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Mohamed Mouaquit

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Mohamed Mouaquit est  docteur d’Etat en Sciences Politiques de l’Université Paris II. France. Il est actuellement professeur  de sciences politiques à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales. Université Hassan II AïnChok de Casablanca.

           

Thèmes de recherche

L’Histoire de la pensée politique, la sociologie politique, le Droit public musulman, la philosophie politique et les Droits de l’Homme.

Participation à un programme de recherche en cours

« Andromaque » : Anthropologie du droit dans les mondes musulmans africains et asiatiques. Programme internationalde recherche sous la direction de Baudoin Dupret.

Publications et contributions à ouvrages collectifs:

                                      Ouvrages :

Marginalité de la charia et centralité de la Commanderie des croyants : le cas paradoxal du Maroc. In : La charia aujourd’hui. Usages de la référence au droit islamique ; Baudouin Dupret (dir.). Editeur : La Découverte ; 2012.

Rationalisation et crédulité. Sur l’obscurantisme dans le monde musulman. In : L’Obscurantisme, Formes anciennes et nouvelles d’une notion controversée. Erwan Sommerer et Jean Zaganiaris (coord.) Editions L’Harmattan.2010.

M. MOUAQIT. L’idéal égalitaire féminin à l’œuvre au Maroc. Féminisme, Islam(isme), sécularisme. Editions l’Harmattan. 2009

Droit public musulman. Aspects classiques et contemporains. Editions Afrique-Orient. 2011.

Constitutionnalisme versus « fiq’hisme ». Evolution et limites de l’Etat de droit au Maroc. In : Democracy Building and Democracy Erosion: Political Change North and South of the Mediterranean (Hardcover). by Eberhard Kienle(Editor).  2009.

L’évolution du statut juridique des femmes au Maroc. De la Moudawana au Nouveau code de la famille. In : Geschlechterordnungen in Nordafrika-Umbrüche und perspectiven in literatur, film und gesellschaft. S. Gehrmann/M. Gilzmer (sous la direction de). 2008.

Mohamed MOUAQIT. Cambiamento politico, società civile e globalizzazione: il caso del Marocco. In Società globale E africa musulmana. Sous la direction de Anna Balidinetti. Rubbetino Editori. 2004.

Mohamed MOUAQIT. Du despotisme à la démocratie. Héritage et rupture dans la pensée politique arabo-musulmane. Editions le Fennec. 2003.

Sous la direction de Salma Al-khadra Al-Jayyoushi. Les droits de l’Homme dans la pensée arabe. Etudes sur les textes. Markaz Dirassat Al Wahda Al Arabia. 2002. En arabe. (Ma contribution porte le titre : Les droits de l’Homme dans la pensée maghrébine).

Ouvrage collectif. La révolution tranquille. De la Moudawwana au code de la famille. Editions Manchourate Azzamane. 2003. En arabe. (Le titre de ma contribution est : Le droit de la famille. L’inscription de l’Etat dans la stratégie de modernisation).

Féminin/Masculin. La marche vers l’égalité au Maroc. 1993-2003. H. Alami M’chchi. M. Benradi. A. Chaker. M. Mouaqit. M.S. Saadi. A. Yaakoubd. FESMAROC. 2004.

Ouvrage collectif. Les femmes entre violences et stratégies de liberté. Maghreb Europe du Sud. Sous la direction de Christiane Veauvy Marguerite Rollinde et  Mireille Azzoug. Editions Bouchene. 2004. Titre de ma contribution : « “ Dés-assujettissement ” des femmes et modernisation de l’État au Maroc et dans le monde arabo-musulman ».

Ouvrage collectif. La société civile au Maroc. L’émergence de nouveaux acteurs de développement. Sous la direction de Maria-Angels ROQUE. Myriam CATUSSE ; Mohamed MOUAQIT ; Omar OUAKRIM ; Mohamed SGHIR JANJAR ; Mohamed TOZY. Publisud. IEMed. Sochepress. 2004.

Penseurs maghrébins contemporains (en collaboration). EDDIF. Casablanca. 1ère édition : 1993. 2ème édition : 1996.

Mohamed MOUAQIT. Liberté et libertés publiques. EDDIF. 1996.

Ouvrage collectif. L’Etat de droit dans le monde arabe. Ouvrage collectif sous la direction de A. MAHIOU. CNRS Editions. 1997. (Ma contribution porte le titre « Le mouvement des droits de l’homme au Maroc. Du Makhzen à l’Etat de droit »).

Les droits de l’Homme sont-ils universels ? In : La communauté internationale et les droits de la personne humaine. Fondation du Roi Abduk-Aziz Al-Saoud pour les études islamiques et les sciences humaines. 2001.

L’ijtihâd peut-il libérer la femme musulmane ? Question féminine et rôle de l’Ijtihâd en Islam. Ed. Obvision. 2000.

M. MOUAQIT. La réforme du droit de la famille. Cinquante années de débats. Anthologie de textes.  Prologues. Revue maghrébine du livre. Hors série n° 2. 2002.

Sous la direction de M. MOUAQIT. La réforme du droit de la famille. Cinquante années de débats. Actes de la rencontre organisée le 27 octobre 2001. Prologues. Revue maghrébine du livre. Hors série n° 3. 2002.

Sous la direction de M. MOUAQIT. Les possibilités d’une herméneutique favorable à une réforme substantielle du droit de la famille. Actes de la rencontre organisée le 18 mai 2002. Prologues. Revue maghrébine du livre. Hors série n° 4. 2002.

Disposition culturelle/axiologique du juge et interprétation du nouveau code de la famille. In : Le code de la famille. Perceptions et pratique judiciaire. Ouvrage collectif. FES (Friedrich Ebert Stiftung) MAROC. 2007.

Articles et études :

La liberté de l’individu au Maroc. Esquisse d’une histoire pénale. Revue Marocaine de Droit et d’Economie du Développement. N° 29. 1993. pp. 29-55.

La violence d’Etat. De la réparation au changement de paradigme politique.       Bulletin Economique et Social du Maroc. Revue trimestrielle. Avril 2008. Pp. 117-140.

Islam, orientalisme et sciences sociales. L’approche berquienne. Revue Marocaine de Droit et d’Economie du Développement. N° 20. 1989. pp. 195-205.

La dimension idéologique du discours environnementaliste. Revue Marocaine de Droit et d’Economie du Développement. N°26. 1991. pp. 123-131.

Les européens peuvent-ils accueillir l’autre ? A propos du racisme anti-maghrébin. In L’Europe et la Méditerranée. Confluences Méditerranée. N°7 Paris. 1993. pp. 109-117.

L’horizon du post-salafisme dans la pensée de Laroui et d’Al Jabri. In « Intellectuels et pouvoirs au Maghreb. Itinéraires pluriels ». Naqd. Revue D’Etudes et de critique sociale. N°11. 1998.

Le mouvement associatif et la réforme. HESPERIS TAMUDA. Vol. XXXIX. Fascicule 2. 2001. pp. 289-299.

Mondialisation et changement politique dans le monde arabe. Prologues. N° 18. Automne 1999.

La liberté de pensée et de conscience comme porte d’accès à la démocratie. Prologues. N° 22/23. Eté/Automne 2001.

De l’élite, de la passion de la liberté et de la mystification. In Prologues. Revue maghrébine du livre. Prologues. N° 27/28. 2003.

Autres études et publications:

Les réfugiés palestiniens au Liban. Rapport réalisé pour la FIDH en 2003 après mission au Liban.

Les systèmes judiciaires dans le monde arabe. Publié par le REMEDH. 2004.

Droits économique et sociaux et changement politique au Maroc. In Développement démocratique et action associative au Maroc. Eléments d’analyse et axes d’intervention. Etude réalisée pour Espace Associatif (Réseau d’associations marocaines) et Centre « Droits et Démocratie ». 2004.

Consultations et expertise :

–  Pour le PNUD.

–  Pour l’Instance Equité et Réconciliation (IER).

–  Pour le CCDH.

–  Pour le Ministère marocain des droits de l’Homme.

–  Pour des ONG nationales (Espace Associatif ; ADFM…) et internationales (Réseau Euroméditerrannéen des Droits de l’Homme [REMEDH] ; Fédération Internationale des Droits de l’Homme [FIDH]; Centre International des droits de la personne et du développement démocratique « Droits et Démocratie » [organisme canadien]..).

Quelques études et publications dans le cadre de ces consultations :

Contribution à l’étude évaluative de l’application des mesures prévues dans le Plan National pour l’Intégration de la Femme au Développement (PANIFD). Etude commanditée par le Ministère Chargé de la Condition de la Femme, la Protection de la Famille et de l’Enfance et l’Intégration des Handicapés. Non publié. 2004.

La liberté d’association dans le monde arabe. Etude de la législation. Etude diffusée dans le site internet de l’association Maroc 2020. 2000.

Les réfugiés palestiniens au Liban. Rapport réalisé pour la FIDH en 2003 après mission au Liban. Voir site de la FIDH.

Les systèmes judiciaires dans le monde arabe. Publié par le REMEDH. 2004.

Modes de scrutin et représentativité politique des femmes. Etude réalisée pour l’ADFM (Association Démocratique des Femmes du Maroc). 2002.

L’idéologie des partis politiques marocains et la question de la femme. Etude réalisée pour l’ADFM (Association Démocratique des Femmes du Maroc). 2006.

Droits économique et sociaux et changement politique au Maroc. In Développement démocratique et action associative au Maroc. Eléments d’analyse et axes d’intervention. Etude réalisée pour Espace Associatif (Réseau d’associations marocaines) et Centre « Droits et Démocratie ». 2004.

وثيقة المطالبة بالاستقلال ليوم 13 يناير1944 : تقديم وسياق

سيداتي، سادتي

في إطار اللقاءات العلمية الشهرية برسم سنة 2023 وبمناسبة الذكرى ال78 لتقديم وثيقة المطالبة بالاستقلال، نظم مركز محمد حسن الوزاني للديمقراطية والتنمية البشرية ندوة تحت عنوان  :

وثيقة المطالبة بالاستقلال ليوم 13 يناير 1944

تقديم وسياق

شارك في هذه الجلسة الثقافية :

الصديق معنينو، صحافي، كاتب وخبير إعلامي. والذي سيلقي كلمة تأبينية في حق الراحل محمد الشرقاوي.

.مصطفى بوعزيز، مؤرخ وأستاذ التعليم العالي

محمد معروف الدفالي، مؤرخ وأستاذ التاريخ المعاصر بجامعة الحسن الثاني بالدارالبيضاء.

محمد مقيت٬ أستاد العلوم السياسية بجامعة الحسن الثاني بالدارالبيضاء.

.وعبدالواحد بنعضرا، باحث في التاريخ

نظم هذا اللقاء يوم الجمعة 13 يناير 2023 على الساعة الرابعة زوالاً بمقر المركز الكائن ب 53 زنقة علال بن عبد الله، الدارالبيضاء

.نشكركم على حضوركم وعلى مشاركتكم في هذه الجلسة الثقافية، تقبلوا منا فائق المودة والتقدير

مع أطيب التحيات.

 

 

Mesdames, Messieurs
Dans le cadre de ses activités scientifiques et culturelles au titre de l’année 2023 et à l’occasion du 78ème anniversaire de la présentation du Manifeste de l’Indépendance, le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain a organisé une conférence sous le thème : 

“Manifeste de l’Indépendance du 13 Janvier 1944: Présentation et Contexte

le Vendredi 13 Janvier 2023 à 16h00 au siège du CMHO

Avec la participation de :
 Monsieur Seddik Maaninou, Journaliste et écrivain, expert en Média qui prononcera un hommage à Feu Mohamed Cherkaoui.
Monsieur Mostafa Bouaziz, Historien et Professeur de l’Enseignement Supérieur.
Monsieur Mohamed Maarouf Dafali, Professeur d’Histoire contemporaine à l’Université Hassan II de Casablanca.
 Monsieur Mohamed Mouaqit, Professeur de Sciences Politiques à l’Université Hassan II de Casablanca.
et de Monsieur Abdelouahed Benadra, Chercheur en Histoire.
Nous vous remercions pour votre présence à ladite conférence et pour votre participation au débat qui a suivi.
Avec nos meilleures salutations.

Seddik Maaninou

الصديق معنينو

est né en 1944 à Tanger. Journaliste et écrivain, titulaire d’une licence en droit à la faculté des sciences juridiques de rabat. Il a participé à plusieurs rencontres universitaires et formations professionnelles sur les médias, le journalisme et les relations internationales en France, Etats Unis et Allemagne.

Seddik Maaninou est l’ex- directeur de la télévision marocaine.

Mostafa Bouaziz

مصطفى بوعزيز

Historien, titulaire d’un Doctorat d’Etat à l’Université Paris I Panthéon –Sorbonne et d’un diplôme de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) de Paris. Il est actuellement Professeur de l’Enseignement Supérieur à l’université Hassan II de Casablanca. Il est également Conseiller scientifique de la revue Zamane et membre fondateur de l’Association Marocaine de la recherche historique.
Mostafa Bouaziz a contribué à la rédaction de plusieurs articles dans la presse marocaine et est aussi l’auteur de plusieurs livres et ouvrages dont : Aux origines de la Koutla démocratique (éditions de la Faculté des lettres Aïn Chock, 1997).

Mohamed Mouaqit

محمد مقيت

Mohamed Mouaqit est  docteur d’Etat en Sciences Politiques de l’Université Paris II. France. Il est actuellement professeur  de sciences politiques à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales. Université Hassan II AïnChok de Casablanca…Lire la suite.

           

Mohamed Marouf Dafali

محمد معروف الدفالي

Mohamed Maarouf Dafali est Vice-Président du Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain.

Docteur d’état en Histoire moderne, il enseigne actuellement à la Faculté de Lettres de Ain Chock.

Abdelouahed Benadra

عبدالواحد بنعضرا

Chercheur en Histoire.

Les Voies De La Démocratie : Dialogue, Pluralisme, Tolérance et Non-Violence

A l’occasion de la 43ème commémoration du décès de Mohamed Hassan Ouazzani (1910 – 1978) qui coïncide avec la journée internationale de la Démocratie, le Centre Mohamed Hassan Ouazzani a organisé le 1er octobre 2022 une journée d’études sous le thème « LES VOIES DE LA DEMOCRATIE : DIALOGUE, PLURALISME, TOLERANCE ET NON-VIOLENCE ».

   « Tout peuple qui s’endort en liberté se réveillera en servitude… La liberté meurt si elle n’agit point ; elle vit dès qu’elle agit. » [1]

Dans le contexte actuel de crise liée aux conséquences de la pandémie mondiale et aux difficultés énergétiques résultant des conflits en Ukraine et au Moyen-Orient ainsi que des défis causés par les changements climatiques, les dirigeants des Etats sont confrontés à des prises de décisions dans l’urgence et à imposer des mesures contraignantes et autoritaires.

Si la grande majorité des Etats membres des Nations Unies se réclament de la « démocratie », certains d’entre eux ont pris des décisions ne respectant plus les règles élémentaires des institutions démocratiques et des Droits de l’Homme. Même dans les « démocraties dites avancées », des mouvements de citoyens ont dénoncé la violation des procédures démocratiques dans les mesures prises dans l’urgence de la crise. Les dirigeants ont été confrontés à des opinions souvent réfractaires à ce que d’aucuns dénonçaient comme des mesures dictatoriales, contraires aux pratiques démocratiques. A contrario, dans certains pays, des dirigeants populistes ont émergé et se sont affirmés parfois en modèle pour discréditer la démocratie et son manque d’efficacité.

Or, qu’en est-il au Maroc ? Depuis la nouvelle constitution de 2011, qu’en est-il des « avancées démocratiques » promises ? Tous les partis politiques se réclament de la démocratie, mais comment l’ont-ils promue et renforcée dans un contexte des énormes défis de transformation que proposait le Nouveau Modèle de Développement ? Que signifie le référentiel démocratique pour la société dans son ensemble ?

Pa rapport à ces graves questions, le témoignage du promoteur de la démocratie au Maroc qu’a été Mohamed Hassan Ouazzani offre une réflexion stimulante sur ce que peut signifier la mise en œuvre d’une « démocratie authentique ».

Limitons-nous ici à reproduire quelques citations de sa « pensée démocratique » et de ses propositions :

En 1952, en réponse à la question d’un journaliste du Christian Science Monitor de Boston portant sur le type de gouvernement à proposer pour le Maroc indépendant, Mohamed Hassan Ouazzani, après avoir distingué la pratique de la « théocratie en Islam » et la démocratie moderne, répond :

« … Si l’on donne à la démocratie un sens plus large et moins précis, c’est-à-dire la nécessité pour les gouvernants d’avoir le consentement du peuple et de mériter sa pleine confiance ainsi que l’obligation pour eux de se conduire à l’égard du peuple en dirigeants responsables qui réalisent la justice et l’équité entre tous et qui demeurent loin de toute politique de force et de règne personnel, il est exact d’affirmer que le gouvernement musulman est bien une démocratie. »

« L’Islam qui est démocrate par son esprit et ses principes laisse aux Musulmans le soin d’organiser leur gouvernement de la façon la plus conforme à leurs intérêts et la mieux adaptée aux exigences de leur époque. Ainsi donc l’Islam admet parfaitement le système démocratique moderne. C’est l’une des raisons majeures qui ont déterminé les peuples islamiques à introduire chez eux les institutions démocratiques contemporaines ».

« Nous sommes d’autant plus pour le système démocratique occidental que l’Islam y est absolument favorable, je dirai même que la doctrine musulmane est d’accord avec les idées les plus progressistes que nous connaissons en matière de gouvernement démocratique ». (Citations tirées d’Entretiens avec mon père, d’Izarab Ouazzani, p. 31)

Dans un article de 1952, « Choura et indépendance » paru dans Rai Al Amm, le 21 août 1952, (il y a 70 ans !) Mohamed Hasssan Ouazzani écrit :

« La lutte pour l’établissement de ces principes démocratiques est une lutte amère. Pour les réaliser, nous devons d’abord les faire pénétrer dans l’esprit d’un peuple qui a vécu dans l’esclavage pendant des siècles, puis mener une autre lutte plus dure encore contre les forces réactionnaires et tyranniques qui ne peuvent concevoir leur existence qu’en écrasant le peuple sous le faix de l’ignorance et de la misère. »

« Ceux qui croient que seule l’indépendance est capable de réaliser le bonheur des peuples, même dans un régime non démocratique, et pensent que cette indépendance seule est le but de la lutte, devraient jeter un coup d’œil sur des nations dites « indépendantes » qui ne jouissent pas des principes démocratiques ; leurs gouvernants se sont emparés du pouvoir, mais les habitants vivent en arrière du temps et du mode de vie des nations évoluées. »

« Les nations nouvellement indépendantes et qui combattent à présent sur le front démocratique, nous dictent une leçon claire et nette : c’est que la lutte pour la démocratie est aussi chargée de sacrifices et d’embûches que l’est celle pour l’indépendance : elle fortifie notre conviction qu’il faut lutter sur les deux fronts, afin d’asseoir efficacement les bases de la renaissance et de l’évolution de notre peuple ». (Citations tirées d’Entretiens avec mon père, d’Izarab Ouazzani, p. 33- 34.)

Faut-il rappeler ici que le combat de Mohamed Hassan Ouazzani pour l’instauration d’une « démocratie authentique » sera inlassable au moment de l’indépendance et poursuivi avec ténacité jusqu’à sa mort en septembre 1978.

Encore dans le contexte des crises politiques que traverse le Maroc, il dresse un diagnostic sévère de la situation, déclarant que « le Maroc ressemble à un « homme malade » qu’il est urgent de secourir au moyen d’une « grande opération chirurgicale » qui extirpe le mal et que seul peut mener à bien un « praticien qualifié » qui n’est autre qu’une nouvelle équipe dirigeante capable de bien gouverner le pays. »

Dans ses propositions soumises à Sa Majesté le Roi, dès 1965, d’une « Révolution à froid par en haut », qu’il renouvelle et en précise la méthode et les objectifs avec insistance, Mohamed Hassan Ouazzani écrit entre autres au sujet des expériences parlementaires et opérations constitutionnelles, qu’elles ont contribué à « ridiculiser la Démocratie dans ce pays, d’en entacher la réputation, d’en gâcher les institutions et de la discréditer dans l’esprit de la Nation qu’il n’en a connu que les expériences stériles et dépourvues de toute valeur. »

« Si la démocratie et la constitution figurent parmi nos revendications fondamentales, nous leur donnons leur signification réelle qui ne veut dire en aucune façon un « plagiat de la démocratie et de la constitution » tel qu’il est pratiqué dans notre pays et qui est condamné à décevoir complètement et à échouer inévitablement ». (Citations tirées d’Entretiens avec mon père d’Izarab Ouazzani, p. 312-316).

A l’interrogation que posait Mohamed Hassan Ouazzani en 1971 : Où va le Maroc ? Que faire », que pouvons-nous dire aujourd’hui de l’état de la démocratie, de son fonctionnement et de son degré d’intégration par la société marocaine ? En effet, sans culture démocratique, nourrie du pluralisme des opinions et des partis, du dialogue entre gouvernants et gouvernés, de la pratique de la tolérance et de la non-violence dans les échanges entre les humains, une « démocratie authentique », non plagiée, vivante, répondant aux aspirations des citoyens et au respect de leurs droits fondamentaux, ne saurait leur apporter la sécurité et le bonheur.

Confrontée à la nouvelle étape de civilisation qui s’est engagée avec l’émergence du Numérique et aux nouveaux défis et aux nouveaux potentiels qu’elle génère, la société tout entière connaît des transformations qu’induisent les nouvelles technologies de communications et de gestion des relations interhumaines et entre les peuples de la terre entière. Est-ce que ces nouveaux instruments à disposition vont renforcer la démocratie et son fonctionnement, ou au contraire en diminuer son attractivité et sa crédibilité ? Les principes et les pratiques démocratiques ne sont-ils pas contestés de plus en plus frontalement et récusés par des Etats aux régimes autoritaires, voire autocratiques ; les agissements et les discours de ces derniers ne sont-ils pas en train de bouleverser l’ordre mondial et de porter atteinte à la sauvegarde de la paix entre les nations.

L’enjeu de la numérisation des sociétés a d’ores-et-déjà interpellé l’Organisation des Nations Unies qui incite à une coopération numérique internationale, porteuse d’une nouvelle gouvernance mondiale à renouveler et à renforcer dans un esprit de paix mondiale.

Le Maroc est donc lui aussi engagé dans ce processus : y est-il préparé et en quels termes veut-il et peut-il y participer ? Peut-être appartient-il à l’élite de la nation de proposer une ambitieuse utopie pour mobiliser toute la société pour en faire un « modèle de gouvernance et d’un vivre ensemble dans une démocratie authentique», auquel aspiraient Mohamed Hassan Ouazzani et ses compagnons de lutte ?

 

 

 

[1] Citation du philosophe français ALAIN, reproduite dans Démocratie, Journal du PDI, No 1, 7 janvier 1957, p. 5.

إحياءاً للذكرى 43 لوفاة الزعيم محمد حسن الوزاني (1910 – 1978) وبمناسبة اليوم العالمي للديمقراطية ،نظم المركز بمقره يوما دراسيا يتناول موضوع : “سبل الديمقراطية: الحوار، التعددية، التسامح واللاعنف” وذلك يوم السبت فاتح أكتوبر2022

 كل شعب ينام في الحرية يستيقظ في العبودية……. الحرية تموت إذا لم تتصرف؛ تعيش حالما تتصرف

في سياق الأزمة الحالية المرتبطة بعواقب الوباء العالمي وصعوبات الحصول الطاقة الناجمة عن الصراعات في أوكرانيا والشرق الأوسط، فضلا عن التحديات الناجمة عن تغير المناخ، يتخد قادة الدول  قرارات عاجلة ويفرضون تدابير إلزامية وسلطوية.

في حين أن الغالبية العظمى من الدول الأعضاء في الأمم المتحدة تدعي أنها «ديمقراطية»، اتخذ بعضها قرارات لم تعد تحترم القواعد الأساسية للمؤسسات الديمقراطية وحقوق الإنسان. حتى في ما يسمى بـ «الديمقراطية المتقدمة»، استنكرت حركات المواطنين انتهاك أسس الديمقراطية في التدابير المتخذة في حالة الطوارئ أثناء الأزمة الصحية. واجه الزعماء آراء كانت في الغالب مقاومة لما وصفه البعض بإجراءات دكتاتورية تتعارض مع الممارسات الديمقراطية. على العكس من ذلك، في بعض البلدان، ظهر قادة شعبويون وأكدوا أنفسهم أحيانًا كنماذج لتشويه سمعة الديمقراطية وافتقارها إلى الفعالية.

 ماذا عن المغرب؟  منذ الدستور الجديد سنة 2011، ماذا عن “التقدم الديمقراطي” الموعود؟ جميع الأحزاب السياسية تطالب بالديمقراطية ، ولكن كيف رفعتها وعززتها في سياق تحديات التحول الهائلة التي اقترحها النموذج  التنموي الجديد؟ ماذا يعني الإطار المرجعي الديمقراطي بالنسبة للمجتمع ككل؟

علاقة بهذه الأسئلة الجادة ، فإن شهادة مؤسس الديمقراطية في المغرب ، محمد حسن الوزاني ، تحفز التفكير في معنى إرساء أسس “الديمقراطية الحقيقية”.

دعونا نقتصر هنا على استحضار بعض اقتباسات “فكره الديمقراطي” ومقترحاته:

في عام 1951 ، رداً على سؤال الصحفي الأمريكي كارليل موركان حول نوع الحكومة المقترحة في المغرب المستقل، يجيب محمد حسن الوزاني ، بعد التمييز بين ممارسة “الثيوقراطية في الإسلام” والديمقراطية الحديثة:

“… إذا أعطينا الديمقراطية معنى أكثر عمومية و أقل دقة ، أعني أنه يلزم الحكام لكي ينالو رضى الأمة ويستحقوا ثقتهما الكاملة، أن يلزموا بأن يسيروا في الرعاية كمسيرين كسؤولين يحققون العدل والإنصاف بين الجميع، يظلوا بعيدين عن  كل سياسة تتسم بالغطرسة و النفوذ  الشخصي،فمن التأكيد بأن الحكومة الإسلامية فعلا ديمقراطية”.

“إن الإسلام، الذي هو ديمقراطي في روحه ومبادئه، يترك للمسلمين مهمة تنظيم حكومتهم على الطريقة الأكثر ملاءمة لمصالحهم، والأكثر استجابة  لمتطلبات عصرهم. وهكذا فإن الإسلام يقبل تمامًا الأسلوب الديمقراطي الحديث، وان ذلك لمن الأسباب الرئيسية التي دفعت المسلمين إلى أن يدخلوا عنهم الدساتير الديمقراطية المعاصرة “.

“إننا يالأحرى الأسلوب الديمقراطي الغربي الذي يوافقه الإسلام موافقة تامة، بل أقول أكثر من ذلك إن المذهب الإسلامي متفق مع الأكثر النظريات تقدمية التي نعرفها في ميدان الحكم الديمقراطي”. (اقتباسات من كتاب  حدثني والدي، عز العرب الوزاني ، ص 37).

 في غشت 1952  كتب محمد حسن الوزاني في مقال بعنوان “الشورى والإستقلال معا” المنشور في “الرأي العام”:

“إن الكفاح من أجل نظام ديمقراطيي هو كفاح صعب وعسير. لتحقيقها، لابد من كفاح لكي تفهمه الشعوب التي عاشت في تحت السيطرة  لقرون، ولابد من كفاح أعنف و أقوى لتستطيع الشعوب تحقيقه بالرغم عن قوات الطغيان والرجعية التي لا تجد راحتها إلا في شقاء الشعب, ولا ترى حياتها إلا في تنويم الشعب تحت أثقال الجهل و الفقر. “

“إن الذين يظنون بأن الإستقلال وحده هو كفيل على بتحقيق السعادة للأمم و الشعوب ولو في ظل نظام غير ديمقراطي، و يرون أن الإستقلال هو الغاية من الكفاح, وأن الكفاح من أجله يجب أن يسبق أي كفاح,  أحق بأن  يطالبوا بإلقاء  نظرة صغيرة  على شعوب يقال عنها تتمتع باستقلاليتها, ولكنها لا تتمتع بالمبادئ الديمقراطية ؛ قد  استقل بشؤونها  حكامها، ولكنها لم تنعم بالإستقلال يوما واحدا, و ماتزال تعيش متأخرة عن قافلة الزمن و ركب الأمم. »

“الدول الأمم الحديثة العهد بالإستقلال حديثًا التي تكافح اليوم في واجهة الديمقراطية تملي علينا درسًا بليغا يعلمنا أن الكفاح من أجل الديمقراطية لا يقل تضحيات ومتاعب عن  الكفاح من أجل الإستقلال, ويزيدنا إيمانا بان أقوم  سبل الكفاح هو أن تمضي الشعوب في الواجهتين  معا لتربح الوقت وتؤسس دعائم نهضتها على أساس مكين”. (اقتباسات من كتاب  حدثني والدي، عز العرب الوزاني ، ص 42-41.)

نذكر هنا أن كفاح محمد حسن الوزاني من أجل إقامة “ديمقراطية حقيقية” سيكون بلا كلل وقت الإستقلال واستمر بصرامة حتى وفاته في سبتمبر 1978.

مرة أخرى في سياق الأزمات السياسية التي يمر بها المغرب، قام بتشخيص دقيق للوضع ، معلناً أن “المغرب يبدو وكأنه “رجل مريض” بحاجة ماسة للإنقاذ عن طريق” عملية جراحية كبرى ” التي ستقضي على المرض والتي لا يستطيع القيام بها إلا “ممارس مؤهل” ، وهو فريق قيادة جديد قادر على حكم البلاد بشكل جيد. “

وفي مقترحاته المقدمة لجلالة الملك، عام 1965 ، بشأن “ثورة باردة من الأعلى” ، يجددها  بإصرار ويحدد الطريقة والأهداف ، كتب محمد حسن الوزاني ، أيضا ، عن التجارب البرلمانية والعمليات الدستورية ، أنها ساهمت في “الاستهزاء بالديمقراطية في هذا البلد ، وتشويه سمعتها ، وإفساد المؤسسات وتشويه سمعتها في ذهن الأمة ، و التي  لا يعرف عنها سوى تجاربها العقيمة الخالية من أي قيمة. “

“إذا كانت الديمقراطية والدستور من بين مطالبنا الأساسية، فإننا نعطيها معناها الحقيقي الذي لا يعني بأي شكل من الأشكال” انتحال الديمقراطية والدستور” كما هو معمول به في بلدنا، وهو أمر محكوم عليه  حتما بالإحباط  وبالفشل”. (اقتباسات من كتاب  حدثني والدي بقلم عز العرب الوزاني ، ص 312-316),

بشأن السؤال الذي طرحه محمد حسن الوزاني عام 1971: “إلى أين يتجه المغرب؟ ماذا نفعل ، ماذا يمكننا أن نقول اليوم عن حالة الديمقراطية ، وعملها ودرجة اندماجها مع المجتمع المغربي؟ في الواقع ، بدون ثقافة ديمقراطية ، تتغذى على تعددية الآراء والأحزاب ، والحوار بين الحكام والمحكومين ، وممارسة التسامح واللاعنف أثناء التبادل بين الناس، “ديمقراطية حقيقية” ، غير منتحلة ، تعيش و تستجيب لتطلعات المواطنين واحترام حقوقهم الأساسية، لا يمكن أن يجلب لهم الأمن والسعادة.

في مواجهة للمرحلة الجديدة من الحضارة التي بدأت مع ظهور التكنولوجيا الرقمية والتحديات الجديدة والإمكانات الجديدة التي تولدها ، يمر المجتمع ككل بتحولات أحدثتها تقنيات الاتصال وإدارة العلاقات بين البشر وبين شعوب الأرض كلها. هل ستعزز هذه الأدوات الجديدة المتاحة الديمقراطية وعملها ، أم على العكس من ذلك ستقلل من جاذبيتها ومصداقيتها؟ ألا يتم تحدي المبادئ والممارسات الديمقراطية بشكل متزايد وجهاً لوجه من قبل الدول ذات الأنظمة الاستبدادية؛ أليست أفعال وخطابات هذا الأخيرة يخل بالنظام العالمي ويقوض حماية السلام بين الأمم.

لقد شكل رهان رقمنة المجتمعات بالفعل تحديًا للأمم المتحدة ، التي تشجع التعاون الرقمي الدولي، الحامل للحكامة العالمية الجديدة التي يجب تجديدها وتعزيزها بروح السلام العالمي.

المغرب منخرط  هو أيضا في هذه العملية: هل هو مستعد لها وبأي شروط يريدها وهل يمكنه المشاركة؟ ربما يعود الأمر لنخبة الأمة لتقترح استراتيجية مثالية و طموحة لتعبئة المجتمع بأسره لجعله “نموذجاً للحكم والعيش الجماعي في ديمقراطية حقيقية ” ،  وهو الذي يناضل من أجله محمد حسن الوزاني ورفاقه؟

هذه بعض وجهات النظر التي قد تشجع المتدخلين خلال المناقشة المقترحة، و كل واحد مدعو لتقديم الحجج التي يراها مقنعة.

Ilham SLAMTI

 

الدكتورة اسلامتي إلهام. كاتبة ومترجمة و باحثة في التراث اللامادي.
– رئيسة رابطات كاتبات المغرب  والكاتبة العامة للرابطة بجهة فاس/مكناس.
مستشارة العلاقات العامة لمؤسسة مقاربات للنشر والصناعات الثقافية.
لها عدة اصدارات أدبية ونقدية منها :
-وردة من قصر الحمراء(مجموعة قصصية).
-فراشات أنجومان (مجموعة قصصية).
– ستمطر حبا(ديوان شعري).
أناي انت أو ثنائية الحرب والسلم ( ديوان شعري).
-بيبليوغرافيا  المترجمات  المغربية للأعمال الابداعية.
-الترجمة الأدبية بين الممكن والمستحيل “حالة الشعر” نموذجا.
بالاضافة الى العديد من الإصدارات الجماعية.
شاركت الدكتورة إلهام اسلامتي في العديد من التظاهرات الثقافية والملتقيات الأدبية والفنية داخل المغرب وخارجه وحازت على جوائز في مجال التوثيق والابداع الأدبي في صنف القصة القصيرة والفيلم الوثائقي.

Abdelouhab MAALMI

Abdelouhab Maalmi est né en 1952 à Fès, Maroc. Il est Docteur d’Etat en sciences politiques de l’Université Bordeaux I, France. Ambassadeur du Maroc au Vatican de 1997 à 2001, professeur depuis 1976 à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l’Université Hassan II, Casablanca. Spécialiste des relations internationales, il enseigne la Théorie des relations internationales, la Géopolitique  et l’Analyse de la politique étrangère.

Il est Membre fondateur du Groupement d’études et de recherches sur la Méditerranée (GERM) (Rabat),  membre de la commission scientifique de l’Annuaire de la Méditerranéedu GERM(dont il est rédacteur en chef depuis avril 2012), de la revue Islamochristiana (Rome), et ancien rédacteur en chef de la revue Prologues (Casablanca). Il est membre honoraire de l’Accademia  Angelica Costantiniana, des Lettres, Arts et Sciences, Rome (novembre 2000) ;Décoré par le Pape Jean-Paul II de la Grand-Croix de l’Ordre de Pie  IX (octobre 1999).

Il a de nombreux travaux de recherches et a donné plusieurs conférences au Maroc et à l’étranger en matière de relations internationales, de géopolitique, de politique étrangère du Maroc, de droit islamique et de dialogue interreligieux. Un intérêt particulier est porté aux problèmes de sécurité et au rôle de  l’OTAN en Méditerranée depuis le début des années quatre-vingt-dix dans le cadre du GERM, de l’enseignement et de la recherche (articles et direction de thèses et mémoires). Il a dirigé et présenté en 2012 les Mélanges offerts en l’honneur du professeur Hassan Ouazzani Chahdi soue le titre Droit et mutations sociales et politiques au Maroc et au Maghreb, Paris, éditions Publisud.

 

Mohamed MOUAQUIT

Docteur d’Etat en Sciences Politiques de l’Université Paris II. France. Il est actuellement professeur  de sciences politiques à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales. Université Hassan II AïnChok de Casablanca.

Driss MAKBOUL

إدريس مقبول، أستاذ التعليم العالي، أكاديمي مغربي، حاصل على الدكتوراه في اللسانيات العامة واللسانيات العربية، مدير مركز ابن غازي للأبحاث والدراسات الاستراتيجية بمكناس، شارك في العديد من المؤتمرات والندوات داخل الوطن وخارجه، له عدد من المؤلفات منها: الأسس الابستمولوجية والتداولية، والأفق التداولي، والمخفي والمعلن في الخطاب الأمريكي، وسؤال المعنى، والإنسان والعمران واللسان، والإرادة والوجود، وما وراء السياسة وغيرها. نال الباحث عددا من الجوائز العربية منها الجائزة العربية للعلوم الإنسانية من المركز العربي للأبحاث ودراسة السياسات والجائزة العالمية لحوار الحضارات وجائزة منتدى كوالالمبور للفكر والحضارة وجائزة المغرب للعلوم الاجتماعية.

Maarouf DAFALI

Mohamed Maarouf Dafali est Vice-Président du Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain.

Docteur d’état en Histoire moderne, il enseigne actuellement à la Faculté de Lettres de Ain Chock.

Mountasser FASSI FIHRI

M. FASSI-FIHRI est dirigeant d’une entreprise dans le secteur des technologies de l’information et administrateur de plusieurs PME marocaines. Il est également consultant expert en organisation et gestion des risques.

Il a été président fondateur de la première association marocaine pour le Risk Management en 2008 et co-auteur d’un ouvrage collectif sur les Indicateurs et Tableaux de bord aux éditions AFNOR.

Habib BELKOUCH

يعمل الحبيب بلكوش خبيرا مستشارا في مجالات حقوق الانسان والعدالة الانتقالية لذى عدد من الهيآت والمؤسسات، وهورئيس مركز دراسات حقوق الإنسان والديمقراطية و مدير مجلة دراسات حقوق الإنسان والديمقراطية ونائب رئيسة إئتلاف “المناصفة دابا”.  تقلد عدة مسؤوليات رسمية ومدنية في مجال حقوق الانسان. وساهم السيد بلكوش في مجموعة من الدراسات والتقارير من بينها تقرير الخمسينية للتنمية البشرية بالمغرب، (2006)، وتقرير وطني حول “أوضاع الطفولة بالمغرب” (اليونيسيف 2007)، وتقرير حول ” حالة الطوارئ الصحية بالمغرب: الحكامة الأمنية وحقوق الإنسان” (يوليو 2020) وتقرير حول أوضاع السجون بالمغرب (دجنبر 2021) كما قام السيد بلكوش بتأطير وتنشيط عشرات الندوات والورشات في .مجالات حقوق الإنسان والعدالة الانتقالية والتحول الديمقراطي على المستوى الوطني والإقليمي والدولي

Mostafa BOUAZIZ

Historien, titulaire d’un Doctorat d’Etat à l’Université Paris I Panthéon –Sorbonne et d’un diplôme de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) de Paris. Il est actuellement Professeur de l’Enseignement Supérieur à l’université Hassan II de Casablanca. Il est également Conseiller scientifique de la revue Zamane et membre fondateur de l’Association Marocaine de la recherche historique.

Mostafa Bouaziz a contribué à la rédaction de plusieurs articles dans la presse marocaine et est aussi l’auteur de plusieurs livres et ouvrages dont : Aux origines de la Koutla démocratique (éditions de la Faculté des lettres Aïn Chok, 1997).

Azelarabe LAHKIM BENNANI

Professeur de philosophie, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Dhar Mehraz, Fès.
Directeur Adjoint du Laboratoire Essor: Droit, Philosophie et Société. Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales, Fès. Université Sidi Momammed Ben Abdellah.
Recherche scientifique:
I-Traduction de l’allemand en arabe:
1996: – Iser W. : Theorie der Literatur. Eine Zeitperspektive. Konstanzer
Universitätsreden: Konstanz, 1992. (arabisch). Editeur
Al Manahil, Fès.
2000: – Wallner F.: Acht Vorlesungen über den Konstruktiven Realismus.
WUV: Wien, 19923
– Wallner F.: Konstruktion der Realität. Von Wittgenstein zum
Konstruktiven Realismus, WUV: Wien, 1992. Les 2 volumes édités en un seul volume chez Info-Print.
2002 – Wallner F.: Science and the Claim of Culture (Manuskript) Info-Print.
2003 – Manfred Frank : Die Grenzen der Verständigung. Afrique-Orient.
Casablanca.
2009 – Wallner F.: Acht Vorlesungen über den Konstruktiven Realismus
WUV: Wien, 19923
– Wallner F.: Konstruktion der Realität. Von Wittgenstein zum
Konstruktiven Realismus, WUV: Wien,
2020 Traduction, introduction et annotation : Jean Greisch : Le buisson ardent et les lumières de la raison, Traduction arabe en 4 tomes. Le Cerf, Dar Kitab Al Jadid, Beirouth, Liban.
2020 Traduction, introduction et annotation: The Fragility of the Goodness. : Martha Nussbaum. Jadawil : Beyrouth, Liban.
II. Articles en langue allemande:
2000 -Karl Bühler, Carl Stumpf und die Brentanoschule. Polare Struktur des Bewusstseins und Darstellungsfunktion. Beiträge zur Geschichte der Sprachwissenschaft, vol. 10: Münster, Nodus Publikationen. Pp.: 131-155.
2003 „Karl Bühler, Carl Stumpf und die Brentanoschule“. Wiederabgedruckt mit leichter Änderung in: „Musik und Sprache. Zur Phänomenologie Von Carl Stumpf.“ Margret Kaiser-El-Safti & Mattias Ballot (Hsg.)(117-130) : Königshausen & Neumann: Würzburg 2003.
2003 ‚ Darstellungsfunktion und Konstruktiver Realismus’. In: Konstruktion und Erziehung. Zum Verhältnis von konstruktivem Denken und pädagogischen Intentionen. K. Greiner & F. Wallner (Hsg.): Verlag Dr. Kovač. Hamburg 2003.
2004 ‚ Kultur und Philosophie an der marokkanischen Universität’.
Polylog. Zeitschrift für interkulturelles Philosophieren Doppelnummer 10-11, Philosophie im 20. Jahrhunderts
Wien Österreich.
2008 Religion und transzendentale Ontologie bei Wittgenstein. In:Phenomenology and Grammar, Jesus Padilla Calvez (Hsg.). Ontos Verlag (Allemagne). Pp. 141- 158.
2010: Integration, Religion und kulturelle Gemeinschaften. In: Intercultural Philosophy. F. Wallner, F. Schmidsberger, F. M. Wimmer (eds.): Peter Lang.
2010 : Fachlexikon für Deutsch als Fremdsprache (Hsg.), Francke 2010.
2011: Religiăo e ontologia transcendental em Wittgenstein. In:
Fenomenologia como Gramătica, Fundaçăo Universidade de Brasilia, 2011.
2012: Der arabische Frühling aus der Perspektive der Menschenrechte. In: MenschenrechtsMagazin, April, 2012, Universität Potsdamm.
2012 Humanitäre Interventionen und die geopolitische Instrumentalisierung der Menschenrechte. In: Kultur, Identität und Menschenrechte. Sarhan Dhouib (eds.):Velbrück Wissenschaft.
2012 Vom Rechtsstaat zum Sozialstaat. Der arabische Frühling. Nr. 28. Polylog pp.75-87.
2013 ¨Philippe Brunozzi, Sarhan Dhouib, Walter Pfannkuche (Hg.) :
Transkulturalität der Menschenrechte. Arabische, Chinesische und europäische Perspektiven. Verlag Karl Alber. P P. 199-213.
2013 Leo Weisgerber und die keltische Sprache als politisches Problem. P. 93-98. Zeitschrift der Philosophischen Fakultät Dhar Elmehraz Fès. Sonderreihe, 2013.
2013 Agonistische Demokratie, Lebensformen und Wertpluralismus. Zeitschrift : Phaenomena. Eds. Dean Komel.
2014 : Gewohnheit, positives Recht und Demokratie. In: Demokratie, Pluralismus und Menschenrechte. Transkulturelle Perspektiven. (S. Dhouib eds.)
2017 Der Protest und die Verpflichtung zur Einhaltung der Gesetze bei dem marokkanischen Philosophen Taha Abd Ar-rahmane. In: Historizizität und Transzendenz im Islam. (J. Beabdeljelil eds.). Islam im Diskurs Band 4. Frankfurter Schriften zum Islam. EB Verlag: Berlin. 193- 212.
2018 Das gesetzliche Unrecht Und das ungesetzliche Recht aus der Perspektive des islamischen Rechts. In: Hikma, Journal of Islamic Theology and Religious Education. . Volume 9, Heft/issue 1, V & R. Göttingen. P. 68-83.
2018 Engagierte Literatur und Kulturkritik in Marokko in den 1960er und 1970er Jahren. In: Kultur als Protest. (S. Dhouib ed.). Delbrück, p. 397-414
2020 Toleranz angesichts des „Feinds“ und die Regeln des Rechts. In: Toleranz. Sarhan Dhouib eds. Velbrück, Frankfurt/M.
III. Livres:
2003 – Recueil d’articles: Musik und Sprache. Zur Phänomenologie von Carl Stumpf. Margret Kaiser-El-Safti & Mattias Ballod (Hrsg.) Karl Bühler und Carl Stumpf und die Brentanoschule (117-130) Königshausen & Neumann, Würzburg.
2003 – الظاهراتية وفلسفة اللغة. تظور مباحث الدلالة في الفلسفة النمساوية، أفريقيا الشرق 3002
2007 – Herméneutique, Esthétique et Théologie. Azelarabe Lahkim Bennani (Hsg.). Actes d’un colloque. Faculé des Lettres et des Sciences Humaines (Dhar Mehraz): Imprimerie Al Ufuk Fès.
2017 الاحتجاج بين القانون والفلسفة. مقالات في الفلسفة والآخلاق. منشورات مختبر الدراسات الرشدية،
جامعة سيدي محمد بن عبد الله فاس
IV. Articles en anglais:
2007 The Public Sphere’s Metamorphosis. The Triangular Relation
Between the NGO, the State and the Globalization: IRIE, vol. 7
2021: Penal law in Islam : The shift from the God’ perspective to the Human One. In: Agus Wahyudi eds.: Social Justice. University Gadjah Mada University Press, Indonesia.
Hermeneutics and social theory. In: CULTURAL HERITAGE: AT THE INTERSECTION OF THE HUMANITIES AND THE SCIENCES.
PROCEEDINGS OF THE HUMBOLDT-KOLLEG (JORDAN, 16-18 APRIL 2019). Reihe: Archäologie: Forschung und Wissenschaft. Bd. 7, ISBN 978-3-643-91252-7.
Coopération internationale:
Coordinateur scientifique des Programmes ERASMUS Plus:
– Université Vienne (Institut IRPA 2017)
– Université Erlangen Allemagne (2018-2019)
– Université Erlangen Allemagne (2020-2023)
– STAFF MOBILITY FOR TEACHING MOBILITY AGREEMENT. Academic year 2017/18 / 20022 between Université Sidi Mohammed Ben Abdellah. Friedrich-Alexander-Universität Erlangen-Nürnberg, , Germany PHIL – Philosophische Fakultät und Departement Theologie, Department islamisch-Religiöse Studien ERASMUS Koordination institutionelle.
– STAFF MOBILITY FOR TEACHING MOBILITY AGREEMENT. Academic year 2018 / 2022 between Université Sidi Mohammed Ben Abdellah.Université Vechta Allemagne. Koordination institutionelle.
– Projet DAAD- Dialogue avec le Monde musulman (2018- 2019-31 décembre 2020) avec la collaboration de quatre universités allemande,
tunisienne, indonésienne et marocaine. Coordinateur allemand : Pr. Dr. Jean Christophe Merle, adresse Mail : jean-christophe.merle@uni.vechta.de. : 4 participants de chaque pays, à savoir Un senior Prof., un Post. Doc. Prof. Un étudiant, 3 mois de bourse, un étudiant, invité au colloque. L’ensemble est de 61 participants, pour 6 colloques à chaque fois dans un pays différent.
Rayonnement international :
I. Membre des Comités Scientifiques des revues internationales suivantes :
Journal of Religion and Transformation. Interdisciplinary Journal of Religion and Transformation in contemporary Society. Unipress, Vienna University Press.
Membre du Comité Scientifique de la revue internationale : Δ O ΚOξ Philosophical Review Vol. 25-26 2020 ISSN : 1989-0202 eISSN : 1989- 2020.
II. Professeur encadrant de la bourse de recherche Feodor- Lynen (Allemagne) du Dr. Sarhan Dhouib: Auffassungen und Begründungsmodelle von Toleranz um 1900 in der arabischsprachigen Philosophie. Zum Wandel normativer Konzepte.
III. Ambassadeur scientifique de la la Fondation Alexander von Humboldt (2017- 2021).

الأخلاق السياسية وبناء الديمقراطية في فكر محمد بلحسن الوزاني

 إدريس مقبول

تسعى الورقة إلى تسليط الضوء على العلاقة التي يلمسها القارئ لفكر الرائد محمد بلحسن الوزاني بين السياسة باعتبارها ممارسة أخلاقية وحاجة المجتمعات إلى الديمقراطية من أجل تحقيق الجوهر الإنساني في العمران البشري.

في الخروج من الاستعمار كما في الخروج من الاستبداد لابد من مرجعية أخلاقية دافعة لتحقيق الغاية التحررية وترسيخها وإرساء وجود إنساني خارج كل أنماط  التقييد والحَجْر، في الورقة نبين كيف دافع محمد بلحسن الوزاني المفكر الطليعي والذي سبق عصره عن الديمقراطية التداولية وعن فكرة التعاقد وتجديد التعاقد وعن العقل التشاوري والتشاركي بلغة هابرماس من أجل تجاوز مسارات الأزمة وتجاوز الجمود الذي يفضي إلى تعطيل آليات الإبداع داخل المجتمعات مع وجود دساتير صورية تكاد تكون بدون روح.

Mohamed Hassan Ouazzani confronté à la question de la « libre pensée »

Mohamed Mouaquit

Le thème de la « libre pensée » apparaît dans un écrit polémique de MHO daté de 1933. Comment MHO affronte-t-il la question ? Celle-ci met à l’épreuve la conviction libérale de l’auteur. Ma contribution cherchera à éclairer la position de MHO sur cette question et à évaluer son libéralisme.

الديمقراطية ومرتكزات البناء : التحدي الثقافي وأزمة آليات الوساطة

الحبيب بلكوش

لا شك ان الاختيار الديمقراطي لم يعد محط جدل أو تشكيك من طرف مختلف الفاعلين السياسيين باعتباره النمط الذي يسمح بتدبير الاختلاف سلميا ويفتح باب المشاركة أمام المواطن ويوفر شروط المسؤولية والمساءلة بقدر ما يحمي حرية الرأي والاختيار. إلا أن مسار التحولات عبر العالم، وحتى في الديمقراطيات العريقة، أبان عن حدود الممارسة الديمقراطية والتحديات التي تواجهها أشكال التعبير والمشاركة بشكل جعل الدعوة تتنامى لفتح أفق أرحب لآلياتها.

وقد اصبح التحدي أكثر جسامة في الدول الحديثة العهد بنمط الحكم هذا من حيث الخصاص والتشوهالذين إلتصقا بالممارسة السياسية وصل حد التشكيك في جدواها وفي النخب التي افرزتها.

وقد طرحت التجربة المغربية هذه التحديات على أكثر من واجهة جعلت خطاب الديمقراطية يتسع، وإفرازات خللها تتعمق،وإعمال النظر والتحليل في الممارسة والآليات يدعو إلى الوقوف على بواعث قلق عميق من آفاق التحولات وما قد تفرزه من مخاطر ونخب.

ومعلوم أن الديمقراطية إن كانت هي نظام حكم، فإنها أيضا ثقافة تنبني على مواطنة كاملة، ومشروع تحمله وترسخ أسسه نخب وهيآت لها مسؤولية في حمايته وتطوير آلياته.

فإلى أي حد استطاعت التجربة المغربية، خاصة منذ ما اصطلح عليه “التناوب التوافقي”، وبالخصوص منذ اعتماد دستور 2011، ان تشق طريق ارساء مشروع ديمقراطي؟ وما دور الفاعل السياسي الحزبي أساسا في ما آلت إليه الممارسة وما أفرزته من مظاهر جعلت المواطن لا ينخرط في آلياتها ومحطاتها سواء المؤسساتية أو الحزبية أو الانتخابية …؟ وهل استطاع الاختيار الديمقراطي أن يؤصل التجربة من خلال نشر ثقافة الديمقراطية داخل المجتمع أو على الأقل في صفوف أعضائه وآلياته التنظيمية؟ وما هي مؤشرات التحديات التي تعيق التطور وتنذر بما قد يعصف حتى بما يتحقق؟ …

تلكم بعض من الأسئلة التي تطرح بحدة في واقعنا إثر ما أفرزته الممارسة، علما بأنها أسئلة مطروحة منذ عقود في فكر أحد رواد الإصلاح المغربي ذ. محمد حسن الوزاني.

“La Démocratie Marocaine” entre verticalité et dialogue, les défis du XXIème siècle 

Mostafa Bouaziz

Ma communication se propose de partir de deux idées fondatrices de la pensée , pléthorique , de Mohammed Hassan Ouazzani , celle du dialogue et celle du lien de droit . À travers ces deux concepts centraux , La communication tentera de montrer comment la verticalité , érigée en mode de gouvernance , marginalise , voir méprise , toute tentative de dialogue , et ainsi elle hypothèque l’émergence d’une citoyenneté positive .
La communication essayera , en même temps , de montre comment les passe-droit qui transcendent les liens sociaux consolident les bases d’une communauté de clientèles et non d’une société démocratique .
La communication illustrera le propos par des exemples empruntés à différents secteurs de la vie publique .

Mot d’accueil de Dr. Houria Ouazzani, Presidente du Centre Mohamed Hassan Ouazzani.

Hommage et Allocution de Bienvenue

Première Séance

Première Séance - Débat et Discussion

Deuxième Séance

Deuxième Séance - Débat et Discussion

Troisième Séance

Troisième Séance - Débat et Discussion

Synthèse et Conclusion de la Journée d’études

Démocratie et Développement au Maroc : Potentialités et Limites

Mesdames, Messieurs, Chers Membres

En référence aux idées de Mohamed Hassan Ouazzani, à l’occasion de la 42ème commémoration de son décès (1910-1978) et à l’occasion de la Journée Internationale de la Démocratie, le Centre a organisé une visioconférence intitulée :

Démocratie et Développement au Maroc : Potentialités et Limites

Samedi 02 Octobre 2021 à 14h00 

Avec la participation de :  

 Monsieur Mostafa Bouaziz, Historien, Professeur de l’Enseignement Supérieur et Président de la séance.

 Monsieur Mohamed Mouaquit, Professeur de Sciences Politiques à l’Université Hassan II de Casablanca.

Madame Latifa El Bouhsini, Universitaire spécialiste de l’Histoire des Femmes.

 Monsieur Reda Benkirane, Sociologue et Spécialiste en Affaires Internationales.

Monsieur Maarouf Dafali, Historien et Professeur de l’Enseignement Supérieur 

Nous vous remercions d’avoir suivi la séance qui a été  diffusée en direct sur notre chaîne YouTube :

 www.youtube.com/user/FondationMHO

Avec nos meilleures salutations.

Mostafa Bouaziz

Historien, titulaire d’un Doctorat d’Etat à l’Université Paris I Panthéon –Sorbonne et d’un diplôme de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) de Paris. Il est actuellement Professeur de l’Enseignement Supérieur à l’université Hassan II de Casablanca. Il est également Conseiller scientifique de la revue Zamane et membre fondateur de l’Association Marocaine de la recherche historique.

Mostafa Bouaziz a contribué à la rédaction de plusieurs articles dans la presse marocaine et est aussi l’auteur de plusieurs livres et ouvrages dont : Aux origines de la Koutla démocratique (éditions de la Faculté des lettres Aïn Chok, 1997).

Mohamed Mouaquit

Mohamed Mouaquit est  docteur d’Etat en Sciences Politiques de l’Université Paris II. France. Il est actuellement professeur  de sciences politiques à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales. Université Hassan II AïnChok de Casablanca…Lire la suite.

 

Latifa El Bouhsini

Latifa El Bouhsini est professeure à la faculté des sciences de l’éducation à Rabat, formatrice spécialiste de l’approche genre et droits des femmes. Elle est membre du bureau national de l’École citoyenne des études politiques au Maroc depuis 2012.

Latifa El Bouhsini est docteure en histoire des civilisations, chercheuse dans le domaine de l’histoire des femmes et du mouvement féministe au Maroc. Activiste féministe de gauche, elle est également fondatrice de l’Union d’action féministe en  et membre du bureau national de l’organisation marocaine des droits de l’homme.

Publications en français 

  • Les métiers féminins dans le Maroc médiéval, Ouvrage collectif, Université Ibn Tofaïl, 2005.
  • Le féminisme au Maroc : histoire d’une évolution difficile, 2008.
  • Mouvement des droits humains des femmes : approche historique et archivistique, Ouvrage, 2014.
  • Maroc : acquis et limites du mouvement des femmes dans un ouvrage collectif intitulé, « Etat des résistances dans le Sud Mouvements de femmes », éd, Syllepse, décembre 2015.
  • Une lutte pour l’égalité racontée par les féministes marocaines, la revue « Rives », Université d’Aix-en Provence, mars 2016.
  • L’évolution historique de la participation politique des femmes au Maroc : lecture critique selon l’approche genre, ouvrage collectif, Université Cadi Ayad, Marrakech, 2016.
  • “Les rescapées de l’oubli dans les écrits et dans l’historiographie du
    Maroc entre le XIème et le XIVème siècle, Hesperis-Tamuda, Vol-56, 2021.

Reda Benkirane

Reda Benkirane est titulaire d’un master en études du développement et d’un DEA en sociologie urbaine et anthropologie culturelle de l’institut des hautes études internationales et du développement de Genève, d’un doctorat en philosophie de l’université de Lyon, est sociologue et expert auprès des Nations Unies et d’agences internationales.

Site personnel : www.archipress.org/reda

Livres 

Dernier ouvrage paru : Islam, à la reconquête du sens, Casablanca, La Croisée des Chemins, 2021.

Démographie et géopolitique. Étude critique des travaux d’Emmanuel Todd, Paris, Hermann, 2015.

La Complexité, vertiges et promesses. Dix-huit histoires de sciences, Paris, Le Pommier, 2002, 2006 et 2013.

Le Désarroi identitaire. Jeunesse, arabité et islamité contemporaines, préface de Salah Stétié, Paris, Cerf, 2004 ; Casablanca, La Croisée des Chemins, 2012.

 

Mohamed Maarouf Dafali

Mohamed Maarouf Dafali est Vice-Président du Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain.

Docteur d’état en Histoire moderne, il enseigne actuellement à la Faculté de Lettres de Ain Chock.

 

Droits des femmes et combat démocratique au Maroc

Latifa El Bouhsini

La question des droits des femmes a constitué un des leviers du combat pour la construction d’un Etat indépendant et démocratique. L’évolution progressive de la situation des femmes notamment dans des domaines tels que l’éducation et l’emploi salarié a contribué à l’émergence d’une élite militante féministe qui a réussi à positionner cette question au cœur de l’agenda relatif au développement. Par ailleurs, l’expérience marocaine des luttes pour la reconnaissance de l’égalité femmes hommes a démontré que cette dernière est tributaire du combat pour la démocratie et les progrès en matière de développement. Les énormes défis que pose la problématique des droits des femmes au Maroc nécessite son inscription dans une vision plus large et appelle une prise de conscience qui capitalise sur les leçons des différentes expériences précédentes.

Brève histoire du développement.Évolution, critique et dépassement

Reda Benkirane

La notion de développement est intimement liée à la modernisation et à l’édification d’États-nations,eux-mêmes en compétition pour la croissance économique et l’octroi de puissance géopolitique qu’elle confère. Depuis deux siècles, le développement a eu différentes significations, au fur et à mesure qu’ils’est déployé et généralisé, et que ses conséquences immédiates sur les sociétés et l’environnement se sont manifestées. Une brève histoire du développement permet d’appréhender l’évolution de cette notion de frappe occidentale, sa critique par diverses institutions et théories spécialisées et son dépassement à l’heure de l’« alerte rouge pour l’humanité » signalée par les rapports successifs sur le réchauffement climatique d’origine humaine et les conséquences catastrophiques qui se font déjà voir un peu partout : augmentation de la température moyenne,démultiplication des cataclysmes naturels, raréfaction des ressources naturelles, étalement du continent plastique au sein des océans,  élévation du niveau de la mer, disparition de territoires insulaires, inégalités fractales et migrations de populations. A l’échelle mondiale, le défi n’est plus tant d’opter pour d’autres modèles de développement, mais de trouver une alternative viable au développement, à la croissance et aux excroissances engendrées par le primat économique – libre-échange et laisser-faire –, la marchandisation et la consommation infinie.

 

 التنمية السياسية أساس التنمية الشاملة : اطلالة على الرؤية التنموية لدى محمد بن الحسن الوزاني

  محمد معروف الدفالي

يهتم الموضوع باختلاف الاقطاب الرئيسيه للحركة الوطنية في العقدين الأولين لعهد الاستقلال حول الوسائل  والعمليات التنموية القادرة على مواجهة التحديات الجديدة للمغرب المستقل وتحضيره للمستقبل . وبمحاورة اقتراح محمد بن الحسن الوزاني انطلاقا من قناعاته الليبرالية ، استراتيجية الاعتماد على بناء المؤسسات الديمقراطية ، إيمانا منه باولوية التنمية السياسية ، وبقدرتهاعلى فتح المجال لغيرها ، من تنمية اقتصادية واجتماعية ، وكذا دورها في الانفتاح على مداخل الحداثة .والمعاصرة

Démocratie et Développement au Maroc : Potentialités et Limites

Mohamed MOUAQIT

Mohamed MOUAQIT est  docteur d’Etat en Sciences Politiques de l’Université Paris II. France. Il est actuellement professeur  de sciences politiques à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales. Université Hassan II AïnChok de Casablanca.

Thèmes de recherche

L’Histoire de la pensée politique, la sociologie politique, le Droit public musulman, la philosophie politique et les Droits de l’Homme.

Participation à un programme de recherche en cours

« Andromaque » : Anthropologie du droit dans les mondes musulmans africains et asiatiques. Programme internationalde recherche sous la direction de Baudoin Dupret.

Publications et contributions à ouvrages collectifs:

 Ouvrages :

Marginalité de la charia et centralité de la Commanderie des croyants : le cas paradoxal du Maroc. In : La charia aujourd’hui. Usages de la référence au droit islamique ; Baudouin Dupret (dir.). Editeur : La Découverte ; 2012.

Rationalisation et crédulité. Sur l’obscurantisme dans le monde musulman. In : L’Obscurantisme, Formes anciennes et nouvelles d’une notion controversée. Erwan Sommerer et Jean Zaganiaris (coord.) Editions L’Harmattan.2010.

M. MOUAQIT. L’idéal égalitaire féminin à l’œuvre au Maroc. Féminisme, Islam(isme), sécularisme. Editions l’Harmattan. 2009

Droit public musulman. Aspects classiques et contemporains. Editions Afrique-Orient. 2011.

Constitutionnalisme versus « fiq’hisme ». Evolution et limites de l’Etat de droit au Maroc. In : Democracy Building and Democracy Erosion: Political Change North and South of the Mediterranean (Hardcover). by Eberhard Kienle(Editor).  2009.

L’évolution du statut juridique des femmes au Maroc. De la Moudawana au Nouveau code de la famille. In : Geschlechterordnungen in Nordafrika-Umbrüche und perspectiven in literatur, film und gesellschaft. S. Gehrmann/M. Gilzmer (sous la direction de). 2008.

Mohamed MOUAQIT. Cambiamento politico, società civile e globalizzazione: il caso del Marocco. In Società globale E africa musulmana. Sous la direction de Anna Balidinetti. Rubbetino Editori. 2004.

Mohamed MOUAQIT. Du despotisme à la démocratie. Héritage et rupture dans la pensée politique arabo-musulmane. Editions le Fennec. 2003.

Sous la direction de Salma Al-khadra Al-Jayyoushi. Les droits de l’Homme dans la pensée arabe. Etudes sur les textes. Markaz Dirassat Al Wahda Al Arabia. 2002. En arabe. (Ma contribution porte le titre : Les droits de l’Homme dans la pensée maghrébine).

Ouvrage collectif. La révolution tranquille. De la Moudawwana au code de la famille. Editions Manchourate Azzamane. 2003. En arabe. (Le titre de ma contribution est : Le droit de la famille. L’inscription de l’Etat dans la stratégie de modernisation).

Féminin/Masculin. La marche vers l’égalité au Maroc. 1993-2003. H. Alami M’chchi. M. Benradi. A. Chaker. M. Mouaqit. M.S. Saadi. A. Yaakoubd. FESMAROC. 2004.

Ouvrage collectif. Les femmes entre violences et stratégies de liberté. Maghreb Europe du Sud. Sous la direction de Christiane Veauvy Marguerite Rollinde et  Mireille Azzoug. Editions Bouchene. 2004. Titre de ma contribution : « “ Dés-assujettissement ” des femmes et modernisation de l’État au Maroc et dans le monde arabo-musulman ».

Ouvrage collectif. La société civile au Maroc. L’émergence de nouveaux acteurs de développement. Sous la direction de Maria-Angels ROQUE. Myriam CATUSSE ; Mohamed MOUAQIT ; Omar OUAKRIM ; Mohamed SGHIR JANJAR ; Mohamed TOZY. Publisud. IEMed. Sochepress. 2004.

Penseurs maghrébins contemporains (en collaboration). EDDIF. Casablanca. 1ère édition : 1993. 2ème édition : 1996.

Mohamed MOUAQIT. Liberté et libertés publiques. EDDIF. 1996.

Ouvrage collectif. L’Etat de droit dans le monde arabe. Ouvrage collectif sous la direction de A. MAHIOU. CNRS Editions. 1997. (Ma contribution porte le titre « Le mouvement des droits de l’homme au Maroc. Du Makhzen à l’Etat de droit »).

Les droits de l’Homme sont-ils universels ? In : La communauté internationale et les droits de la personne humaine. Fondation du Roi Abduk-Aziz Al-Saoud pour les études islamiques et les sciences humaines. 2001.

L’ijtihâd peut-il libérer la femme musulmane ? Question féminine et rôle de l’Ijtihâd en Islam. Ed. Obvision. 2000.

M. MOUAQIT. La réforme du droit de la famille. Cinquante années de débats. Anthologie de textes.  Prologues. Revue maghrébine du livre. Hors série n° 2. 2002.

Sous la direction de M. MOUAQIT. La réforme du droit de la famille. Cinquante années de débats. Actes de la rencontre organisée le 27 octobre 2001. Prologues. Revue maghrébine du livre. Hors série n° 3. 2002.

Sous la direction de M. MOUAQIT. Les possibilités d’une herméneutique favorable à une réforme substantielle du droit de la famille. Actes de la rencontre organisée le 18 mai 2002. Prologues. Revue maghrébine du livre. Hors série n° 4. 2002.

Disposition culturelle/axiologique du juge et interprétation du nouveau code de la famille. In : Le code de la famille. Perceptions et pratique judiciaire. Ouvrage collectif. FES (Friedrich Ebert Stiftung) MAROC. 2007.

Articles et études :

La liberté de l’individu au Maroc. Esquisse d’une histoire pénale. Revue Marocaine de Droit et d’Economie du Développement. N° 29. 1993. pp. 29-55. A consulter Ici. 

La Journée Internationale des Droits de la Femme

*Cliquez sur les liens en couleur pour plus de détails

 

“La question des droits humains – des femmes notamment – et de leur développement au Maroc est un des objectifs essentiels de notre Centre.

Cette question est en effet au cœur de toute société démocratique : aucun Etat ne peut se réclamer de la démocratie s’il ne respecte pas les principes de la Déclaration universelle des Droits de l’homme et de tous les engagements conventionnels et législatifs qui sont venus compléter la déclaration de 1948.

Dans tous les pays, le respect des principes des droits de l’homme et leur mise en œuvre par les gouvernements est un combat incessant de contrôle, de vérification et de légitimation des mesures prises. En ce qui concerne la situation de la femme dans la société musulmane, notre Centre l’a abordée dans ses conférences et colloques.

Dans la séance du 25 mai 2015, le professeur Abdallah Chérif Ouazzani  a commenté l’ouvrage de Mohamed Hassan Ouazzani “Islam, Société et Civilisation”, en particulier le chapitre qui traite de la situation de la femme en Islam avec une perspective d’avenir d’une société démocratique.

Lors de la Journée commémorative du 15 septembre 2015, le professeur Mohamed Mouaquit a traité de « La question de la femme à la lumière des écrits de Mohamed Hassan Ouazzani ».

Lors de la conférence du 24 mars 2016, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le professeur Abdelhakim Chafai et le professeur Hassan Ouazzani-Chahdi ont traité le sujet ” Les droits de la femme au Maroc – حقوق النساء بالمغرب بين طموحات الكونية و إكراهات الخصوصية “.

Le 19 octobre 2017, ” Les Soulaliyates en mouvement: lutte pour l’égalité et le droit à la terre ” par professeure Fadma Ait Mous et professeur Mohammed Mouaquit.

Le 7 mars 2018, ” L’approche “genre” au Maroc: acquis et perspectives “, par professeure Rachida Naciri et professeur Monssef Sedki Alaoui.

Dans plusieurs interventions, notamment dans le documentaire “رواد” de la chaîne Al OULA et dans “Etat et société au Maroc – les défis du monde moderne” (p.221-231),  la professeure Jawhara Filali-Baba, a exposé divers aspects du rôle de la femme dans la société marocaine, selon la pensée de Mohamed Hassan Ouazzani.

Dans son combat pour la libération du Maroc et pour la modernisation de la société, mon père Mohamed Hassan Ouazzani a accordé une priorité à l’organisation et à l’éducation civique et professionnelle de la femme. Il était d’ailleurs conscient du rôle qu’ont joué les femmes – mères, épouses, filles de résistants – dans la libération de notre pays.

C’est avec une grande émotion que je dois évoquer la mère de mon père Mohamed Hassan Ouazzani – Lalla Halima – qui n’a cessé de soutenir son fils, déjà dans ses études, puis tout au long de son action militante. C’est elle qui a fondé à Fès la première section des « Sœurs de la Pureté » Akhawat Assafa, tandis que ma tante – Lalla Zina disparue en 2015 – en était la trésorière. C’est aussi une femme courageuse de Fès, Madame Amraoui, qui a formulé publiquement les premières revendications de la femme marocaine en 1943, donc plusieurs années avant la création par un groupe de femmes du PDI de l’Association des femmes marocaines à Casablanca, en 1948.

Je tiens aussi à rendre hommage à ma mère –Lalla Oum Keltoum – pour le soutien indéfectible accordé à mon père, durant son long exil, loin de Fès, puis à l’étranger, assumant avec dignité et abnégation la charge de sa famille, l’éducation de ses enfants : pour elle aussi sans doute, l’amour pour son mari se confondait avec l’amour de son pays. Une femme exemplaire !

Une des grandes figures du militantisme féminin et syndicaliste engagée, – disparue en 2016 – une inconditionnelle de la lutte pour l’évolution de la femme dans la société, est la légendaire Lalla Zahra Skallia (La Ahma): elle a été une des premières figures emblématiques de la « Jeunesse démocratique » (Maghreb El Ghad) et dans Akhawat Assafa ensuite : je tiens à lui rendre un grand hommage !

Lors du premier congrès féminin organisé à Fès les 12 et 13 décembre 1947, Lalla Habiba Guessous, présidente du congrès, Lalla Amina Haram, secrétaire générale du congrès et Lalla Zineb Alaouia, représentante de la région de Salé ont défini tous les points de revendications (p.10-13) et tous les droits réclamés par toutes les femmes marocaines de l’association de Akhawat Assafa dans plusieurs villes du Maroc.

Lalla Habiba Guessous, présidente de l’association Akhawat Assafa, a prononcé le 11 mars 1951 un discours (p.43-49) qui présente un rapport détaillé et rappelle les objectifs réalisés par le mouvement féminin dans “Al-Maghreb Al-Aqsa”.

Des témoignages de la lutte des femmes pour l’égalité, pour le respect de leurs droits fondamentaux, nous en trouvons un grand nombre en consultant le journal du PDI « Démocratie », publié en 1957-1958 ! Ces témoignages de lutte, de revendications franches sont accessibles sur ce site dans leur intégralité. Mais il faudrait pouvoir recueillir les témoignages non écrits, les souvenirs de celles qui ont pris part à ce combat.

A l’aube de l’indépendance, cette lutte des femmes s’est nourrie de l’énorme espoir de la marche vers un Maroc nouveau, prospère et juste pour toute la nation. Hélas, la désillusion a été cruelle !

En relisant certains de ces appels, les prises de position qui ont suivi l’accession à l’indépendance en 1956, on peut constater que la société marocaine a été bloquée pendant longtemps, la marche vers la libération de la femme et de la reconnaissance de ses droits a été très lente ; elle est loin des promesses escomptées au moment de l’indépendance, il y a soixante-cinq ans !

Pourtant, il faut reconnaître que des étapes importantes ont été franchies dans le sens d’une amélioration significative des conditions de la femme marocaine sur le plan privé et public dans la Nouvelle Moudawana et la Constitution de 2011. Je tiens à rendre un vibrant hommage aux initiatives novatrices et courageuses de Sa Majesté le Roi Mohamed VI qui accorde une place de plus en plus importante à la femme dans la société marocaine et à l’extension de ses droits.”

Dr. Houria Ouazzani

Présidente du Centre Mohamed Hassan Ouazzani

Historique de la Journée Internationale des Droits de la Femme

La journée internationale des droits des femmes ou journée des droits des femmes ou encore journée des femmes est célébrée dans de nombreux pays à travers le monde le 8 mars. Les droits de la femme font partie intégrante des droits de l’homme, mais de nombreuses femmes voient leurs droits remis en question, limités ou réduits. Les femmes voient aujourd’hui un peu plus rongés leurs droits au regard de la loi, qui n’ont jamais été égaux à ceux des hommes sur aucun des continents. Cette journée internationale de lutte des femmes encourage la mobilisation et le militantisme pour promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Le saviez-vous ? La « Journée de la Femme » n’existe pas ! Dites plutôt « Journée des femmes ».

3 questions sur la journée internationale des droits de la femme

Certaines journées ont des symboliques plus fortes que d’autres puisqu’elles sont dédiées à des thèmes bien particuliers : environnement, santé, patrimoine…Mais d’où vient le thème de la journée internationale des droits des femmes ? Voici 3 réponses pour en savoir plus sur cette journée.

Quelle est l’origine de cette fameuse date ?

La Journée nationale des femmes est attribuée aux socialistes américaines qui célèbrent une journée dédiée à l’égalité des droits civiques en 1909. Par la suite, une journaliste allemande encouragera toutes les femmes socialistes de tous les pays à organiser chaque année une Journée internationale des femmes au cours de la seconde conférence internationale des femmes socialistes en 1910. Les Nations Unies officialisent ensuite la journée du 8 mars dès 1977.

Quel rapport avec la révolution russe ?

La Journée des femmes est oubliée lors de la Première Guerre mondiale mais les femmes russes la remettent au goût du jour le 8 mars 1917 lors d’une grande manifestation ouvrière à Saint-Pétesbourg où elles réclament le retour des hommes du front ainsi que du pain. C’est un des premiers actes qui vont conduire à la révolution russe ainsi qu’à l’abdication du Tsar. Cette journée du 8 mars est alors inscrite comme une célébration de la femme et du communisme dans le calendrier de nombreux pays de l’Est.

Qu’en est-il de la France ?

Si les Nations Unis reconnaissent cette journée depuis 1977, la France l’inscrit dans son calendrier seulement en 1982 sous l’impulsion d’Yvette Roudy qui est alors la ministre déléguée aux droits des femmes. Le 8 mars de la même année donne alors lieu à de nombreuses manifestations et est marqué par un discours de François Mitterrand, le président de l’époque, ainsi qu’une réception donnée à l’Elysée où il reçoit 450 femmes de milieux socioprofessionnels différents et d’associations féministes. Cette journée conduit à de nombreuses mesures en faveur des droits des femmes.

Et qu’en est-il du Maroc ?

 

Maroc : comprendre la faible participation des femmes à la vie active

L’insertion des femmes sur le marché du travail est une difficulté chronique au Maroc. Pourtant, les avantages d’une participation accrue des femmes à la population active sont évidents, tant sur le plan macroéconomique, où elle permettrait d’améliorer la capacité de production du pays et de soutenir la croissance, que sur le plan microéconomique, où elle se traduirait par une plus grande reconnaissance sociale des femmes, avec à la clé un investissement des ménages plus important dans l’éducation et la santé.

À ce jour, le peu d’études microéconomiques examinant les raisons pour lesquelles la participation des femmes demeure si faible au Maroc sont pour la plupart dépassées. Dans un document de travail intitulé Trends and Determinants of Female Labor Force Participation in Morocco: An Initial Exploratory Analysis (a), nous nous penchons sur les défis auxquels le Maroc est confronté. Notre travail dresse dans un premier temps le profil de la main-d’œuvre marocaine, les facteurs démographiques jouant un rôle clé dans les taux d’activité. Dans un deuxième temps, nous analysons les caractéristiques qui défavorisent les femmes, au niveau individuel et des ménages. Les données proviennent de 18 enquêtes nationales sur l’emploi réalisées entre 2001 et 2018, trois enquêtes mondiales sur les valeurs menées entre 2001 et 2011, ainsi que de quatre enquêtes de l’Arab Barometer conduites de 2006 à 2017.

Au Maroc, le taux de participation des femmes à la population active reste l’un des plus bas du monde. Il a même régressé en vingt ans, malgré un PIB par habitant plus élevé, un taux de fécondité plus faible   et un meilleur accès à l’éducation. Avec un taux de 21,6 % en 2018, le Maroc occupait en 2018 la 180e place sur un échantillon de 189 pays. En d’autres termes, 78,4 % des Marocaines âgées de 15 à 65 ans n’étaient ni en activité ni à la recherche d’un emploi.

En outre, dans une région — Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) — traditionnellement marquée par un faible niveau d’activité féminine, le Maroc figure parmi les rares pays qui ont connu une baisse prolongée de ces taux, et ce depuis le plus longtemps : la participation des Marocaines au marché du travail a culminé à 26,3 % en 2004. Si cette tendance persistait, le taux d’activité féminine au Maroc pourrait être inférieur à la moyenne régionale (21%). 

La démographie : un élément clé 

L’étude des caractéristiques de la main-d’œuvre marocaine nous indique que, même si le taux d’activité des femmes et des hommes a globalement diminué ces vingt dernières années, un écart de 50 points de pourcentage persiste entre les sexes (figure 1), avec des dynamiques différentes en zones urbaines ou rurales. Chez les hommes, ce fléchissement concerne en majorité les jeunes, en raison de leur plus grande scolarisation ; chez les femmes, cette tendance à la baisse touche tous les âges sans être nécessairement corrélée aux études. Ces aspects démographiques ont une incidence sur le taux d’activité, mais aussi sur l’emploi et le chômage.

Figure 1. Taux d’activité des femmes et des hommes : de fortes disparités persistent 

 

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Source : HCP Enquête National sur l’emploi (ENE), 2001-2018

Globalement, ces tendances mettent au jour l’existence de deux marchés du travail distincts : l’un en milieu rural, où l’emploi et l’activité sont plus élevés chez les deux sexes, et l’autre en milieu urbain, où l’inactivité, très majoritaire chez les femmes, reste relativement faible chez les hommes, mais gagne du terrain.

L’importance des rôles assignés à chaque sexe, notamment pour l’activité des femmes

Quels freins entravent l’insertion des femmes sur le marché du travail ? Pour répondre à cette question, nous avons recouru à des modèles probit et à un modèle logit multinomial. D’après nos résultats, certaines caractéristiques chez les individus et dans les ménages font obstacle à l’activité des femmes, la création d’emplois urbains au Maroc n’ayant pas contrebalancé la destruction d’emplois agricoles. Ces caractéristiques s’ajoutent au préalable d’une baisse globale du taux d’activité pour les deux sexes. Voici les principales conclusions de notre étude :

  • Il y a corrélation entre hausse du niveau d’instruction et augmentation du taux d’activité chez les femmes, même si ce lien s’effrite au fil du temps. L’éducation des femmes a un impact très inégal, selon les régions et le niveau d’instruction ;
  • Au sein d’un foyer, plus le chef de famille est instruit, plus il y a de chances qu’une femme ne travaille pas. Cette incidence croît avec le temps, surtout chez les ménages ruraux ;
  • le mariage diminue la probabilité d’une participation au marché du travail. Le célibat réduit la probabilité d’être inactif de 30 % en milieu urbain et de 20 % en zones rurales ;
  • au sein d’un foyer, la probabilité qu’une femme ne travaille pas augmente avec la présence d’autres femmes inactives. Cette incidence croît avec le temps en milieu rural comme en milieu urbain.

Y a-t-il d’autres facteurs susceptibles d’expliquer le déclin de l’activité des femmes au Maroc ? En particulier, les limites qui pèsent sur la demande d’emploi féminin pourraient être liées à une vision traditionnelle à l’égard du travail des femmes qui écarte celles-ci de la vie active.

Dans une enquête réalisée en 2011, 75 % des hommes et 47 % des femmes ont répondu qu’ils étaient d’accord avec l’affirmation suivante : « Quand les emplois sont rares, les hommes devraient avoir plus le droit à un emploi que les femmes ». Par conséquent, en partant de l’hypothèse qu’en matière de travail, les hommes décident pour les femmes, on peut s’attendre à une moindre participation des femmes à la vie active en raison de l’idée profondément ancrée selon laquelle l’homme doit être le soutien de famille et devrait accéder en priorité aux offres d’emploi, tandis que la femme devrait se consacrer aux tâches domestiques.

À l’affirmation « Les femmes peuvent travailler à l’extérieur de leur foyer si elles le souhaitent », 35,6 % des hommes interrogés ont exprimé leur désaccord contre seulement 14,8 % des femmes. Les femmes sont, à l’évidence, nettement plus nombreuses que les hommes à penser qu’elles ont le droit de travailler. 

Au fond, le Maroc doit encore faire le constat des bénéfices induits par la participation des femmes à la vie active en contrepoint de son développement. La persistance des disparités entre les hommes et les femmes peut relever d’une création insuffisante d’emplois en milieu urbain qui compenserait la destruction des emplois en zones rurales. Parallèlement, le taux de chômage des femmes en milieu urbain dépasse celui des zones rurales, ce qui tendrait à indiquer que leur découragement est à l’origine de la progression de l’inactivité féminine. Les caractéristiques démographiques sont également des facteurs importants : nombre d’enfants, situation matrimoniale, niveau d’études du chef de famille, éducation des femmes, etc. Enfin, les rôles assignés à chaque sexe sont susceptibles d’éloigner les femmes du marché du travail et de freiner le redressement des taux d’activité féminine.

Consulter l’article source:  https://blogs.worldbank.org/fr/voices/maroc-comprendre-la-faible-participation-des-femmes-la-vie-active?cid=SHR_BlogSiteEmail_FR_EXT


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ETAT DE DROIT ET DÉMOCRATIE À LA LUMIÈRE DE LA PENSÉE DE MOHAMED HASSAN OUAZZANI

Affiche_Etat de droit et Démocratie_15-09-2015A l’occasion de la 36ème commémoration du décès de Mohamed Hassan Ouazzani (1978 – 2015) qui coïncide avec la journée internationale de la Démocratie, le Centre Mohamed Hassan Ouazzani a organisé le 15 septembre 2015, à partir de 10h, une journée commémorative sous le thème « Etat de droit et Démocratie à la lumière de la pensée de Mohamed Hassan Ouazzani ».

Afin de rendre hommage à cet éminent patriote et pour animer cette journée, nous avons eu l’honneur et le plaisir de recevoir parmi nous des professeurs universitaires, politologues, historiens et journalistes dont le respect et l’intérêt pour la pensée de Mohamed Hassan Ouazzani ne sont plus à prouver, ce qui constitue pour nous le pivot de cette journée.

« Dans le domaine des rapports entre l’individu et l’Etat, l’éthique qui limite le pouvoir de celui-ci doit établir le principe inviolable du respect de la dignité de la personne humaine considérée comme source de liberté et d’esprit créateur. D’où l’obligation de concilier l’autorité et la liberté, d’assurer l’équilibre entre la liberté possible des citoyens et l’autorité nécessaire de l’Etat. La première est assurée par les garanties constitutionnelles résultant de la définition des droits individuels, de l’existence du principe de la légalité dans l’administration et de l’indépendance des tribunaux. La deuxième repose sur un pouvoir qualifié, intègre et efficace. »[1]

Dans quelques-unes des conférences-débats organisées par la Centre depuis le début de l’année 2015, on a relevé la distinction à faire entre l’Etat de Droit et Démocratie.

Si l’établissement de l’Etat de Droit a signifié un progrès significatif de l’organisation de la société, il peut être régi par une formule d’organisation autre que la Démocratie. En revanche, la Démocratie s’inscrit dans l’Etat de Droit. La démocratie peut prendre des formes diverses dans le temps et dans l’espace. Son établissement résulte d’une lutte souvent longue et exige de ses promoteurs persévérance et courage.

« La lutte pour l’établissement de ces principes démocratiques est une lutte amère. Pour les réaliser, nous devons d’abord les faire pénétrer dans l’esprit d’un peuple qui a vécu dans l’esclavage pendant des siècles, puis mener une autre lutte plus dure encore contre les forces réactionnaires et tyranniques qui ne peuvent concevoir leur existence qu’en écrasant le peuple sous le faix de l’ignorance et de la misère. »[2]

Les écrits de Mohamed Hassan Ouazzani sur la nécessité d’un Etat constitutionnel et de la Démocratie, si l’on veut tenter de« réaliser le bonheur des peuples », sont nombreux et riches d’enseignements, sur les modalités de doter le  Maroc d’un Etat de Droit et d’institutions démocratiques.

Le Centre Mohamed Hassan Ouazzani propose de nourrir nos réflexions à partir de quelques textes-clés de l’œuvre de Mohamed Hassan Ouazzani, de confronter ses propositions sur l’instauration de la Démocratie au Maroc, depuis son combat dans les années trente, durant la relance de sa lutte après sa libération dès 1946, puis dans le contexte de l’indépendance, et enfin ses arguments en faveur d’une Constitution démocratique.

[1] Extrait d’une note manuscrite de Mohamed Hassan Ouazzani définissant l’idéologie de son Parti – PDI, publié dans : « Entretiens avec mon père », Izarab Mohamed Hassan Ouazzani, Fès, Fondation Mohamed Hassan Ouazzani, 1989, pp. 40-41.

[2] Extrait traduit d’un article de Mohamed Hassan Ouazzani « Choura et indépendance, ensemble.

 (الشورى و الاستقلال معا) paru en 1952 dans Raï Al-Amm (الرأي العام), publié dans « Entretiens avec mon père », Izarab Mohamed Hassan Ouazzani, Fès, Fondation Mohamed Hassan Ouazzani, 1989, p.33.

Programme :

10h00 : Accueil des participants

Allocution de Bienvenue : Houria Ouazzani Touhami, Présidente du Centre Mohamed Hassan Ouazzani

10h30 – 12h30 : 1ère Séance

Président de séance : Abdellah Chérif Ouazzani,

Professeur en études islamiques – Université Mohamed V – Rabat

Mohamed Mouaqit : Professeur de Sciences Politiques – Université Hassan II – Casablanca

La question de la femme à la lumière des écrits de Mohamed Hassan Ouazzani

Driss El Ganbouri : Journaliste et chercheur – Rabat (Absent)

L’Islam et l’Etat dans la pensée de Mohamed Hassan Ouazzani*

12h00 : Discussion / débat

12h30 : Pause-déjeuner

14h00 – 16h00 : 2ème Séance

Président de séance : Antoine Fleury, Professeur d’Histoire des Relation Internationales – Université de Génève

Abdelouhab Maalmi : Professeur de Relations Internationales – Université Hassan II – Casablanca

Démocratie et choura dans la pensée de Mohamed Hassan Ouazzani

M’Barek Zaki : Professeur – Université Mohamed V  Souissi – Rabat

L’actualité de la pensée de Mohamed Hassan Ouazzani

15h30 : Discussion/Débat

16h00 : Pause-café

16h30 – 18h30 : 3ème Séance

Président de séance : Mostafa Bouaziz, Professeur d’Histoire moderne – Faculté de Lettres – Ain Chock

Seddik Maaninou : Journaliste et écrivain – Rabat

Mohamed Hassan Ouazzani : La mémoire*

Mohamed Maarouf Dafali, Professeur d’Histoire moderne – Faculté de Lettres – Ain Chock

Le concept de liberté selon Mohamed Hassan Ouazzani*

18h00 : Discussion/Débat

18h30 :Présentation du livre  « Etat et société au Maroc : Les défis du monde moderne », Actes du Colloque International en hommage à Mohamed Hassan Ouazzani, organisé par la Fondation Mohamed Hassan Ouazzani à Fès les 25-26-27 novembre 2010.

19h00 :Collation et exposition des œuvres

de Mohamed Hassan Ouazzani

Abdellah Chérif Ouazzani

: رئيس الجلسة 

عبـد الله شريف وزاني شاهدي

دكتور في الدراسات الإسلامية – جامعة محمد الخامس بالرباط

أستاذ زائر بشعبة الدراسات الإسلامية/ بكلية الآداب و العلوم الإنسانية جامعة الشيخ شعيب الدكالي بالجديدة…قراءة المزيد

 

Mohamed Mouaquit

Docteur d’Etat en Sciences Politiques de l’Université Paris II. France. Il est actuellement professeur  de sciences politiques à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales, Université Hassan II Aïn Chok de Casablanca… lire la suite.

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إدريس الكنبوري 

 مفكر وباحث مغربي في الجماعات الإسلامية والمسألة الدينية والفكر الإسلامي

صدرت له أربعة كتب هي”العراق أولا: الاستراتيجية الأمريكية الإسرائيلية في العالم العربي”، و”سلفي فرنسي في المغرب: رحلة الأمير التائه من بيشاور إلى طنجة”، و”الإسلاميون  بين الدين والسلطة: مكر التاريخ وتيه السياسة”، و”شيوعيون في ثوب إسلامي: محطات في الإسلام السياسي  والسلفية

“و رواية “زمن الخوف

Président de séance : Antoine Fleury

Professeur émérite de l’Université de Genève où il a enseigné l’histoire des relations internationales et de l’intégration européenne. Ses recherches et ses publications portent sur l’histoire des relations internationales au XXe siècle, notamment sous l’angle de la coopération que ce soit dans l’entre-deux-guerres ou après la deuxième guerre mondiale… lire la suite.

Maalmi

Abdelouhab Maalmi

Docteur d’Etat en sciences politiques de l’Université Bordeaux I, France. Ambassadeur du Maroc au Vatican de 1997 à 2001, professeur depuis 1976 à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l’Université Hassan II, Casablanca. Spécialiste des relations internationales, il enseigne la Théorie des relations internationales, la Géopolitique  et l’Analyse de la politique étrangère… lire la suite.

M'Barek Zaki

مبارك زكي

أستاذ باحث في معهد البحث العلمي بجامعة محمد الخامس بالرباط

صدرت له عدة كتب تشكل مراجعا في مجال تاريخ المغرب
كان وراء إنشاء العديد من المجلات العلمية المغربية والأجنبية
نائب الأمين العام لإتحاد المؤرخين العرب
و الأمين العام المؤسس للجمعية المغربية لتاريخ النقل البحري

Président de séance : Mostafa Bouaziz

Historien, titulaire d’un Doctorat d’Etat à l’Université Paris I Panthéon –Sorbonne et d’un diplôme de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) de Paris. Il est actuellement Professeur de l’Enseignement Supérieur à l’université Hassan II de Casablanca. Il est également Conseiller scientifique de la revue Zamane et membre fondateur de l’Association Marocaine de la recherche historique.

Mostafa Bouaziz a contribué à la rédaction de plusieurs articles dans la presse marocaine et est aussi l’auteur de plusieurs livres et ouvrages dont : Aux origines de la Koutla démocratique (éditions de la Faculté des lettres Aïn Chok, 1997).

Seddik Maaninou

محمد الصديق معنينو

صحفي وكاتب

مدير سابق  للشركة الوطنية للإذاعة و التلفزة
أمين عام سابق لوزارة الاتصال

محمد معروف الدفالي :

نائب رئيس مركز محمد حسن الوزاني للدموقراطية و التنمية البشرية.

مؤرخ مهتم بتاريخ المغرب المعاصر والراهن . أستاذ جامعي بكلية الآداب عين الشق ، جامعة الحسن الثاني ـ الدار البيضاء.

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La liberté de conscience au Maroc

Dans le cadre de son cycle de conférences mensuelles pour l’année 2015,

le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain a organisé sa 2ème conférence le 27 février 2015 à 16h00.

Cette conférence a porté sur le thème :

« La liberté de conscience »

Elle a été présidée par Professeur Hassan Ouazzani-Chahdi et animée par le Professeur Mohamed Mouaquit, docteur en sciences politiques et actuellement professeur à la Faculté de Droit de Casablanca.


La liberté de conscience a fait au Maroc son entrée dans l’espace public de revendication des droits. De quoi ce fait est-il révélateur ? Qu’est-ce qui fait de cette liberté de conscience une valeur problématique ? Dans quelle mesure le système de valeurs des sociétés musulmanes peut-il disposer à accueillir en son sein la liberté de conscience ?

L’objectif de la communication est de présenter, à travers le cas du Maroc, la manière dont cette problématique est confrontée. Le cas du Maroc est significatif du paradoxe d’un Etat fortement lesté de la symbolique théologico-politique de la «Commanderie des musulmans», qui est particulière au Maroc, mais dont l’évolution est fortement marquée par la sécularisation. Le droit marocain peut être évalué comme étant au-delà de la simple liberté de cultes, mais en-deçà de la liberté de conscience, tout en semblant présenter une plus grande disposition à accueillir dans son système de valeurs la liberté de conscience.

Président de séance :

Hassan Ouzzani-Chahdi est Vice-Président du CMHO. Il est actuellement professeur honoraire de Droit Public à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales-Université Hassan II Aïn Chok de Casablanca… lire la suite.

Conférencier :

Mohamed Mouaquit est  docteur d’Etat en Sciences Politiques de l’Université Paris II. France. Il est actuellement professeur  de sciences politiques à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales. Université Hassan II Aïn Chok de Casablanca… lire la suite.