Search Results - Mouaquit

Mohamed Mouaquit

30

Mohamed Mouaquit est  docteur d’Etat en Sciences Politiques de l’Université Paris II. France. Il est actuellement professeur  de sciences politiques à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales. Université Hassan II AïnChok de Casablanca.

           

Thèmes de recherche

L’Histoire de la pensée politique, la sociologie politique, le Droit public musulman, la philosophie politique et les Droits de l’Homme.

Participation à un programme de recherche en cours

« Andromaque » : Anthropologie du droit dans les mondes musulmans africains et asiatiques. Programme internationalde recherche sous la direction de Baudoin Dupret.

Publications et contributions à ouvrages collectifs:

                                      Ouvrages :

Marginalité de la charia et centralité de la Commanderie des croyants : le cas paradoxal du Maroc. In : La charia aujourd’hui. Usages de la référence au droit islamique ; Baudouin Dupret (dir.). Editeur : La Découverte ; 2012.

Rationalisation et crédulité. Sur l’obscurantisme dans le monde musulman. In : L’Obscurantisme, Formes anciennes et nouvelles d’une notion controversée. Erwan Sommerer et Jean Zaganiaris (coord.) Editions L’Harmattan.2010.

M. MOUAQIT. L’idéal égalitaire féminin à l’œuvre au Maroc. Féminisme, Islam(isme), sécularisme. Editions l’Harmattan. 2009

Droit public musulman. Aspects classiques et contemporains. Editions Afrique-Orient. 2011.

Constitutionnalisme versus « fiq’hisme ». Evolution et limites de l’Etat de droit au Maroc. In : Democracy Building and Democracy Erosion: Political Change North and South of the Mediterranean (Hardcover). by Eberhard Kienle(Editor).  2009.

L’évolution du statut juridique des femmes au Maroc. De la Moudawana au Nouveau code de la famille. In : Geschlechterordnungen in Nordafrika-Umbrüche und perspectiven in literatur, film und gesellschaft. S. Gehrmann/M. Gilzmer (sous la direction de). 2008.

Mohamed MOUAQIT. Cambiamento politico, società civile e globalizzazione: il caso del Marocco. In Società globale E africa musulmana. Sous la direction de Anna Balidinetti. Rubbetino Editori. 2004.

Mohamed MOUAQIT. Du despotisme à la démocratie. Héritage et rupture dans la pensée politique arabo-musulmane. Editions le Fennec. 2003.

Sous la direction de Salma Al-khadra Al-Jayyoushi. Les droits de l’Homme dans la pensée arabe. Etudes sur les textes. Markaz Dirassat Al Wahda Al Arabia. 2002. En arabe. (Ma contribution porte le titre : Les droits de l’Homme dans la pensée maghrébine).

Ouvrage collectif. La révolution tranquille. De la Moudawwana au code de la famille. Editions Manchourate Azzamane. 2003. En arabe. (Le titre de ma contribution est : Le droit de la famille. L’inscription de l’Etat dans la stratégie de modernisation).

Féminin/Masculin. La marche vers l’égalité au Maroc. 1993-2003. H. Alami M’chchi. M. Benradi. A. Chaker. M. Mouaqit. M.S. Saadi. A. Yaakoubd. FESMAROC. 2004.

Ouvrage collectif. Les femmes entre violences et stratégies de liberté. Maghreb Europe du Sud. Sous la direction de Christiane Veauvy Marguerite Rollinde et  Mireille Azzoug. Editions Bouchene. 2004. Titre de ma contribution : « “ Dés-assujettissement ” des femmes et modernisation de l’État au Maroc et dans le monde arabo-musulman ».

Ouvrage collectif. La société civile au Maroc. L’émergence de nouveaux acteurs de développement. Sous la direction de Maria-Angels ROQUE. Myriam CATUSSE ; Mohamed MOUAQIT ; Omar OUAKRIM ; Mohamed SGHIR JANJAR ; Mohamed TOZY. Publisud. IEMed. Sochepress. 2004.

Penseurs maghrébins contemporains (en collaboration). EDDIF. Casablanca. 1ère édition : 1993. 2ème édition : 1996.

Mohamed MOUAQIT. Liberté et libertés publiques. EDDIF. 1996.

Ouvrage collectif. L’Etat de droit dans le monde arabe. Ouvrage collectif sous la direction de A. MAHIOU. CNRS Editions. 1997. (Ma contribution porte le titre « Le mouvement des droits de l’homme au Maroc. Du Makhzen à l’Etat de droit »).

Les droits de l’Homme sont-ils universels ? In : La communauté internationale et les droits de la personne humaine. Fondation du Roi Abduk-Aziz Al-Saoud pour les études islamiques et les sciences humaines. 2001.

L’ijtihâd peut-il libérer la femme musulmane ? Question féminine et rôle de l’Ijtihâd en Islam. Ed. Obvision. 2000.

M. MOUAQIT. La réforme du droit de la famille. Cinquante années de débats. Anthologie de textes.  Prologues. Revue maghrébine du livre. Hors série n° 2. 2002.

Sous la direction de M. MOUAQIT. La réforme du droit de la famille. Cinquante années de débats. Actes de la rencontre organisée le 27 octobre 2001. Prologues. Revue maghrébine du livre. Hors série n° 3. 2002.

Sous la direction de M. MOUAQIT. Les possibilités d’une herméneutique favorable à une réforme substantielle du droit de la famille. Actes de la rencontre organisée le 18 mai 2002. Prologues. Revue maghrébine du livre. Hors série n° 4. 2002.

Disposition culturelle/axiologique du juge et interprétation du nouveau code de la famille. In : Le code de la famille. Perceptions et pratique judiciaire. Ouvrage collectif. FES (Friedrich Ebert Stiftung) MAROC. 2007.

Articles et études :

La liberté de l’individu au Maroc. Esquisse d’une histoire pénale. Revue Marocaine de Droit et d’Economie du Développement. N° 29. 1993. pp. 29-55.

La violence d’Etat. De la réparation au changement de paradigme politique.       Bulletin Economique et Social du Maroc. Revue trimestrielle. Avril 2008. Pp. 117-140.

Islam, orientalisme et sciences sociales. L’approche berquienne. Revue Marocaine de Droit et d’Economie du Développement. N° 20. 1989. pp. 195-205.

La dimension idéologique du discours environnementaliste. Revue Marocaine de Droit et d’Economie du Développement. N°26. 1991. pp. 123-131.

Les européens peuvent-ils accueillir l’autre ? A propos du racisme anti-maghrébin. In L’Europe et la Méditerranée. Confluences Méditerranée. N°7 Paris. 1993. pp. 109-117.

L’horizon du post-salafisme dans la pensée de Laroui et d’Al Jabri. In « Intellectuels et pouvoirs au Maghreb. Itinéraires pluriels ». Naqd. Revue D’Etudes et de critique sociale. N°11. 1998.

Le mouvement associatif et la réforme. HESPERIS TAMUDA. Vol. XXXIX. Fascicule 2. 2001. pp. 289-299.

Mondialisation et changement politique dans le monde arabe. Prologues. N° 18. Automne 1999.

La liberté de pensée et de conscience comme porte d’accès à la démocratie. Prologues. N° 22/23. Eté/Automne 2001.

De l’élite, de la passion de la liberté et de la mystification. In Prologues. Revue maghrébine du livre. Prologues. N° 27/28. 2003.

Autres études et publications:

Les réfugiés palestiniens au Liban. Rapport réalisé pour la FIDH en 2003 après mission au Liban.

Les systèmes judiciaires dans le monde arabe. Publié par le REMEDH. 2004.

Droits économique et sociaux et changement politique au Maroc. In Développement démocratique et action associative au Maroc. Eléments d’analyse et axes d’intervention. Etude réalisée pour Espace Associatif (Réseau d’associations marocaines) et Centre « Droits et Démocratie ». 2004.

Consultations et expertise :

–  Pour le PNUD.

–  Pour l’Instance Equité et Réconciliation (IER).

–  Pour le CCDH.

–  Pour le Ministère marocain des droits de l’Homme.

–  Pour des ONG nationales (Espace Associatif ; ADFM…) et internationales (Réseau Euroméditerrannéen des Droits de l’Homme [REMEDH] ; Fédération Internationale des Droits de l’Homme [FIDH]; Centre International des droits de la personne et du développement démocratique « Droits et Démocratie » [organisme canadien]..).

Quelques études et publications dans le cadre de ces consultations :

Contribution à l’étude évaluative de l’application des mesures prévues dans le Plan National pour l’Intégration de la Femme au Développement (PANIFD). Etude commanditée par le Ministère Chargé de la Condition de la Femme, la Protection de la Famille et de l’Enfance et l’Intégration des Handicapés. Non publié. 2004.

La liberté d’association dans le monde arabe. Etude de la législation. Etude diffusée dans le site internet de l’association Maroc 2020. 2000.

Les réfugiés palestiniens au Liban. Rapport réalisé pour la FIDH en 2003 après mission au Liban. Voir site de la FIDH.

Les systèmes judiciaires dans le monde arabe. Publié par le REMEDH. 2004.

Modes de scrutin et représentativité politique des femmes. Etude réalisée pour l’ADFM (Association Démocratique des Femmes du Maroc). 2002.

L’idéologie des partis politiques marocains et la question de la femme. Etude réalisée pour l’ADFM (Association Démocratique des Femmes du Maroc). 2006.

Droits économique et sociaux et changement politique au Maroc. In Développement démocratique et action associative au Maroc. Eléments d’analyse et axes d’intervention. Etude réalisée pour Espace Associatif (Réseau d’associations marocaines) et Centre « Droits et Démocratie ». 2004.

Démocratie et Développement au Maroc : Potentialités et Limites

Mesdames, Messieurs, Chers Membres

En référence aux idées de Mohamed Hassan Ouazzani, à l’occasion de la 42ème commémoration de son décès (1910-1978) et à l’occasion de la Journée Internationale de la Démocratie, le Centre a organisé une visioconférence intitulée :

Démocratie et Développement au Maroc : Potentialités et Limites

Samedi 02 Octobre 2021 à 14h00 

Avec la participation de :  

 Monsieur Mostafa Bouaziz, Historien, Professeur de l’Enseignement Supérieur et Président de la séance.

 Monsieur Mohamed Mouaquit, Professeur de Sciences Politiques à l’Université Hassan II de Casablanca.

Madame Latifa El Bouhsini, Universitaire spécialiste de l’Histoire des Femmes.

 Monsieur Reda Benkirane, Sociologue et Spécialiste en Affaires Internationales.

Monsieur Maarouf Dafali, Historien et Professeur de l’Enseignement Supérieur 

Nous vous remercions d’avoir suivi la séance qui a été  diffusée en direct sur notre chaîne YouTube :

 www.youtube.com/user/FondationMHO

Avec nos meilleures salutations.

Mostafa Bouaziz

Historien, titulaire d’un Doctorat d’Etat à l’Université Paris I Panthéon –Sorbonne et d’un diplôme de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) de Paris. Il est actuellement Professeur de l’Enseignement Supérieur à l’université Hassan II de Casablanca. Il est également Conseiller scientifique de la revue Zamane et membre fondateur de l’Association Marocaine de la recherche historique.

Mostafa Bouaziz a contribué à la rédaction de plusieurs articles dans la presse marocaine et est aussi l’auteur de plusieurs livres et ouvrages dont : Aux origines de la Koutla démocratique (éditions de la Faculté des lettres Aïn Chok, 1997).

Mohamed Mouaquit

Mohamed Mouaquit est  docteur d’Etat en Sciences Politiques de l’Université Paris II. France. Il est actuellement professeur  de sciences politiques à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales. Université Hassan II AïnChok de Casablanca…Lire la suite.

 

Latifa El Bouhsini

Latifa El Bouhsini est professeure à la faculté des sciences de l’éducation à Rabat, formatrice spécialiste de l’approche genre et droits des femmes. Elle est membre du bureau national de l’École citoyenne des études politiques au Maroc depuis 2012.

Latifa El Bouhsini est docteure en histoire des civilisations, chercheuse dans le domaine de l’histoire des femmes et du mouvement féministe au Maroc. Activiste féministe de gauche, elle est également fondatrice de l’Union d’action féministe en  et membre du bureau national de l’organisation marocaine des droits de l’homme.

Publications en français 

  • Les métiers féminins dans le Maroc médiéval, Ouvrage collectif, Université Ibn Tofaïl, 2005.
  • Le féminisme au Maroc : histoire d’une évolution difficile, 2008.
  • Mouvement des droits humains des femmes : approche historique et archivistique, Ouvrage, 2014.
  • Maroc : acquis et limites du mouvement des femmes dans un ouvrage collectif intitulé, « Etat des résistances dans le Sud Mouvements de femmes », éd, Syllepse, décembre 2015.
  • Une lutte pour l’égalité racontée par les féministes marocaines, la revue « Rives », Université d’Aix-en Provence, mars 2016.
  • L’évolution historique de la participation politique des femmes au Maroc : lecture critique selon l’approche genre, ouvrage collectif, Université Cadi Ayad, Marrakech, 2016.
  • “Les rescapées de l’oubli dans les écrits et dans l’historiographie du
    Maroc entre le XIème et le XIVème siècle, Hesperis-Tamuda, Vol-56, 2021.

Reda Benkirane

Reda Benkirane est titulaire d’un master en études du développement et d’un DEA en sociologie urbaine et anthropologie culturelle de l’institut des hautes études internationales et du développement de Genève, d’un doctorat en philosophie de l’université de Lyon, est sociologue et expert auprès des Nations Unies et d’agences internationales.

Site personnel : www.archipress.org/reda

Livres 

Dernier ouvrage paru : Islam, à la reconquête du sens, Casablanca, La Croisée des Chemins, 2021.

Démographie et géopolitique. Étude critique des travaux d’Emmanuel Todd, Paris, Hermann, 2015.

La Complexité, vertiges et promesses. Dix-huit histoires de sciences, Paris, Le Pommier, 2002, 2006 et 2013.

Le Désarroi identitaire. Jeunesse, arabité et islamité contemporaines, préface de Salah Stétié, Paris, Cerf, 2004 ; Casablanca, La Croisée des Chemins, 2012.

 

Mohamed Maarouf Dafali

Mohamed Maarouf Dafali est Vice-Président du Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain.

Docteur d’état en Histoire moderne, il enseigne actuellement à la Faculté de Lettres de Ain Chock.

 

Droits des femmes et combat démocratique au Maroc

Latifa El Bouhsini

La question des droits des femmes a constitué un des leviers du combat pour la construction d’un Etat indépendant et démocratique. L’évolution progressive de la situation des femmes notamment dans des domaines tels que l’éducation et l’emploi salarié a contribué à l’émergence d’une élite militante féministe qui a réussi à positionner cette question au cœur de l’agenda relatif au développement. Par ailleurs, l’expérience marocaine des luttes pour la reconnaissance de l’égalité femmes hommes a démontré que cette dernière est tributaire du combat pour la démocratie et les progrès en matière de développement. Les énormes défis que pose la problématique des droits des femmes au Maroc nécessite son inscription dans une vision plus large et appelle une prise de conscience qui capitalise sur les leçons des différentes expériences précédentes.

Brève histoire du développement.Évolution, critique et dépassement

Reda Benkirane

La notion de développement est intimement liée à la modernisation et à l’édification d’États-nations,eux-mêmes en compétition pour la croissance économique et l’octroi de puissance géopolitique qu’elle confère. Depuis deux siècles, le développement a eu différentes significations, au fur et à mesure qu’ils’est déployé et généralisé, et que ses conséquences immédiates sur les sociétés et l’environnement se sont manifestées. Une brève histoire du développement permet d’appréhender l’évolution de cette notion de frappe occidentale, sa critique par diverses institutions et théories spécialisées et son dépassement à l’heure de l’« alerte rouge pour l’humanité » signalée par les rapports successifs sur le réchauffement climatique d’origine humaine et les conséquences catastrophiques qui se font déjà voir un peu partout : augmentation de la température moyenne,démultiplication des cataclysmes naturels, raréfaction des ressources naturelles, étalement du continent plastique au sein des océans,  élévation du niveau de la mer, disparition de territoires insulaires, inégalités fractales et migrations de populations. A l’échelle mondiale, le défi n’est plus tant d’opter pour d’autres modèles de développement, mais de trouver une alternative viable au développement, à la croissance et aux excroissances engendrées par le primat économique – libre-échange et laisser-faire –, la marchandisation et la consommation infinie.

 

 التنمية السياسية أساس التنمية الشاملة : اطلالة على الرؤية التنموية لدى محمد بن الحسن الوزاني

  محمد معروف الدفالي

يهتم الموضوع باختلاف الاقطاب الرئيسيه للحركة الوطنية في العقدين الأولين لعهد الاستقلال حول الوسائل  والعمليات التنموية القادرة على مواجهة التحديات الجديدة للمغرب المستقل وتحضيره للمستقبل . وبمحاورة اقتراح محمد بن الحسن الوزاني انطلاقا من قناعاته الليبرالية ، استراتيجية الاعتماد على بناء المؤسسات الديمقراطية ، إيمانا منه باولوية التنمية السياسية ، وبقدرتهاعلى فتح المجال لغيرها ، من تنمية اقتصادية واجتماعية ، وكذا دورها في الانفتاح على مداخل الحداثة .والمعاصرة

Démocratie et Développement au Maroc : Potentialités et Limites

Mohamed MOUAQIT

Mohamed MOUAQIT est  docteur d’Etat en Sciences Politiques de l’Université Paris II. France. Il est actuellement professeur  de sciences politiques à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales. Université Hassan II AïnChok de Casablanca.

Thèmes de recherche

L’Histoire de la pensée politique, la sociologie politique, le Droit public musulman, la philosophie politique et les Droits de l’Homme.

Participation à un programme de recherche en cours

« Andromaque » : Anthropologie du droit dans les mondes musulmans africains et asiatiques. Programme internationalde recherche sous la direction de Baudoin Dupret.

Publications et contributions à ouvrages collectifs:

 Ouvrages :

Marginalité de la charia et centralité de la Commanderie des croyants : le cas paradoxal du Maroc. In : La charia aujourd’hui. Usages de la référence au droit islamique ; Baudouin Dupret (dir.). Editeur : La Découverte ; 2012.

Rationalisation et crédulité. Sur l’obscurantisme dans le monde musulman. In : L’Obscurantisme, Formes anciennes et nouvelles d’une notion controversée. Erwan Sommerer et Jean Zaganiaris (coord.) Editions L’Harmattan.2010.

M. MOUAQIT. L’idéal égalitaire féminin à l’œuvre au Maroc. Féminisme, Islam(isme), sécularisme. Editions l’Harmattan. 2009

Droit public musulman. Aspects classiques et contemporains. Editions Afrique-Orient. 2011.

Constitutionnalisme versus « fiq’hisme ». Evolution et limites de l’Etat de droit au Maroc. In : Democracy Building and Democracy Erosion: Political Change North and South of the Mediterranean (Hardcover). by Eberhard Kienle(Editor).  2009.

L’évolution du statut juridique des femmes au Maroc. De la Moudawana au Nouveau code de la famille. In : Geschlechterordnungen in Nordafrika-Umbrüche und perspectiven in literatur, film und gesellschaft. S. Gehrmann/M. Gilzmer (sous la direction de). 2008.

Mohamed MOUAQIT. Cambiamento politico, società civile e globalizzazione: il caso del Marocco. In Società globale E africa musulmana. Sous la direction de Anna Balidinetti. Rubbetino Editori. 2004.

Mohamed MOUAQIT. Du despotisme à la démocratie. Héritage et rupture dans la pensée politique arabo-musulmane. Editions le Fennec. 2003.

Sous la direction de Salma Al-khadra Al-Jayyoushi. Les droits de l’Homme dans la pensée arabe. Etudes sur les textes. Markaz Dirassat Al Wahda Al Arabia. 2002. En arabe. (Ma contribution porte le titre : Les droits de l’Homme dans la pensée maghrébine).

Ouvrage collectif. La révolution tranquille. De la Moudawwana au code de la famille. Editions Manchourate Azzamane. 2003. En arabe. (Le titre de ma contribution est : Le droit de la famille. L’inscription de l’Etat dans la stratégie de modernisation).

Féminin/Masculin. La marche vers l’égalité au Maroc. 1993-2003. H. Alami M’chchi. M. Benradi. A. Chaker. M. Mouaqit. M.S. Saadi. A. Yaakoubd. FESMAROC. 2004.

Ouvrage collectif. Les femmes entre violences et stratégies de liberté. Maghreb Europe du Sud. Sous la direction de Christiane Veauvy Marguerite Rollinde et  Mireille Azzoug. Editions Bouchene. 2004. Titre de ma contribution : « “ Dés-assujettissement ” des femmes et modernisation de l’État au Maroc et dans le monde arabo-musulman ».

Ouvrage collectif. La société civile au Maroc. L’émergence de nouveaux acteurs de développement. Sous la direction de Maria-Angels ROQUE. Myriam CATUSSE ; Mohamed MOUAQIT ; Omar OUAKRIM ; Mohamed SGHIR JANJAR ; Mohamed TOZY. Publisud. IEMed. Sochepress. 2004.

Penseurs maghrébins contemporains (en collaboration). EDDIF. Casablanca. 1ère édition : 1993. 2ème édition : 1996.

Mohamed MOUAQIT. Liberté et libertés publiques. EDDIF. 1996.

Ouvrage collectif. L’Etat de droit dans le monde arabe. Ouvrage collectif sous la direction de A. MAHIOU. CNRS Editions. 1997. (Ma contribution porte le titre « Le mouvement des droits de l’homme au Maroc. Du Makhzen à l’Etat de droit »).

Les droits de l’Homme sont-ils universels ? In : La communauté internationale et les droits de la personne humaine. Fondation du Roi Abduk-Aziz Al-Saoud pour les études islamiques et les sciences humaines. 2001.

L’ijtihâd peut-il libérer la femme musulmane ? Question féminine et rôle de l’Ijtihâd en Islam. Ed. Obvision. 2000.

M. MOUAQIT. La réforme du droit de la famille. Cinquante années de débats. Anthologie de textes.  Prologues. Revue maghrébine du livre. Hors série n° 2. 2002.

Sous la direction de M. MOUAQIT. La réforme du droit de la famille. Cinquante années de débats. Actes de la rencontre organisée le 27 octobre 2001. Prologues. Revue maghrébine du livre. Hors série n° 3. 2002.

Sous la direction de M. MOUAQIT. Les possibilités d’une herméneutique favorable à une réforme substantielle du droit de la famille. Actes de la rencontre organisée le 18 mai 2002. Prologues. Revue maghrébine du livre. Hors série n° 4. 2002.

Disposition culturelle/axiologique du juge et interprétation du nouveau code de la famille. In : Le code de la famille. Perceptions et pratique judiciaire. Ouvrage collectif. FES (Friedrich Ebert Stiftung) MAROC. 2007.

Articles et études :

La liberté de l’individu au Maroc. Esquisse d’une histoire pénale. Revue Marocaine de Droit et d’Economie du Développement. N° 29. 1993. pp. 29-55. A consulter Ici. 

La Journée Internationale des Droits de la Femme

*Cliquez sur les liens en couleur pour plus de détails

 

“La question des droits humains – des femmes notamment – et de leur développement au Maroc est un des objectifs essentiels de notre Centre.

Cette question est en effet au cœur de toute société démocratique : aucun Etat ne peut se réclamer de la démocratie s’il ne respecte pas les principes de la Déclaration universelle des Droits de l’homme et de tous les engagements conventionnels et législatifs qui sont venus compléter la déclaration de 1948.

Dans tous les pays, le respect des principes des droits de l’homme et leur mise en œuvre par les gouvernements est un combat incessant de contrôle, de vérification et de légitimation des mesures prises. En ce qui concerne la situation de la femme dans la société musulmane, notre Centre l’a abordée dans ses conférences et colloques.

Dans la séance du 25 mai 2015, le professeur Abdallah Chérif Ouazzani  a commenté l’ouvrage de Mohamed Hassan Ouazzani “Islam, Société et Civilisation”, en particulier le chapitre qui traite de la situation de la femme en Islam avec une perspective d’avenir d’une société démocratique.

Lors de la Journée commémorative du 15 septembre 2015, le professeur Mohamed Mouaquit a traité de « La question de la femme à la lumière des écrits de Mohamed Hassan Ouazzani ».

Lors de la conférence du 24 mars 2016, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le professeur Abdelhakim Chafai et le professeur Hassan Ouazzani-Chahdi ont traité le sujet ” Les droits de la femme au Maroc – حقوق النساء بالمغرب بين طموحات الكونية و إكراهات الخصوصية “.

Le 19 octobre 2017, ” Les Soulaliyates en mouvement: lutte pour l’égalité et le droit à la terre ” par professeure Fadma Ait Mous et professeur Mohammed Mouaquit.

Le 7 mars 2018, ” L’approche “genre” au Maroc: acquis et perspectives “, par professeure Rachida Naciri et professeur Monssef Sedki Alaoui.

Dans plusieurs interventions, notamment dans le documentaire “رواد” de la chaîne Al OULA et dans “Etat et société au Maroc – les défis du monde moderne” (p.221-231),  la professeure Jawhara Filali-Baba, a exposé divers aspects du rôle de la femme dans la société marocaine, selon la pensée de Mohamed Hassan Ouazzani.

Dans son combat pour la libération du Maroc et pour la modernisation de la société, mon père Mohamed Hassan Ouazzani a accordé une priorité à l’organisation et à l’éducation civique et professionnelle de la femme. Il était d’ailleurs conscient du rôle qu’ont joué les femmes – mères, épouses, filles de résistants – dans la libération de notre pays.

C’est avec une grande émotion que je dois évoquer la mère de mon père Mohamed Hassan Ouazzani – Lalla Halima – qui n’a cessé de soutenir son fils, déjà dans ses études, puis tout au long de son action militante. C’est elle qui a fondé à Fès la première section des « Sœurs de la Pureté » Akhawat Assafa, tandis que ma tante – Lalla Zina disparue en 2015 – en était la trésorière. C’est aussi une femme courageuse de Fès, Madame Amraoui, qui a formulé publiquement les premières revendications de la femme marocaine en 1943, donc plusieurs années avant la création par un groupe de femmes du PDI de l’Association des femmes marocaines à Casablanca, en 1948.

Je tiens aussi à rendre hommage à ma mère –Lalla Oum Keltoum – pour le soutien indéfectible accordé à mon père, durant son long exil, loin de Fès, puis à l’étranger, assumant avec dignité et abnégation la charge de sa famille, l’éducation de ses enfants : pour elle aussi sans doute, l’amour pour son mari se confondait avec l’amour de son pays. Une femme exemplaire !

Une des grandes figures du militantisme féminin et syndicaliste engagée, – disparue en 2016 – une inconditionnelle de la lutte pour l’évolution de la femme dans la société, est la légendaire Lalla Zahra Skallia (La Ahma): elle a été une des premières figures emblématiques de la « Jeunesse démocratique » (Maghreb El Ghad) et dans Akhawat Assafa ensuite : je tiens à lui rendre un grand hommage !

Lors du premier congrès féminin organisé à Fès les 12 et 13 décembre 1947, Lalla Habiba Guessous, présidente du congrès, Lalla Amina Haram, secrétaire générale du congrès et Lalla Zineb Alaouia, représentante de la région de Salé ont défini tous les points de revendications (p.10-13) et tous les droits réclamés par toutes les femmes marocaines de l’association de Akhawat Assafa dans plusieurs villes du Maroc.

Lalla Habiba Guessous, présidente de l’association Akhawat Assafa, a prononcé le 11 mars 1951 un discours (p.43-49) qui présente un rapport détaillé et rappelle les objectifs réalisés par le mouvement féminin dans “Al-Maghreb Al-Aqsa”.

Des témoignages de la lutte des femmes pour l’égalité, pour le respect de leurs droits fondamentaux, nous en trouvons un grand nombre en consultant le journal du PDI « Démocratie », publié en 1957-1958 ! Ces témoignages de lutte, de revendications franches sont accessibles sur ce site dans leur intégralité. Mais il faudrait pouvoir recueillir les témoignages non écrits, les souvenirs de celles qui ont pris part à ce combat.

A l’aube de l’indépendance, cette lutte des femmes s’est nourrie de l’énorme espoir de la marche vers un Maroc nouveau, prospère et juste pour toute la nation. Hélas, la désillusion a été cruelle !

En relisant certains de ces appels, les prises de position qui ont suivi l’accession à l’indépendance en 1956, on peut constater que la société marocaine a été bloquée pendant longtemps, la marche vers la libération de la femme et de la reconnaissance de ses droits a été très lente ; elle est loin des promesses escomptées au moment de l’indépendance, il y a soixante-cinq ans !

Pourtant, il faut reconnaître que des étapes importantes ont été franchies dans le sens d’une amélioration significative des conditions de la femme marocaine sur le plan privé et public dans la Nouvelle Moudawana et la Constitution de 2011. Je tiens à rendre un vibrant hommage aux initiatives novatrices et courageuses de Sa Majesté le Roi Mohamed VI qui accorde une place de plus en plus importante à la femme dans la société marocaine et à l’extension de ses droits.”

Dr. Houria Ouazzani

Présidente du Centre Mohamed Hassan Ouazzani

Historique de la Journée Internationale des Droits de la Femme

La journée internationale des droits des femmes ou journée des droits des femmes ou encore journée des femmes est célébrée dans de nombreux pays à travers le monde le 8 mars. Les droits de la femme font partie intégrante des droits de l’homme, mais de nombreuses femmes voient leurs droits remis en question, limités ou réduits. Les femmes voient aujourd’hui un peu plus rongés leurs droits au regard de la loi, qui n’ont jamais été égaux à ceux des hommes sur aucun des continents. Cette journée internationale de lutte des femmes encourage la mobilisation et le militantisme pour promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Le saviez-vous ? La « Journée de la Femme » n’existe pas ! Dites plutôt « Journée des femmes ».

3 questions sur la journée internationale des droits de la femme

Certaines journées ont des symboliques plus fortes que d’autres puisqu’elles sont dédiées à des thèmes bien particuliers : environnement, santé, patrimoine…Mais d’où vient le thème de la journée internationale des droits des femmes ? Voici 3 réponses pour en savoir plus sur cette journée.

Quelle est l’origine de cette fameuse date ?

La Journée nationale des femmes est attribuée aux socialistes américaines qui célèbrent une journée dédiée à l’égalité des droits civiques en 1909. Par la suite, une journaliste allemande encouragera toutes les femmes socialistes de tous les pays à organiser chaque année une Journée internationale des femmes au cours de la seconde conférence internationale des femmes socialistes en 1910. Les Nations Unies officialisent ensuite la journée du 8 mars dès 1977.

Quel rapport avec la révolution russe ?

La Journée des femmes est oubliée lors de la Première Guerre mondiale mais les femmes russes la remettent au goût du jour le 8 mars 1917 lors d’une grande manifestation ouvrière à Saint-Pétesbourg où elles réclament le retour des hommes du front ainsi que du pain. C’est un des premiers actes qui vont conduire à la révolution russe ainsi qu’à l’abdication du Tsar. Cette journée du 8 mars est alors inscrite comme une célébration de la femme et du communisme dans le calendrier de nombreux pays de l’Est.

Qu’en est-il de la France ?

Si les Nations Unis reconnaissent cette journée depuis 1977, la France l’inscrit dans son calendrier seulement en 1982 sous l’impulsion d’Yvette Roudy qui est alors la ministre déléguée aux droits des femmes. Le 8 mars de la même année donne alors lieu à de nombreuses manifestations et est marqué par un discours de François Mitterrand, le président de l’époque, ainsi qu’une réception donnée à l’Elysée où il reçoit 450 femmes de milieux socioprofessionnels différents et d’associations féministes. Cette journée conduit à de nombreuses mesures en faveur des droits des femmes.

Et qu’en est-il du Maroc ?

 

Maroc : comprendre la faible participation des femmes à la vie active

L’insertion des femmes sur le marché du travail est une difficulté chronique au Maroc. Pourtant, les avantages d’une participation accrue des femmes à la population active sont évidents, tant sur le plan macroéconomique, où elle permettrait d’améliorer la capacité de production du pays et de soutenir la croissance, que sur le plan microéconomique, où elle se traduirait par une plus grande reconnaissance sociale des femmes, avec à la clé un investissement des ménages plus important dans l’éducation et la santé.

À ce jour, le peu d’études microéconomiques examinant les raisons pour lesquelles la participation des femmes demeure si faible au Maroc sont pour la plupart dépassées. Dans un document de travail intitulé Trends and Determinants of Female Labor Force Participation in Morocco: An Initial Exploratory Analysis (a), nous nous penchons sur les défis auxquels le Maroc est confronté. Notre travail dresse dans un premier temps le profil de la main-d’œuvre marocaine, les facteurs démographiques jouant un rôle clé dans les taux d’activité. Dans un deuxième temps, nous analysons les caractéristiques qui défavorisent les femmes, au niveau individuel et des ménages. Les données proviennent de 18 enquêtes nationales sur l’emploi réalisées entre 2001 et 2018, trois enquêtes mondiales sur les valeurs menées entre 2001 et 2011, ainsi que de quatre enquêtes de l’Arab Barometer conduites de 2006 à 2017.

Au Maroc, le taux de participation des femmes à la population active reste l’un des plus bas du monde. Il a même régressé en vingt ans, malgré un PIB par habitant plus élevé, un taux de fécondité plus faible   et un meilleur accès à l’éducation. Avec un taux de 21,6 % en 2018, le Maroc occupait en 2018 la 180e place sur un échantillon de 189 pays. En d’autres termes, 78,4 % des Marocaines âgées de 15 à 65 ans n’étaient ni en activité ni à la recherche d’un emploi.

En outre, dans une région — Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) — traditionnellement marquée par un faible niveau d’activité féminine, le Maroc figure parmi les rares pays qui ont connu une baisse prolongée de ces taux, et ce depuis le plus longtemps : la participation des Marocaines au marché du travail a culminé à 26,3 % en 2004. Si cette tendance persistait, le taux d’activité féminine au Maroc pourrait être inférieur à la moyenne régionale (21%). 

La démographie : un élément clé 

L’étude des caractéristiques de la main-d’œuvre marocaine nous indique que, même si le taux d’activité des femmes et des hommes a globalement diminué ces vingt dernières années, un écart de 50 points de pourcentage persiste entre les sexes (figure 1), avec des dynamiques différentes en zones urbaines ou rurales. Chez les hommes, ce fléchissement concerne en majorité les jeunes, en raison de leur plus grande scolarisation ; chez les femmes, cette tendance à la baisse touche tous les âges sans être nécessairement corrélée aux études. Ces aspects démographiques ont une incidence sur le taux d’activité, mais aussi sur l’emploi et le chômage.

Figure 1. Taux d’activité des femmes et des hommes : de fortes disparités persistent 

 

Share population +15 chart

Source : HCP Enquête National sur l’emploi (ENE), 2001-2018

Globalement, ces tendances mettent au jour l’existence de deux marchés du travail distincts : l’un en milieu rural, où l’emploi et l’activité sont plus élevés chez les deux sexes, et l’autre en milieu urbain, où l’inactivité, très majoritaire chez les femmes, reste relativement faible chez les hommes, mais gagne du terrain.

L’importance des rôles assignés à chaque sexe, notamment pour l’activité des femmes

Quels freins entravent l’insertion des femmes sur le marché du travail ? Pour répondre à cette question, nous avons recouru à des modèles probit et à un modèle logit multinomial. D’après nos résultats, certaines caractéristiques chez les individus et dans les ménages font obstacle à l’activité des femmes, la création d’emplois urbains au Maroc n’ayant pas contrebalancé la destruction d’emplois agricoles. Ces caractéristiques s’ajoutent au préalable d’une baisse globale du taux d’activité pour les deux sexes. Voici les principales conclusions de notre étude :

  • Il y a corrélation entre hausse du niveau d’instruction et augmentation du taux d’activité chez les femmes, même si ce lien s’effrite au fil du temps. L’éducation des femmes a un impact très inégal, selon les régions et le niveau d’instruction ;
  • Au sein d’un foyer, plus le chef de famille est instruit, plus il y a de chances qu’une femme ne travaille pas. Cette incidence croît avec le temps, surtout chez les ménages ruraux ;
  • le mariage diminue la probabilité d’une participation au marché du travail. Le célibat réduit la probabilité d’être inactif de 30 % en milieu urbain et de 20 % en zones rurales ;
  • au sein d’un foyer, la probabilité qu’une femme ne travaille pas augmente avec la présence d’autres femmes inactives. Cette incidence croît avec le temps en milieu rural comme en milieu urbain.

Y a-t-il d’autres facteurs susceptibles d’expliquer le déclin de l’activité des femmes au Maroc ? En particulier, les limites qui pèsent sur la demande d’emploi féminin pourraient être liées à une vision traditionnelle à l’égard du travail des femmes qui écarte celles-ci de la vie active.

Dans une enquête réalisée en 2011, 75 % des hommes et 47 % des femmes ont répondu qu’ils étaient d’accord avec l’affirmation suivante : « Quand les emplois sont rares, les hommes devraient avoir plus le droit à un emploi que les femmes ». Par conséquent, en partant de l’hypothèse qu’en matière de travail, les hommes décident pour les femmes, on peut s’attendre à une moindre participation des femmes à la vie active en raison de l’idée profondément ancrée selon laquelle l’homme doit être le soutien de famille et devrait accéder en priorité aux offres d’emploi, tandis que la femme devrait se consacrer aux tâches domestiques.

À l’affirmation « Les femmes peuvent travailler à l’extérieur de leur foyer si elles le souhaitent », 35,6 % des hommes interrogés ont exprimé leur désaccord contre seulement 14,8 % des femmes. Les femmes sont, à l’évidence, nettement plus nombreuses que les hommes à penser qu’elles ont le droit de travailler. 

Au fond, le Maroc doit encore faire le constat des bénéfices induits par la participation des femmes à la vie active en contrepoint de son développement. La persistance des disparités entre les hommes et les femmes peut relever d’une création insuffisante d’emplois en milieu urbain qui compenserait la destruction des emplois en zones rurales. Parallèlement, le taux de chômage des femmes en milieu urbain dépasse celui des zones rurales, ce qui tendrait à indiquer que leur découragement est à l’origine de la progression de l’inactivité féminine. Les caractéristiques démographiques sont également des facteurs importants : nombre d’enfants, situation matrimoniale, niveau d’études du chef de famille, éducation des femmes, etc. Enfin, les rôles assignés à chaque sexe sont susceptibles d’éloigner les femmes du marché du travail et de freiner le redressement des taux d’activité féminine.

Consulter l’article source:  https://blogs.worldbank.org/fr/voices/maroc-comprendre-la-faible-participation-des-femmes-la-vie-active?cid=SHR_BlogSiteEmail_FR_EXT


Vidéos

Pandémie : entre Etats-plateformes et pouvoirs semi-totalitaires. Conversation avec Pierre Lévy, vidéoconférence, 26 juin 2020, 93 minutes

Histoire des mathématiques et leurs interactions avec les autres sciences

La migration illégale en provenance des pays du Sahel et sa répercussion sur les zones de transit (Afrique du Nord)

Société et culture Amazigh face aux défis de la modernité

Mohamed Hassan Ouazzani : genèse et actualité de sa pensée

Les transformations géopolitiques dans la région du Maghreb et leurs implications pour l’unité et l’avenir des pays de la région

La rédaction du Code civil chinois: entre la tradition et la modernisation

Comment entretenir et développer l’estime de soi dans un monde où la comparaison avec les autres est la norme

Extrémisme religieux – Plongée dans les milieux radicaux au Maroc

Les mutations de la question religieuse à notre époque

Le Discours de la Violence en théorie et en pratique

Allal El Fassi : éthique et politique

Le Maroc et les traités internationaux : Tradition et Modernité

Les avatars de l’hétéronomie dans le contexte marocain

النص والاختلاف: هرمينوطيقا الصورة الإلهية عند ابن عربي

Les échéances électorales au Maroc

L’approche “genre” au Maroc: acquis et perspectives

Le livre, noyau d’une véritable démocratisation

Les interactions arts et sciences et la construction de l’avenir du Savoir

Eloge des identités molles

Le royaume du Maroc face au royaume de la mer: de la vocation à l’ambition

Les Soulaliyates en mouvement: lutte pour l'égalité et le droit à la terre

Le processus democratique au maroc depuis 2011 : quel bilan ?

De l’identité à l’identité citoyenne: les droits linguistiques et culturels au Maroc

Pour un développement autonome dans les zones rurales: Leçons d’un tour du monde

La presse marocaine sous Protectorat

Haj Ahmed MAANINOU le combattant

La planification urbaine à Casablanca

Pour une nouvelle lecture de l'Histoire du Maroc

"Le capital immatériel" par Dr. Oum El Banine Lahlou

Les médias : Vecteurs de démocratie au Maroc?

حقوق النساء بالمغرب بين طموحات الكونية و إكراهات الخصوصية

L'apport des documents diplomatiques à la compréhension des relations internationales

الاسلام و المجتمع و المدنيّة

زمن الخوف

تطور الخطاب السياسي للحركة الوطنية في عهد الحماية

Les vicissitudes du pluralisme politique au Maroc" par Pr. Gallissot

État et société au Maroc: les défis du monde moderne

Hommages à Mohamed Hassan Ouazzani

"La Cour Constitutionnelle Internationale" par Pr. Henri Pallard

"La démocratie" par Pr. Antoine Fleury

"La vision stratégique de la réforme du système éducatif marocain" par Pr. Hassan Esmili

"Le mouvement migratoire marocain" par M. Mustapha Ouazzani

"L'analphabétisme au Maroc : quelles solutions? Exemple du programme ABAJID" Par les frères Moukite

Etat de Droit et Démocratie à la lumière de la pensée de MHO

" La liberté de conscience" par Pr. Mohamed Mouaquit

تاريخ المغرب ، تحيين وتركيب

ETAT DE DROIT ET DÉMOCRATIE À LA LUMIÈRE DE LA PENSÉE DE MOHAMED HASSAN OUAZZANI

Affiche_Etat de droit et Démocratie_15-09-2015A l’occasion de la 36ème commémoration du décès de Mohamed Hassan Ouazzani (1978 – 2015) qui coïncide avec la journée internationale de la Démocratie, le Centre Mohamed Hassan Ouazzani a organisé le 15 septembre 2015, à partir de 10h, une journée commémorative sous le thème « Etat de droit et Démocratie à la lumière de la pensée de Mohamed Hassan Ouazzani ».

Afin de rendre hommage à cet éminent patriote et pour animer cette journée, nous avons eu l’honneur et le plaisir de recevoir parmi nous des professeurs universitaires, politologues, historiens et journalistes dont le respect et l’intérêt pour la pensée de Mohamed Hassan Ouazzani ne sont plus à prouver, ce qui constitue pour nous le pivot de cette journée.

« Dans le domaine des rapports entre l’individu et l’Etat, l’éthique qui limite le pouvoir de celui-ci doit établir le principe inviolable du respect de la dignité de la personne humaine considérée comme source de liberté et d’esprit créateur. D’où l’obligation de concilier l’autorité et la liberté, d’assurer l’équilibre entre la liberté possible des citoyens et l’autorité nécessaire de l’Etat. La première est assurée par les garanties constitutionnelles résultant de la définition des droits individuels, de l’existence du principe de la légalité dans l’administration et de l’indépendance des tribunaux. La deuxième repose sur un pouvoir qualifié, intègre et efficace. »[1]

Dans quelques-unes des conférences-débats organisées par la Centre depuis le début de l’année 2015, on a relevé la distinction à faire entre l’Etat de Droit et Démocratie.

Si l’établissement de l’Etat de Droit a signifié un progrès significatif de l’organisation de la société, il peut être régi par une formule d’organisation autre que la Démocratie. En revanche, la Démocratie s’inscrit dans l’Etat de Droit. La démocratie peut prendre des formes diverses dans le temps et dans l’espace. Son établissement résulte d’une lutte souvent longue et exige de ses promoteurs persévérance et courage.

« La lutte pour l’établissement de ces principes démocratiques est une lutte amère. Pour les réaliser, nous devons d’abord les faire pénétrer dans l’esprit d’un peuple qui a vécu dans l’esclavage pendant des siècles, puis mener une autre lutte plus dure encore contre les forces réactionnaires et tyranniques qui ne peuvent concevoir leur existence qu’en écrasant le peuple sous le faix de l’ignorance et de la misère. »[2]

Les écrits de Mohamed Hassan Ouazzani sur la nécessité d’un Etat constitutionnel et de la Démocratie, si l’on veut tenter de« réaliser le bonheur des peuples », sont nombreux et riches d’enseignements, sur les modalités de doter le  Maroc d’un Etat de Droit et d’institutions démocratiques.

Le Centre Mohamed Hassan Ouazzani propose de nourrir nos réflexions à partir de quelques textes-clés de l’œuvre de Mohamed Hassan Ouazzani, de confronter ses propositions sur l’instauration de la Démocratie au Maroc, depuis son combat dans les années trente, durant la relance de sa lutte après sa libération dès 1946, puis dans le contexte de l’indépendance, et enfin ses arguments en faveur d’une Constitution démocratique.

[1] Extrait d’une note manuscrite de Mohamed Hassan Ouazzani définissant l’idéologie de son Parti – PDI, publié dans : « Entretiens avec mon père », Izarab Mohamed Hassan Ouazzani, Fès, Fondation Mohamed Hassan Ouazzani, 1989, pp. 40-41.

[2] Extrait traduit d’un article de Mohamed Hassan Ouazzani « Choura et indépendance, ensemble.

 (الشورى و الاستقلال معا) paru en 1952 dans Raï Al-Amm (الرأي العام), publié dans « Entretiens avec mon père », Izarab Mohamed Hassan Ouazzani, Fès, Fondation Mohamed Hassan Ouazzani, 1989, p.33.

Programme :

10h00 : Accueil des participants

Allocution de Bienvenue : Houria Ouazzani Touhami, Présidente du Centre Mohamed Hassan Ouazzani

10h30 – 12h30 : 1ère Séance

Président de séance : Abdellah Chérif Ouazzani,

Professeur en études islamiques – Université Mohamed V – Rabat

Mohamed Mouaqit : Professeur de Sciences Politiques – Université Hassan II – Casablanca

La question de la femme à la lumière des écrits de Mohamed Hassan Ouazzani

Driss El Ganbouri : Journaliste et chercheur – Rabat (Absent)

L’Islam et l’Etat dans la pensée de Mohamed Hassan Ouazzani*

12h00 : Discussion / débat

12h30 : Pause-déjeuner

14h00 – 16h00 : 2ème Séance

Président de séance : Antoine Fleury, Professeur d’Histoire des Relation Internationales – Université de Génève

Abdelouhab Maalmi : Professeur de Relations Internationales – Université Hassan II – Casablanca

Démocratie et choura dans la pensée de Mohamed Hassan Ouazzani

M’Barek Zaki : Professeur – Université Mohamed V  Souissi – Rabat

L’actualité de la pensée de Mohamed Hassan Ouazzani

15h30 : Discussion/Débat

16h00 : Pause-café

16h30 – 18h30 : 3ème Séance

Président de séance : Mostafa Bouaziz, Professeur d’Histoire moderne – Faculté de Lettres – Ain Chock

Seddik Maaninou : Journaliste et écrivain – Rabat

Mohamed Hassan Ouazzani : La mémoire*

Mohamed Maarouf Dafali, Professeur d’Histoire moderne – Faculté de Lettres – Ain Chock

Le concept de liberté selon Mohamed Hassan Ouazzani*

18h00 : Discussion/Débat

18h30 :Présentation du livre  « Etat et société au Maroc : Les défis du monde moderne », Actes du Colloque International en hommage à Mohamed Hassan Ouazzani, organisé par la Fondation Mohamed Hassan Ouazzani à Fès les 25-26-27 novembre 2010.

19h00 :Collation et exposition des œuvres

de Mohamed Hassan Ouazzani

Abdellah Chérif Ouazzani

: رئيس الجلسة 

عبـد الله شريف وزاني شاهدي

دكتور في الدراسات الإسلامية – جامعة محمد الخامس بالرباط

أستاذ زائر بشعبة الدراسات الإسلامية/ بكلية الآداب و العلوم الإنسانية جامعة الشيخ شعيب الدكالي بالجديدة…قراءة المزيد

 

Mohamed Mouaquit

Docteur d’Etat en Sciences Politiques de l’Université Paris II. France. Il est actuellement professeur  de sciences politiques à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales, Université Hassan II Aïn Chok de Casablanca… lire la suite.

IMG_5324

إدريس الكنبوري 

 مفكر وباحث مغربي في الجماعات الإسلامية والمسألة الدينية والفكر الإسلامي

صدرت له أربعة كتب هي”العراق أولا: الاستراتيجية الأمريكية الإسرائيلية في العالم العربي”، و”سلفي فرنسي في المغرب: رحلة الأمير التائه من بيشاور إلى طنجة”، و”الإسلاميون  بين الدين والسلطة: مكر التاريخ وتيه السياسة”، و”شيوعيون في ثوب إسلامي: محطات في الإسلام السياسي  والسلفية

“و رواية “زمن الخوف

Président de séance : Antoine Fleury

Professeur émérite de l’Université de Genève où il a enseigné l’histoire des relations internationales et de l’intégration européenne. Ses recherches et ses publications portent sur l’histoire des relations internationales au XXe siècle, notamment sous l’angle de la coopération que ce soit dans l’entre-deux-guerres ou après la deuxième guerre mondiale… lire la suite.

Maalmi

Abdelouhab Maalmi

Docteur d’Etat en sciences politiques de l’Université Bordeaux I, France. Ambassadeur du Maroc au Vatican de 1997 à 2001, professeur depuis 1976 à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l’Université Hassan II, Casablanca. Spécialiste des relations internationales, il enseigne la Théorie des relations internationales, la Géopolitique  et l’Analyse de la politique étrangère… lire la suite.

M'Barek Zaki

مبارك زكي

أستاذ باحث في معهد البحث العلمي بجامعة محمد الخامس بالرباط

صدرت له عدة كتب تشكل مراجعا في مجال تاريخ المغرب
كان وراء إنشاء العديد من المجلات العلمية المغربية والأجنبية
نائب الأمين العام لإتحاد المؤرخين العرب
و الأمين العام المؤسس للجمعية المغربية لتاريخ النقل البحري

Président de séance : Mostafa Bouaziz

Historien, titulaire d’un Doctorat d’Etat à l’Université Paris I Panthéon –Sorbonne et d’un diplôme de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) de Paris. Il est actuellement Professeur de l’Enseignement Supérieur à l’université Hassan II de Casablanca. Il est également Conseiller scientifique de la revue Zamane et membre fondateur de l’Association Marocaine de la recherche historique.

Mostafa Bouaziz a contribué à la rédaction de plusieurs articles dans la presse marocaine et est aussi l’auteur de plusieurs livres et ouvrages dont : Aux origines de la Koutla démocratique (éditions de la Faculté des lettres Aïn Chok, 1997).

Seddik Maaninou

محمد الصديق معنينو

صحفي وكاتب

مدير سابق  للشركة الوطنية للإذاعة و التلفزة
أمين عام سابق لوزارة الاتصال

محمد معروف الدفالي :

نائب رئيس مركز محمد حسن الوزاني للدموقراطية و التنمية البشرية.

مؤرخ مهتم بتاريخ المغرب المعاصر والراهن . أستاذ جامعي بكلية الآداب عين الشق ، جامعة الحسن الثاني ـ الدار البيضاء.

قراءة المزيد.

La liberté de conscience au Maroc

Dans le cadre de son cycle de conférences mensuelles pour l’année 2015,

le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain a organisé sa 2ème conférence le 27 février 2015 à 16h00.

Cette conférence a porté sur le thème :

« La liberté de conscience »

Elle a été présidée par Professeur Hassan Ouazzani-Chahdi et animée par le Professeur Mohamed Mouaquit, docteur en sciences politiques et actuellement professeur à la Faculté de Droit de Casablanca.


La liberté de conscience a fait au Maroc son entrée dans l’espace public de revendication des droits. De quoi ce fait est-il révélateur ? Qu’est-ce qui fait de cette liberté de conscience une valeur problématique ? Dans quelle mesure le système de valeurs des sociétés musulmanes peut-il disposer à accueillir en son sein la liberté de conscience ?

L’objectif de la communication est de présenter, à travers le cas du Maroc, la manière dont cette problématique est confrontée. Le cas du Maroc est significatif du paradoxe d’un Etat fortement lesté de la symbolique théologico-politique de la «Commanderie des musulmans», qui est particulière au Maroc, mais dont l’évolution est fortement marquée par la sécularisation. Le droit marocain peut être évalué comme étant au-delà de la simple liberté de cultes, mais en-deçà de la liberté de conscience, tout en semblant présenter une plus grande disposition à accueillir dans son système de valeurs la liberté de conscience.

Président de séance :

Hassan Ouzzani-Chahdi est Vice-Président du CMHO. Il est actuellement professeur honoraire de Droit Public à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales-Université Hassan II Aïn Chok de Casablanca… lire la suite.

Conférencier :

Mohamed Mouaquit est  docteur d’Etat en Sciences Politiques de l’Université Paris II. France. Il est actuellement professeur  de sciences politiques à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales. Université Hassan II Aïn Chok de Casablanca… lire la suite.