasse l’objet d’un débat public», explique Abdelouahed Souhail, président de la Fondation Ali Yata.
Les initiateurs de cet appel estiment donc que «l’organisation de ce dialogue maroco-marocain exige d’accorder suffisamment de temps aux échanges sur son contenu. Ils considèrent que l’adoption d’un nouveau modèle de développement après la tenue d’un large débat national, ouvert à l’ensemble des composantes de la nation et à toutes les régions du pays, est susceptible de renforcer l’adhésion populaire au projet et de restaurer la confiance entre l’État et la société». «Cette démarche assurera les conditions du succès d’un projet qui jettera les bases d’un nouveau contrat social», est-il précisé dans l’appel lancé par les sept Fondations. D’ailleurs, les sept structures s’engagent «à participer activement à ce dialogue national, dans la perspective de l’affirmation collective d’un patriotisme renouvelé qui nous permettra de relever, ensemble, les défis du présent et de l’avenir». Par ailleurs, Abdelouahed Souhaïl tient à souligner que dans cette action il n’y a pas de prise de position politique. L’objectif recherché est que le nouveau modèle de développement soit un réel pacte social, insiste-t-il.

 

Source : https://lematin.ma/journal/2021/sept-fondations-appellent-dialogue-public-autour-rapport-commission-speciale/354657.html

نداء من أجل حوار وطني لبناء مغرب جديد

Le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain s’associe à l’APPEL CITOYEN lancé par 7 institutions nationales marocaines, portant des noms de symboles de la lutte des Marocaines et des Marocains pour la dignité, l’indépendance et la démocratie.

Cette déclaration commune fait appel à un large dialogue national pour construire ensemble l’Avenir.

Si l’image d’un Maroc en Débat vous parle, alors soutenez cette initiative citoyenne.

Contact : bouaziz6@gmail.com / centremho@gmail.com

 

 

Comment se réinventer en tant que Citoyens pour une Société Innovante et Compétitive?

Mesdames, Messieurs

Le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain a eu le plaisir de vous inviter à sa première visioconférence au titre de l’année 2021, intitulée :

Comment se réinventer en tant que Citoyens pour une Société Innovante et Compétitive?

 Jeudi 11 Février 2021 à 17h30 

La conférence a été animée par Maha STELATE, Collaboratrice Scientifique du CMHO et Doctorante-Chercheur ès Sciences de Gestion.

En collaboration avec L’Blane for Développement et avec la participation de :

Samia GHMIMED, Junior Manager de Construction à S.M Bureau d’études techniques, Conseillère en Orientation Scolaire, Universitaire et de Carrière, et Secrétaire Générale de L’blane for Developement.

Youssef STELATE, Ingénieur IT à la Commission Nationale de Contrôle de Protection des Données à Caractère Personnel (CNDP), CTO à Hydrobarley, et Président de L’blane for Development.

Nous vous remercions d’avoir suivi la séance disponible sur notre chaîne YouTube.

Avec nos meilleures salutations.

Maha STELATE

Maha Stelate est Collaboratrice Scientifique au sein du Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain et Doctorante-Chercheur ès Sciences de Gestion au sein du Laboratoire de Recherche : Gestion des Compétences, de l’Innovation et des Aspects Sociaux des Organisations et des Economies (GECIAS) – FSJES Ain Chock – Université Hassan II de Casablanca.

 

Comment se réinventer en tant que citoyens pour une société innovante et compétitive ?

Le dramaturge Irlandais Georges-Bernard Shaw avait dit que « dans la vie, il y a deux catégories d’individus : ceux qui regardent le monde tel qu’il est, et se demandent pourquoi. Et ceux qui imaginent le monde tel qu’il devrait être, et qui se disent : pourquoi pas ? ». Au Maroc, le peuple a choisi depuis un bon moment de se caser dans la première catégorie passive, alors que seule une minorité qui semble ambitieuse et qui s’inscrit dans la deuxième case, celle des citoyens actifs, producteurs, et prêts à explorer le Monde et en faire un paradis.

Cet écart entre des gens vivant dans un même territoire nous pousse à se demander si jamais ce peuple pourrait un jour éclore de cette zone de confort, et de nous donner un exemple de réponse à notre question : Comment est-ce qu’un peuple pourrait se réinventer en tant que citoyens pour une société innovante et conséquemment compétitive ? Lire la suite…

La Sphère Numérique, Promesses et Menaces. Le Meilleur et le Pire des Mondes Possibles

Mesdames, Messieurs

Le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain a eu le plaisir de vous inviter à sa quatrième visioconférence intitulée :

La Sphère Numérique, Promesses et Menaces 

Le Meilleur et le Pire des Mondes Possibles

Le Jeudi 10 Décembre 2020 à 17h30 

 

La conférence a été animée par Monsieur Reda BENKIRANE, Sociologue et Chercheur associé CCDP/IHEID, Suisse  

Avec la participation de :  

Madame Amal EL FALLAH SEGHROUCHNI, Professeure de Classe Exceptionnelle en Sorbonne Université, Faculté des Sciences et d’Ingénierie.

Monsieur Guevara NOUBIR, Professeur à Northeasthern University, Boston, USA.

Monsieur Amine BENJELLOUN, Consultant Senior en Transformation des Organisations et des Territoires.

Monsieur Rida LARAKI, Directeur de Recherche au CNRS Paris et Professeur à l’université de Liverpool.

Nous vous remercions d’avoir suivi la séance qui a été diffusée en direct sur notre chaîne YouTube. 

Avec nos meilleures salutations.

Reda BENKIRANE

Reda Benkirane est sociologue, docteur en philosophie et consultant international à Genève. Chercheur associé au Centre sur les conflits, le développement et la paix (CCDP) de l’Institut de hautes études internationales et du développement (Genève, IHEID), et membre de l’Institut de recherches philosophiques de Lyon (université Lyon 3), il a mené, depuis une trentaine d’années, d’importantes recherches appliquées et de terrain dans les domaines de l’urbanité, de la complexité, de l’islamité et de la radicalité.

http://www.archipress.org/reda/

Livres 

Islam, à la reconquête du sens, Paris, Le Pommier, 2017, à paraître Casablanca, La Croisée des Chemins, 2021

Démographie et géopolitique. Étude critique des travaux d’Emmanuel Todd, Paris, Hermann, 2015.

La Complexité, vertiges et promesses. Dix-huit histoires de sciences, Paris, Le Pommier, 2002, 2006 et 2013.

Le Désarroi identitaire. Jeunesse, arabité et islamité contemporaines, préface de Salah Stétié, Paris, Cerf, 2004 ; Casablanca, La Croisée des Chemins, 2012.

Articles et entretien en lien avec la sphère numérique

Coronavirus, couronnement des sociétés sécuritaires, Politis, 12 juin 2020

https://www.politis.fr/articles/2020/06/coronavirus-couronnement-des-societes-securitaires-42024

http://mohamedhassanouazzani.org/coronavirus-une-analyse-de-reda-benkirane/

سياسة الوباء في عهد المجتمعات الأمنية
http://mohamedhassanouazzani.org/coronavirus-une-analyse-de-reda-benkirane/#1459958412083-252f22b3-80ae

Pandémie : entre Etats-plateformes et pouvoirs semi-totalitaires. Conversation avec Pierre Lévy, vidéoconférence, 26/06/2020, 93 minutes https://iqbal.hypotheses.org/6584 

YouTube:  https://youtu.be/-4tki0nrtRg

The Alchemy of Revolution: The Role of Social Networks and New Media in the Arab Spring, Geneva Centre for Security Policy, GCSP Policy Paper 2012/7

https://www.archipress.org/docs/pdf/Alchemy_of_Revolution_RBenkirane.pdf

Amal EL FALLAH SEGHROUCHNI

Professeure de Classe Exceptionnelle en Sorbonne Université. Faculté des Sciences et d’Ingénierie…Lire la suite

Guevara NOUBIR

Guevara Noubir is a Professor at Northeastern University. His research interests span a range of problems on the theory and practice of privacy, security, and robustness in networked systems.  Dr. Noubir holds a PhD in CS from EPFL and MS in CS (diplôme d’ingénieur) from ENSIMAG, France. He held research and visiting positions at CSEM SA, EPFL, Eurecom, MIT, and UNL. Professor Noubir received several research awards including the US National Science Foundation CAREER Award, Google Faculty Research Award on Privacy, multiple best paper awards, and led award winning teams in several competitions including the DARPA Spectrum Collaboration Challenge (SC2).

Publications: https://www.ccs.neu.edu/home/noubir/publications.html

Amine BENJELLOUN

Consultant Senior en développement international et innovation, investi pour une meilleure gouvernance RSE en Afrique par la réalisation de projets inclusifs de la jeunesse diplômée… Lire la suite

Rida LARAKI

Rida Laraki est directeur de recherche au CNRS au Lamsade (Université Paris Dauphine)). De 2006 à 2017, il a été professeur à l’École Polytechnique et depuis 2017, il est professeur à l’université de Liverpool. Ingénieur diplômé de l’Ecole Polytechnique de la région Parisienne (1996), il est docteur en mathématiques de l’université Pierre et Marie Curie (2000). Ses travaux de recherche portent sur la théorie des jeux, le choix social, l’économie théorique, l’optimisation, l’apprentissage et la recherche opérationnelle.

Rida est connu pour son travail sur le jugement majoritaire, un mode de scrutin qu’il a inventé avec Michel Balinski. Celui-ci a fait l’objet d’un livre publié chez MIT Press en 2011. Il a organisé le séminaire hebdomadaire en théorie des jeux à l’Institut Henri Poincaré de 2001 à 2018 et a organisé de nombreux colloques et conférences internationales.

Rida Laraki est éditeur associé dans plusieurs revues scientifiques, est responsable du programme doctoral d’informatique à l’université Paris Dauphine, a été responsable du groupe SMAI-MODE. Il est membre élu du conseil de la Game Theory Society et du conseil d’administration de la SMAL.  Enfin, il a co-fondé en 2018 avec Chloé Ridel l’association « Mieux Voter ».

https://sites.google.com/site/ridalaraki/

 

LIVRES

Laraki R.,  J. Renault and S. Sorin (2019) Mathematical Foundations of Game TheorySpringer.

Balinski M. and R. Laraki (2011) «Majority Judgment: Measuring Ranking and Electing»MIT PressEndorsements.

Laraki R.,  J. Renault and S. Sorin (2013) «Bases Mathématiques de la Théorie des Jeux»Editions de l’Ecole Polytechnique.

Laraki R.,  J. Renault and T. Tomala (2006) «Théorie des Jeux: Introduction à la Théorie des Jeux Répétés». Journées Mathématiques XUPS. Editions de l’Ecole Polytechnique.

Articles Grand Publique 

Balinski M., R. Laraki (21 Avril 2016). Pour éviter un nouveau 21 avril, instaurons le « jugement majoritaire »The Conversation (relayé par MarianneFrance Inter, Sud-Ouest).

Avec l’association Mieux Voter (5 Avril 2018). “L’urgence de Mieux Voter“. Libération.

R. Laraki, P. Moritzand C. Ridel (15 Avril 2019). “Réinventer le référendum“. AOC (Analyse, Opinion, Critique).

R. Laraki and C. Ridel(25 Mai 2019). “Pas d’issue pour le Brexit? Le jugement majoritaire peut résoudre le problème“. Variance.eu

R. Laraki (2 Novembre 2020). “Aux États-Unis, le problème est le scrutin majoritaire, pas le collège électoral“.The Conversation.

 

La Sphère Numérique, Promesses et Menaces. Le Meilleur et le Pire des Mondes Possibles

Reda Benkirane

Une des principales conséquences de la pandémie du Covid19 est le fait que l’humanité a complètement basculé dans le numérique. Depuis le début de la crise sanitaire, partout dans le monde, les plateformes numériques ont assuré l’essentiel de nos activités économiques, sociales et culturelles. Travail et enseignement à distance ont été consacrés au cours de l’année 2020…mais aussi traçage et contrôle des individus, surveillance des populations en phase de confinement. D’un côté, toute une économie de la connaissance s’est mise en place, de l’autre, un capitalisme cognitif/culturel ainsi que toutes sortes de pollution affectent les individus autour de la captation de leur attention et de la manipulation de leurs pulsions et de leur psyché. Les technologies de l’information et de la communication promettaient la fin des servitudes concernant l’accès à la connaissance, mais elles peuvent tout autant être utilisées pour miner la démocratie – là où elle régnait jusque-là – et pour renforcer l’autoritarisme et le contrôle grégaire des masses. Comment appréhender le numérique en tant que pharmakon, c’est-à-dire à la fois comme remède et poison, dans ses usages et mésusages au sein de sociétés complexes et sophistiquées ?

Qu’est-ce qui dans l’infotechnologie favoriserait l’intelligence collective, l’accroissement et le partage du savoir, la sauvegarde de l’environnement et des ressources naturelles, la promotion de la démocratie et l’humanisme planétaire ? Qu’est-ce qui est potentiellement toxique pour les individus, les abêtit individuellement et collectivement en tant que bétail cognitif ? L’intelligence artificielle permise par l’essor du numérique va-t-elle triompher en l’humain en le fonctionnalisant en automate comme un autre ? Comment faire pour protéger nos données personnelles qui font les mégadonnées expropriées et exploitées maximalement dans une économie numérique où une poignée d’entreprises fonctionnent en Etats-plateformes autrement plus puissants que les Etats-nations ? Y a-t-il des limites cognitives et psychologiques mais aussi sociétales et environnementales à l’exploitation de ces mégadonnées et à l’emprise de l’infotechnologie sur les sociétés du 21e siècle ? A l’instar des fumées noires des cheminées de la révolution industrielle, se pourrait-il que les algorithmes de la révolution numérique génèrent des pollutions encore mal identifiées, du côté du monde mental, de l’attention profonde et en prise directe avec la psyché et ses impensés ?

Comment les sociétés peuvent-elles agir de manière à changer notre rapport à ce numérique invasif et totipotent et concourir à assurer la viabilité de l’avenir ?

Qu’en est-il pour un pays comme le Maroc, avec tout son potentiel mais aussi son niveau de développement humain somme toute relativement bas ? Le numérique réduit-il ou au contraire renforce-t-il les inégalités économiques et l’autoritarisme politique ? Permet-il à l’Etat une gestion efficiente et à la société civile de s’exprimer, de s’émanciper, de prospérer et de prendre en main sa destinée ? Quelles promesses et quels risques se profilent derrière le numérique pour les pays arabes et africains après les révoltes sociales et la répression/régression qui s’en est suivie ?

C’est ce que nous nous proposons d’aborder et d’approfondir avec des chercheurs de pointe qui sont aussi de fins observateurs de la sphère numérique et des transformations technologiques et sociétales dont elle est porteuse depuis plus d’un quart de siècle.

Mots-clés : algorithme, intelligence artificielle, méga données, fake news, post-vérité, révoltes sociales, GAFA, cryptographie, algorithme, sécurité, surveillance, contrôle, démocratie, révolutions sociales, droits humains, droits numériques, (trans)humanisme, société du savoir.

Aux origines de l’IA, les questions ouvertes : qui parle/joue ? et à/de qui ? *

 

On peut trouver au cœur du texte fondateur de l’intelligence artificielle présents les principaux traits ambivalents de la sphère numérique : confusion et profusion discursive, ambiguïté et jeu autour de l’intelligence et du genre

La mesure des progrès de l’intelligence artificielle (IA) est généralement examinée à travers le « test de Turing». Le logicien britannique Alan Turing a écrit en 1950 un article paru dans une revue de psychologie et de philosophie qui est considéré comme le fondement théorique de l’IA. Dans cet article, il pose tout d’abord la question de savoir si les machines peuvent penser, et comment alors définir la « machine » et la « pensée ». Puis il établit au travers du « jeu de l’imitation » un dispositif composé de trois acteurs : un homme A, une femme B et un interrogateur C. L’interrogateur C, qui n’est pas dans la même pièce que les deux autres, leur pose des questions au travers d’un échange dactylographié. Le jeu de l’imitation commence quand Turing pose la question de savoir ce qui se passerait si une machine prenait le rôle de l’homme A dans la poursuite des questions-réponses avec l’interrogateur C.

Cet article a fait l’objet de très nombreuses exégèses, son ambiguïté ne concerne pas seulement la confusion entre homme et machine, mais la confusion des sexes. La question du sexe des joueurs du jeu de l’imitation intervient à plusieurs reprises puisque Turing imagine la possibilité « de faire jouer à O [l’ordinateur] le rôle de A [l’homme] dans le jeu de l’imitation, le rôle de B [la femme] étant tenu par un homme ». Dans ce même article, un paragraphe intitulé « L’objection théologique », il va même jusqu’à demander « Comment les chrétiens considèrent-ils l’opinion musulmane : « Les femmes n’ont pas d’âme ? » »

Pour Alan Turing (homosexuel dans une Angleterre puritaine et conservatrice), le jeu de l’imitation met en scène l’ambivalence de l’intelligence et de la sexualité comme il l’exprimera au travers d’un paradoxe logique peu avant de mourir tragiquement :

« Turing pense que les machines pensent. Turing ment aux hommes (lies with men). Donc les machines ne pensent pas. »

Il faut savoir qu’Alan Turing fut arrêté en 1952 pour « délits sexuels avec un jeune homme » et condamné à une castration chimique. Il a fini par se suicider par empoisonnement au cyanure.

Cf. Alan TURING, « Computing Machinery and Intelligence », Mind, vol. LXI, n. 236, 1950, (URL:

http://mind.oxfordjournals.org/content/LIX/236/433). Ce texte est paru en français, « Les ordinateurs et l’intelligence », traduit par Patrice Blanchard, paru dans La Machine de Turing, Paris, Seuil, 1999, pp. 134-175.

* Note extraite de Reda Benkirane, Islam, à la reconquête du sens, Paris, Le Pommier, 2017, p. 224.

Le numérique n’est pas neutre, Quid de l’éthique dans la sphère numérique

Amal EL FALLAH SEGHROUCHNI

Leviers de Motivation et de Gouvernance, des Pouvoirs Numériques en Entreprise: Enjeux, Progrès et Risques

Amine BENJELLOUN

Je prend très au sérieux cette conférence et travaille à un contenu innovant, pertinent, intelligible au plus grand nombre et proposant un ensemble de pistes de solutions correctives/alternatives, à l’approche systémique du développement portée aujourd’hui, par les politiques publiques et les stratégies des grands groupes tenant le leadership de l’économie mondialisée.

Le numérique peut promouvoir autant le confort que la toxicité, la justice que l’exclusion, la praticité que la complexification.

En un mot : l’exercice de la citoyenneté ne saurait devenir une compétence. elle doit demeurer pour chacune et chacun d’entre nous, un droit et une responsabilité.

Il y a une dimension trop peu considérée à ce jour, celle de la gouvernance de l’avènement et de l’appropriation numérique. Ce n’est pas seulement une question de compatibilité au quotidien, mais un enjeu majeur pour l’humanité, puisque le numérique est parvenu à un taux de pénétration de notre milieu, pour nous poser désormais question, par son indéniable dimension CIVILISATIONNELLE.

Ainsi, de même qu’il existe des institutions de gouvernance du droit (Conseil Constitutionnel), de l’information (Conseil de l’Audiovisuel), des transformations sociétales à travers le progrès et le vivant (Conseil économique, social et environnemental) ou encore de l’éthique (Conseil de l’éthique scientifique), il nous faut aujourd’hui songer très sérieusement à installer une institution de gouvernance de l’avènement et de l’appropriation numérique et laquelle, dirait le droit, l’opportunité et la sécurité collective à l’aune de l’intégration d’une nouvelle technologie dans notre vivre ensemble.

Voici, les premières considérations suscitant l’intérêt, les échanges et les enjeux de ce que nous sommes entrain de valider par une adoption silencieuse dans nos modes de vies, sans toujours mesurer l’impact pas seulement communicationnel, de ce qui est entrain de profondément les transformer.

Je témoignerai également de situations concrètes vécues, de transformations d’organisations et de territoires, de l’Académie d’Excellence de l’avionneur Airbus aux États Généraux de l’Alimentation ou encore l’intégration de modèles innovants dans l’économie rurale africaine, que j’ai eu l’honneur de diriger et les impacts multiples et notamment psycho-sociologiques de ces progrès, pas toujours simples à maîtriser.

 

 

Comment les mathématiques et l’informatique peuvent améliorer la démocratie

Rida LARAKI

La démocratie est en crise. Les citoyens Européens, Américains, Anglais, Suisses ou encore Marocains éprouvent une méfiance croissante à l’égard des mécanismes utilisés pour élire leurs représentants et organiser des référendums. Ces mécanismes sont injustes et manipulables. De plus, ils peuvent produire des résultats électoraux polarisants – par opposition à consensuels. Par exemple, les référendums binaires qui offrent deux options de réponses : oui-non peuvent conduire à une ambiguïté d’interprétation et donc à une division au lieu de donner des instructions claires à l’exécutif (e.g. le Brexit).

Une démocratie qui fonctionne commence par une élection qui fonctionne. Pour engager les électeurs dans le processus politique et obtenir un mandat plus clair, le vote doit être exprimé d’une manière optimale. Pour renforcer la confiance des électeurs dans le système, le vote doit être juste et résistant aux manipulations.

Motivée par ces principes démocratiques, la présentation vise à démontrer que :

A) Les mathématiques aident à concevoir de nouveaux mécanismes de vote qui sont justes, robustes et possibles. Nous développerons deux exemples: le jugement majoritaire (où les électeurs peuvent mieux exprimer leurs opinions complexes en évaluant chaque option dans une langue commune de notes, telles que «Excellent», «Très bien», «Bien, «Acceptable», «Insuffisant», «Rejeter».) et le système bi-proportionnel (qui nécessite un algorithme complexe pour calculer ses résultats mais qui est néanmoins devenu la loi dans plusieurs Cantons en Suisse).

B) Le numérique est important à différents niveaux pour garantir le bon fonctionnement de la démocratie et notamment la mise en place :

1)  d’une plateforme de votes qui permet aux électeurs de voter facilement et d’obtenir rapidement les résultats;

2) d’un algorithme efficace pour calculer et représenter les résultats;

3) d’une double sécurité : anonymat du vote et intégrité des résultats (cryptographie, blockchain).

4) d’une transparence, notamment des codes sources et d’un contrôle citoyen et juridique à tous les niveaux.

D’autres conditions sont évidement nécessaires pour garantir le bon fonctionnement d’une démocratie : l’éducation depuis le jeune âge (école, université), les institutions juridiques, un contrôle populaire, des médias indépendants, transparence du financement politique, etc.

La Sphère Numérique, Promesses et Menaces. Le Meilleur et le Pire des Mondes Possibles.

Présentation PPT de Professeur Rida LARAKI

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