Author - CMHO

Le Maroc et les traités internationaux : Tradition et Modernité

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Mesdames, Messieurs

Pour sa 7ème conférence au titre de l’année 2018, le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain a eu le plaisir d’accueillir Monsieur le Professeur  Hassan OUAZZANI-CHAHDI, Professeur émérite de Droit International Public – Université Hassan II – Casablanca.
Le jeudi 1er Novembre 2018 à 16 h pour la présentation de son livre :

“Le Maroc et les traités internationaux
Tradition et Modernité “

La conférence a été présidée et modérée par Monsieur le Professeur Antoine FLEURY,
Professeur émérite d’histoire des relations internationales (Genève). 

Commentée par Monsieur le Professeur Mahjoub EL HAIBA, délégué interministériel aux droits de l’Homme.

Ainsi que par Monsieur le Professeur Abdelouhab MAALMI,
Professeur de sciences politiques – Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales – Casablanca.

Nous vous remercions vivement pour votre présence et pour votre participation  qui a suivi.

Avec nos meilleures salutations

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Auteur du livre :

 

Hassan Ouazzani-Chahdi est Vice-Président du CMHO.

Il est actuellement professeur honoraire de Droit Public à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales-Université Hassan II Aïn Chok de Casablanca… lire la suite.

Intervention et lecture :

 

Abdelouhab Maalmi est né en 1952 à Fès, Maroc. Il est Docteur d’Etat en sciences politiques de l’Université Bordeaux I, France. Ambassadeur du Maroc au Vatican de 1997 à 2001, professeur depuis 1976 à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l’Université Hassan II, Casablanca.

Spécialiste des relations internationales, il enseigne la Théorie des relations internationales, la Géopolitique  et l’Analyse de la politique étrangère…lire la suite.

Présidence :

 

Antoine Fleury est professeur émérite de l’Université de Genève où il a enseigné l’histoire des relations internationales et de l’intégration européenne.

Ses recherches et ses publications portent sur l’histoire des relations internationales au XXe siècle, notamment sous l’angle de la coopération que ce soit dans l’entre-deux-guerres ou après la deuxième guerre mondiale… lire la suite.

Intervention et lecture :

Mahjoub El HAIBA est Professeur de l’Enseignement Supérieur à la Faculté de Droit de l’Université Hassan II, Aïn Chock, de Casablanca. Consultant dans les domaines des droits de l’environnement et des droits de l’Homme. Membre fondateur de l’Organisation Marocaine des Droits de l’Homme. Membre ès-qualité du Conseil Supérieur de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche Scientifique. Fondateur et membre du Réseau Arabe de l’Environnement et du Développement (RAED), Caire.

Ex membre et Président du jury du Prix Arabe de l’Environnement. Ex membre et Président du jury du Prix Hassan II de l’Environnement. Ex Vice Doyen de la Faculté de Droit de Casablanca (1997-2000). Ex membre du Conseil Consultatif des Droits de l’Homme (décembre 2002- juillet 2005) Ex Secrétaire Général du Conseil Consultatif des Droits de l’Homme (juillet 2005- mars 2011). Ex membre de l’Instance Equité et Réconciliation (IER). Actuellement Délégué Interministériel aux Droits de l’Homme (DIDH).

LE MAROC ET LES TRAITÉS INTERNATIONAUX
Tradition et modernité

Hassan Ouazzani Chahdi
Professeur émérite de Droit International Public
Université Hassan II – Casablanca

Résumé

Les traités internationaux constituent de nos jours un moyen indéniable d’amélioration du développement de la coopération internationale, tant sur le plan bilatéral que multilatéral. Le Maroc, grâce à une position géostratégique privilégiée et à sa politique d’ouverture, a pu, à travers les innombrables traités dont il fait partie, nouer énormément de contacts avec un bon nombre de pays et établir des relations fructueuses avec des organisations internationales et régionales. Il dispose, comme on peut le relever à travers la présente étude, de pratiques originales ancestrales en matière diplomatique et de conclusion des traités qui puisent leurs sources profondes dans l’histoire des relations internationales de l’Etat marocain. Aujourd’hui, la pratique marocaine du droit conventionnel international s’inscrit dans un processus de partenariat stratégique avec un certain nombre de pays, notamment au niveau du continent africain.

Mot d'accueil de la présidente Dr Houria Ouazzani

Conférencier - Hassan Ouazzani-Chahdi - Professeur honoraire de Droit Public

Conférencier - Mahjoub El HAIBA - Professeur de l’Enseignement Supérieur

Conférencier - Abdelouhab Maalmi - Spécialiste des relations internationales

Débats-Le Maroc et les traités internationaux : Tradition et Modernité

Commémoration 9 septembre

Le 9 septembre 2018 est célébrée la commémoration du décès de Mohamed Hassan Ouazzani, le 9 septembre 1978, donc il y a 40 ans déjà!

La famille et les proches du grand patriote se réunissent pour une cérémonie religieuse sur sa tombe à la zaouia ouazzania en medina de Fès.

La vie exemplaire de Mohamed Hassan Ouazzani au service de sa Patrie et son combat pour l’avènement d’un Maroc libre, moderne et démocratique demeurent une référence pour tous les Marocains aspirant au respect des droits fondamentaux.

La biographie de Mohamed Hassan Ouazzani et ses écrits sont disponibles sur le site du Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la démocratie et le développement humain

Fête du trône 30 Juillet 2018

A l’occasion de la fête du trône, le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain a l’éminent honneur d’exprimer à Sa Majesté le Roi Mohammed VI ses chaleureuses et sincères Félicitations, ainsi que ses vœux les plus déférents de bonheur, de bonne santé, priant Dieu le Tout Puissant, de préserver Sa Majesté pour son fidèle peuple.

La fête du trône dans sa forme originale a été initiée par Mohamed Hassan Ouazzani en 1933, dans son journal “l’Action du Peuple”, en appelant à faire du jour de l’intronisation du sultan, une fête nationale, populaire et officielle de la nation et de l’État marocains.
La fonction de cette fête, telle qu’elle a été voulue par les nationalistes a initialement été de symboliser et célébrer la nation marocaine.

Dans le 3ème volume de ses mémoires, Mohamed Hassan Ouazzani décrit en détails l’organisation de la première célébration de la fête du trône, le 18 novembre 1933, commémorant l’arrivée sur le trône du sultan Mohamed Ben Youssef, le 18 novembre 1927.

– Voici le lien  pour accéder à ce 3ème volume, et au n°12 de l’action du peuple:

http://mohamedhassanouazzani.org/la-fete-du-trone/

– Voici un autre lien pour consulter un article sur “l’invention de la fête du trône” de la revue Zamane:

http://mohamedhassanouazzani.org/linvention-de-la-fete-du-trone/

26ème commémoration de la mort du regretté Izarab Ouazzani (1940-1992)

Le 21 juillet 2018, est célébrée en toute intimité à Fés, la 26ème commémoration de la mort du regretté Izarab Ouazzani (1940-1992), fils de Mohamed Hassan Ouazzani, fondateur de la Fondation Mohamed Hassan Ouazzani à Fés en 1980 (ancêtre du CMHO actuel) et éditeur de toutes les oeuvres de feu son père.
Izarab Ouazzani a été l’auteur de deux ouvrages où il a entrepris d’achever la rédaction des mémoires de feu son père relatifs à la période 1946-1955 :
– Entretiens avec mon père:
http://mohamedhassanouazzani.org/?p=6176
– حدّثني والدي
http://mohamedhassanouazzani.org/?p=6181
Il a aussi rédigé un article consacré à Mohamed Hassan Ouazzani dans le Mémorial du Maroc, vol. 6, p. 53-64 : Mohamed Hassan Ouazzani : Le combat de la plume.
http://mohamedhassanouazzani.org/?p=5405
A voir également : La brochure éditée par la Fondation Mohamed Hassan Ouazzani à l’occasion de la 1ère commémoration du Décès du regretté Izarab Ouazzani.
http://mohamedhassanouazzani.org/?p=4663
Le Centre Mohamed Hassan Ouazzani présente ses plus vives condoléances à la famille du défunt, et plus spécialement à sa fondatrice Mme Houria Ouazzani.
تقبّل الخالق تعالى الفقيد العزيز بقبول حسن و عمّه بالمغفرة و الرضوان

Les avatars de l’hétéronomie dans le contexte marocain

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Mesdames, Messieurs

Pour sa 6ème conférence au titre de l’année 2018, le Centre Mohamed Hassan Ouazzani  pour la Démocratie et le Développement Humain a eu le plaisir d’accueillir Monsieur  le Professeur  Hougua Ben Ahmed, le jeudi 5 Juillet 2018 à 16 h. Il a traité le sujet suivant:

“Les avatars de l’hétéronomie dans le contexte marocain : Origines écologiques, points d’embranchements et implications politiques”

La conférence a été  présidée et modérée par le Professeur Mohammed Mouaqit.

Nous vous remercions vivement pour votre présence et pour votre participation  qui a suivi.

Avec nos meilleures salutations

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Président de séance

Mohammed Mouaqit

Mohammed Mouaqit est  docteur d’Etat en Sciences Politiques de l’Université Paris II. France. Il est actuellement professeur  de sciences politiques à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales. Université Hassan II AïnChok de Casablanca.

Thèmes de recherche

L’Histoire de la pensée politique, la sociologie politique, le Droit public musulman, la philosophie politique et les Droits de l’Homme.

Participation à un programme de recherche en cours

« Andromaque » : Anthropologie du droit dans les mondes musulmans africains et asiatiques. Programme international de recherche sous la direction de Baudoin Dupret.

 Conférencier de séance 

Hougua Ben Ahmed

Hougua Ben Ahmed, Chercheur en sociologie politique. Titulaire d’un doctorat en droit public et en sciences politiques (Fsjes Agdal). Auteur d’une dizaine d’articles en langue arabe, française et anglaise. Titulaire du prix arabe en sciences sociales délivré par le Centre arabe des études et d’analyse des politiques. Spécialiste dans le domaine de la culture politique et s’intéresse aux facteurs prédicateurs de l’instabilité politique dans la région MENA. Parmi ces derniers travaux, une étude portant sur :

Les facteurs déterminants de la participation à la guerre : Esquisse d’une géographie des motivations militaires dans la région MENA.

Les avatars de l’hétéronomie dans le contexte marocain : Origines écologiques, points d’embranchements et implications politiques

Hougua Ben Ahmed, Chercheur en sociologie politique

Résumé :

Dans le contexte culturel marocain, l’interdépendance sociale constitue une réplique organisationnelle aux problèmes qui sont posés, le long de l’histoire, aux sociétaires par les caractéristiques du milieu écologique. Elle trouve sa justification dans les risques que font courir les problèmes ressortissant à la survie, aux stratégies de l’homme ordinaires. Toutefois, sous le poids de la modernisation, l’hétéronomie sociale n’a pas manqué de perdre de l’épaisseur. En dépit d’une dépendance aux chemins parcourus qui a des effets durables sur la psyché collective, l’autonomie individuelle gagne ses éperons, quitte à se définir dans des profils à la fois hybrides mais aspirant à l’autonomie. L’analyse des données de World Value Survey concernant le Maroc, permet d’objectiver les tendances qui marquent la gestation longue présidant à la naissance de l’individualiste horizontal. Or, celui-ci, malgré sa taille démographique en miniature, se montre, aux termes des analyses statistiques effectuées, au titre de vecteur de changement politique.

Mot d'accueil de la présidente Dr Houria Ouazzani

Conférencier- Hougua Ben Ahmed - Chercheur en sociologie politique

Débats - Les avatars de l’hétéronomie dans le contexte marocain : Origines écologiques, points d’embranchements et implications politiques

Le texte et la différence : L’herméneutique de l’image divine chez Ibn Arabi

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Mesdames, Messieurs

Pour sa 5ème conférence au titre de l’année 2018, le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain a eu le plaisir d’accueillir  Messieurs les Professeurs Mohammed Amarch, Mohamed Hachimi, Abdenabi Dachine et Rachid El Alaoui, le mercredi 2 Mai 2018 à 16h. Ils ont commenté  l’ouvrage:

Le texte et la différence : L’herméneutique de l’image divine chez Ibn Arabi

 : النص والاختلاف  “

” هرمينوطيقا الصورة الإلهية عند ابن عربي

La conférence  a été  présidée et modérée par Monsieur le Professeur Abdenabi Dachine.

Nous vous remercions vivement pour votre présence et pour votre participation qui a suivi. 

Avec nos meilleures salutations

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الدكتور محمد أمعارش

AMARCH Mohammed

ـ  باحث مغربي في قضايا التأويل والخطاب الديني، خريج كلية الآداب /جامعة محمد الخامس بالرباط، شعبة اللغة العربية، وحدة التكوين والبحث: المناهج المعاصرة والنص العربي القديم

.ـ عمل رئيس تحرير لصحيفة “المحور الثقافي”، الصادرة أواسط ثمانينات القرن الماضي

ـ عضو هيئة تحرير مجلة ” دراسات بيداغوجية”

ـ نشر مجموعة من الدراسات والأبحاث والترجمات في عدد من الصحف والمجلات المغربية والعربية، والمواقع الإلكترونية، ترتبط بمناهج العلوم الإنسانية، في القراءة والتأويل، وتحليل الخطاب

ـ شارك بمداخلات في عدد من الندوات والمناظرات واللقاءات الثقافية والفكرية الوطنية والدولية، وفي أشغال فرق البحث والدراسة والتكوين، والتأليف المدرسي، وإعداد البرامج والمناهج بوزارة التربية الوطنية

ـ صدر له مؤخرا كتاب: ” النص والاختلاف، هرمينوطيقا الصورة الإلهية عند ابن عربي” ( منشورات مؤسسة مؤمنون بلا حدود، والمركز الثقافي للكتاب، 2017)

 

  محمد هاشمي

Hachimi mohamed

أستاذ الفلسفة بجامعة محمد الخامس، تنصب انشغالاتي على نظريات العدالة في الفكر الأنجلو أمريكي خصوصا، وهو ما يدفعني إلى الاهتمام بشروط ترسيخ التعددية داخل المجتمعات الليبرالية الديمقراطية. لهذا، يبدو التصوف في خضم انشغلاتي حول الفكر الليبرالي كصورة منفتحة للتدين عموما، و هو ما يجعله الأكثر قابلية للتعايش مع باقي تصورات العالم في المجتمعات التعددية.

  : بيبليوغرافيا

                                  شرنا يأتي مما هو أبعد: التفكير في مدبحة 13 نوفمبر، ألان باديو، مؤمنون بلا حدود،2018

                                          كتاب جماعي قيد الطبع مع مؤسسة المسبار للدراسات و البحوث بالإمارات: حول النقشبندية

العلوي رشيد

Rachid El Alaoui

العلوي رشيد من مواليد سنة 7711 بجنوب المغرب: مدينة طاطا )دوار اكضي(.
حصل على شهادة البكالوريا بثانوية أقا )بلدية أقا(.
تابع دراسته الجامعية في شعبة الفلسفة )تخصص فلسفة عامة( بكلية الآداب والعلوم الإنسانية بجامعة محمد
الخامس بالرباط.
. حصل على دبلوم شهادة الاهلية التربوية بالمدرسة العليا للأساتذة بالرباط سنة 4002
. مارس التدريس في مدينة الدار البيضاء ما بين 4002 و 4074
حصل على شهادة الماستر في الفلسفة وآلياتها النقدية سنة 4077 بكلية الآداب والعلوم الإنسانية بنمسيك بالدار
البيضاء.
. حصل على دبلوم مركز مفتشي التعليم الثانوي بالرباط سنة 4072
يعد حاليا شهادة الدكتوراه في موضوع” سؤال الدين والديمقراطية والفضاء العمومي المغربي.
ثانيا: النشرة العلمية
كتب ودراسات ومقالات منشورة في مجلات محكمة مغربية وعربية
أ- كتب منشورة:
. “الشر، الدين وخطاب الحداثة”، دار نيبور، العراق، الطبعة الأولى 4072
“الجوهر في فلسفة ابن رشد: بين العلم الطبيعي وعلم ما بعد الطبيعة”، دار حسن العصرية، بيروت، الطبعة
. الأولى 4072
. “الفلسفة بصيغة المؤنث”، سيصدر قريبا عن مؤسسة هنداوي، 4071
ب – كتب بالاشتراك:
“الفعل السياسي بوصفه ثورة: دراسات في جدل السلطة والعنف عند حنة آرنت”، مؤلف جماعي تنسيق واشراف
. د علي عبود المحمداوي، دار الفارابي ، بيروت، الطبعة الأولى 4072
“موسوعة الفلاسفة الأمريكان: من البرجماتيين إلى ما بعد الحداثيين”، الرابطة العربية الاكاديمية للفلسفة،
. إشراف علي عبود المحمداوي، تقديم محمد الشيخ، دار الأمان، منشورات الاختلاف وضفاف، بيروت، الطبعة الأولى 4072
ج – مقالات ودراسات:
“الفضاء العمومي من هابرماس إلى نانسي فريزر”، ضمن؛ دفاتر الدكتوراه، منبر طلبة الدكتوراه، كلية
. الاداب والعلوم الانسانية، بن مسيك، جامعة الحسن الثاني الدار البيضاء، العدد 4 سنة 4072
“الفلسفة وسؤال المؤسسة والديمقراطية: قراءة في كتاب الدكتور محمد نور الدين أفاية: النقد الفلسفي
. المعاصر”، المستقبل العربي، بيروت، السنة 23 ، العدد 220 ، أكتوبر 4072
“سؤال الشر بين الجذرية والتفاهة من كانط إلى هنة أرنت”، مجلة دراسات فلسفية، مجلة محكمة تصدر
. عن الجمعية الجزائرية للدراسات الفلسفية، العدد الثالث، نونبر 4072
“من العنف الكبير إلى أفق التنوير”، ضمن؛ مجلة أفكار، العدد 7، غشت / شتنبر 4072 ، الرباط.
“الفلسفة بالفعل في أثر موليم العروسي”، ضمن؛ مجلة أفكار، العدد 72 ، فبراير 4071 ، الرباط.
“الفلسفة والمؤسسة التعليمية بالمغرب”، ضمن؛ مجلة رهانات، العدد 24 ، السنة الثامنة، الدار البيضاء.
“الشرط الإنساني ومشكلة الشر: مفهوم الشر السياسي عند هنة أرندت”، ضمن مجلة تبيُّن للدراسات
الفكرية والثقافية، العدد 77 ، المجلد الثالث، شتاء 4072 ، بيروت.
. ما يقارب 20 مقال في ملحق “ورقات فلسفية” بجريدة الشرق الأوسط، ما بين 4072 و 4071
مقالات في جريدة الأخبار الدولية، والحياة اللندنية. وجرائد مغربية عدة.
2
د – مشاركة في ندوات:
“مفهوم الفضاء العمومي في الفلسفة السياسية المعاصرة”، يوم دراسي من تنظيم مختبر الفلسفة والشأن العام،
. كلية الآداب والعلوم الانسانية، بن مسيك، جامعة الحسن الثاني الدار البيضاء، مارس 4072
“النقد الفلسفي المعاصر” قراءة في كتاب محمد نور الدين أفاية؛ ندوة من تنظيم شعبة الفلسفة وكلية الآداب
. بنمسيك، الدار البيضاء، 40 أبريل 4072
 . “الفلسفة وسؤال المؤسسة”؛ ندوة من تنظيم مركز مدى للدراسات والابحاث في العلوم الإنسانية، يناير 4072
“العنف الكبير وأفق التنوير”؛ ندوة من تنظيم مؤسسة أيت الجيد بنعيسى لمناهضة العنف والحق في الحياة، مارس
.4072
“علاقة الدين والديمقراطية في المغرب”، ندوة من تنظيم مركز مدينتي للإعلام والتكوين، مدينة أيت ملول،
. رمضان 4072
“هوية مدرس الفلسفة وسؤال الاصلاح”، ندوة من تنظم الجمعية المغربية لمدرسي الفلسفة فرع الرحامنة، بن
. جرير، رمضان 4072
“هل نحن في حاجة إلى الفلسفة؟”، ندوة من تنظيم نيابة الفقيه بن صالح، وثانوية الخوارزمي بسوق السبت، 74
. مارس 4072
. “الفلسفة والحب”، يوم دراسي نظمته ثانوية تاهلة التأهيلية، مدينة تاهلة، أبريل 4072
“في سبيل خطاب فلسفي عقلاني” يوم دراسي من تنظيم الجمعية المغربية لمدرسي الفلسفة – فرع بني ملال،
. أبريل 4072
“الفلسفة والراهن: الأخلاق والسياسة نموذجا”، الجمعية المغربية لمدرسي الفلسفة – فرع الرحامنة، يوم 2 مارس
.4071
“الفلسفة وتنمية الإنساني” من تنظيم فرع الدار البيضاء للجمعية المغربية لمدرسي الفلسفة بتنسيق مع منتدى
. المواطنة، بالاكاديمية الجهوية للتربية والتكوين الدار البيضاء – سطات، يوم السبت 71 دجنبر 4072
“الفلسفة وسؤال الراهن”، الجمعية المغربية لمدرسي الفلسفة – فرع آسفي، يوم 42 دجنبر 4072 بمدينة اسفي.
“التنوير وسؤال الإصلاح الديني”، جمعية اتحاد أصدقاء الفلسفة، السبت 42 ابريل 4072 ، بمدينة بن جرير.
“الفلسفة والتفكير النقدي”، من تنظيم الكلية متعددة التخصصات بالاشتراك مع مختبر الفلسفة والتراث بكلية
الآداب والعلوم الإنسانية بجامعة القاضي عياض ومختبر المجتمع والقانون بكلية العلوم القانونية والاقتصادية بجامعة
. ابن زهر – أكادير يومي 44 و 42 مارس 4071
“قراءة في المنجز الفكري للدكتور عبد العالي معزوز” الصالون الأدبي الهمذاني، الدار البيضاء، يوم 42 فبراير
.4071
“موليم العروسي: فكر ما بعد الحداثة”، أيام دراسية من تنظيم شعبة الفلسفة بكلية الآداب والعلوم الإنسانية –
. جامعة الحسن الثاني – الدار البيضاء يومي: 47 و 44 دجنبر 4072
“جميعا من أجل فكر عقلاني حر”، الجمعية المغربية لمدرسي الفلسفة – فرع بني ملال )اللجنة التحضيرية( يوم 72
. ابريل 4072
تداريب وتكوينات:
تدريس مادة دور الدين في الفضاء العمومي؛ ) 24 ساعة( الفصل الثالث من سلك الماستر المتخصص، فلسفة الدين،
4072 ، كلية الآداب والعلوم الإنسانية بنمسيك، جامعة الحسن الثاني الدار البيضاء. – موسم 4072
تدريس مادة التعبير الفني في الفضاء العمومي؛ ) 24 ساعة( الفصل الأول من سلك الماستر المتخصص، الهندسة
4072 ، كلية الآداب والعلوم الإنسانية بنمسيك، جامعة الحسن الثاني الدار البيضاء. – الثقافية والفنية موسم 4072
.)4072- تكوين في المركز الوطني لمفتشي التعليم، الرباط ، لمدة سنتين ) 4074

ذ عبدالنبي دشين

Abdenabi Dachine

.كاتب وناقد مغربي, عضو اتحاد كتاب المغرب. الكاتب العام للائتلاف المغربي للثقافة والفنون

.مؤلفات: رائحة الورس مجموعة قصصية – شعرية العنف كتاب نقدي – الكتابة والموت كتاب نقدي جماعي

: ملخص كتاب

النص والاختلاف: هرمينوطيقا الصورة الإلهية عند ابن عربي

محمد أمعارش

يَصْدُر هذا الكتاب عن موقف هرمينوطيقي جذري في بحث مفهوم الصورة عند ابن عربي، قاعدته الانعطاف بالمقاربة من مباحث الوجود الماهوي والجوهري، إلى مباحث الظهور والتجليات؛ أي «الوجود في اللغة والكلام» بعبارة كل من هايدغر وغادامر، أو «الكينونة الإلهية الحادثة بحدوث القول» بعبارة ابن عربي؛ إذ الوجود كله عندهم مُلقى إلينا في النصوص التي ظهر بها.

يتعلق الأمر، إذاً، ببحث التشكل اللغوي لمفهوم الصورة؛ أي بتفكيك الوساطات النصية والخطابية التي عَبَرَت بها الصورة الإلهية إلى الفهم. وبما أن الصورة، في المجال الإسلامي، هي مِن نظام اللغة والكلام، من حيث هي «شهود سمعي» كما يقول ابن عربي، فقد رأينا أن هرمينوطيقا الصورة في هذا المجال هي سماع إيقاع الصورة في القول وندائها منه، نظير سماع صريف الأقلام في ألواح الكتابة.

وحيث إن البرزخ (Zwischenعند غادامر) هو الموطن المفضل في هرمينوطيقا ابن عربي لسماع خطاب الوحي ونداء التراث، فإن الوضع الاعتباري للصورة الإلهية عنده في الخَبَرِ عنها، والخُبْرِ بها، يتحدد من هذا الانفتاح المزدوج في البرزخ على الاختلاف الحواري القائم في الصورة نفسها بين التحديد والتجريد (التشبيه والتنزيه)، والمقوم للصورة الإلهية في الإنسان نفسه بين نسبتي الحَقِّيَّة والخَلْقِيَّة.

 ولمَّا كُنا وارثين أصالة لهذه الحوارية البدئية السارية فينا بالصورة، والفاتحة الوجود الإنساني في العالم، فإنَّ قَدَرَنا أن لا نكون مجرد مشاركين في هذا الحوار فحسْب؛ بل نَحْنُ هذا الحوارُ نفسُه.

عنوان المداخلة: طريق الصورة

تعريف بالكتاب موضوع اللقاء

يحتل موضوع “الصورة”، مركز الصدارة في التجربة الصوفية لابن عربي، وعلى كثرة الأبحاث والدراسات العربية والأجنبية، وتنوعها، في مقاربة هذا الموضوع من منطلقات أنطولوجية وثيولوجية وفلسفية وأدبية، فإن كتاب ” النص والاختلاف، هرمينوطيقا الصورة الإلهية عند ابن عربي” ، اختار استئناف البحث في موضوعة الصورة عند ابن عربي، انطلاقا من المنعطف الهرمينوطيقي الذي توقفت عنده هذه الدراسات والأبحاث السابقة، ويتحدد هذا المنعطف في الانتقال بموضوع الصورة من مباحث الوجود الماهوي والمفهومي، إلى بحث التشكل اللغوي لموضوعة الصورة في النصوص الأصول الواردة فيها، والتي تنازعتها القراءات في التراث الكلامي الإسلامي القديم، أي تحليل الوسائط اللغوية التي عبرت بها  الصورة إلى النصوص وإلى فهم هذه النصوص، لذلك أولى الكتاب أهمية قصوى لتحليل البنية القصدية للصورة عند ابن عربي، من حيث هي نِسَب وتضايفات بين الذات والموضوع، ليست شيْئا من أشياء العالم، كما مالت بها القراءة المرجعية التمثيلية بمقتضى استنادها إلى الحس التشبيهي التحديدي، وليست معنى قائما في النفس أوتصورا ذهنيا كما مالت بها القراءة التأويلية التعطيلية بمقتضى استنادها إلى العقل التنزيهي التجريدي.

تقدم القراءة البرزخية لابن عربي موقفا هرمينوطيقيا جديدا في بحث الصورة، يسمح للصورة بالانفتاح المزدوج على المحايثة الحسية، وعلى التعالي العقلي معا في البرزخ التخييلي، حيث الوضع الاعتباري للصورة هو في هذه البينية التي هي تجربة لقاء حواري بين متقابلين ( حق وخلق، نص وقراءة)، وعلى قاعدة هذا الوضع البرزخي يتحدد الموطن الحقيقي المفضل في الهرمينوطيقا الصوفية عند ابن عربي، لتحليل الخبرات الحادثة في الفهم، باعتبار الفهم ظاهرة وحدثا.

من هذين المنطلقين: الاستئنافي والانعطافي، يزيح الكتاب، عبر أزيد من 900 صفحة، الستار عن مشهد صراع القراءات والتأويلات لنصوص الصورة الإلهية في التراث العربي الإسلامي، ويكشف عن الحضور الجذري المكثف للصورة في اللاهوت الإسلامي، الذي وصف خطأ بأنه لاهوت بدون صورة.

Le titre de la communication : le chemin de l’image

Présentation du livre :

Le texte et la différence : L’herméneutique de l’image divine chez Ibn Arabi

Le thème de «l’image», représente une pièce maîtresse dans l’expérience mystique d’Ibn Arabi. Si un grand nombre de recherches et d’études arabes et étrangères présente une diversité notoire au regard des approches de ce sujet du point de vue ontologique, théologique, philosophique et littéraire, le livre « Le texte et la différence : herméneutique de l’image divine chez Ibn Arabi » a pris la partie de reprendre la recherche sur le thème de l’image chez Ibn Arabi, à partir du tournant herméneutique à la lisière duquel les études antérieures se sont arrêtées, ce tournant est déterminé par le déplacement du sujet de l’image du cadre des études essentialistes et conceptuelles à l’examen de la construction linguistique de l’image dans les textes fondamentaux qui l’évoquent, et qui ont  été le sujet des conflits d’interprétations et de lectures dans l’ancienne tradition théologique islamique. Cette recherche opte pour l’analyse des médiations linguistiques à travers lesquels l’image a pénétré dans les textes et dans la compréhension de ces textes. C’est pour cela que l’ouvrage confère une importance capitale à l’analyse de la structure intentionnelle de l’image chez Ibn Arabi, en termes de corrélation entre le sujet et l’objet. Non pas comme une chose du monde, telle que la présente la lecture anthropomorphique basée sur son adossement au sensible et non pas comme un sens établi dans l’ame ou une perception mentale, comme le suggère la lecture interprétative  basée sur le raisonnement abstractif.

La lecture intermédiaire d’Ibn Arabi offre une nouvelle position herméneutique dans l’étude de l’image, permettant à l’image la double ouverture aussi bien sur l’immanence sensorielle que sur la transcendance intellectuelle dans la position intermédiaire de la fiction, où le statut  de l’image est dans cet entre-deux qui est une expérience d’une rencontre dialogique entre deux faces ( Vérité divine et créature, texte et lecture).

C’est sur la base de cette position intermédiaire que se définit le véritable lieu de l’herméneutique mystique d’Ibn Arabi, pour analyser les expériences survenues dans la compréhension, considérée comme  phénomène et évènement.

  A partir de ces deux points de départs : reprise et tournant, le livre, à travers plus de 900 pages, expose la scène du conflit de lectures et d’interprétations des textes de l’image divine dans l’héritage arabo-islamique et révèle l’intense présence radicale de l’image dans la théologie islamique,qui est qualifiée à tort comme étant une théologie sans image.

Ibn ‘Arabi, prière-poème

L’Homme de la station radieuse

 Louanges au maître andalou, Ibn ‘Arabi. Paix sur toi l’ancêtre sublime, natif de MurcieTes mots illuminent l’existence. Puissamment. J’en perçois des bribes, toutes fulgurantes, qui nous rendent visionnaires tranquilles du crépuscule. J’apprends chaque jour, grâce à toi, je goûte la vie avec la mort. On te dit le plus grand, juste après les prophètes, et tu affirmes ne pas valoir un filament de leur chevelure. Le plus éminent des croyants d’aujourd’hui devient moucheron lorsqu’il me faut le comparer. Personne après toi n’a su plonger si profond dans l’océan des mots divins, quand dans le même temps, toi, ô prodige ambulant, tu n’as jamais quitté la nappe. Le verbe t’habite et tu habites le verbe. Les mots t’habillent et tu habilles les mots, dédicaces pour ceux qui savent et qui font. À force de sillonner Occident et Orient, partout ta traînée de soufre – le rouge – subsiste. Tu réunis des paradoxes et, dès l’instant où tu les fais s’accoupler, ceux-ci explosent dans tous les sens, peuplant l’univers d’harmonies et d’ondes chaleureuses. Huit siècles nous séparent, mais ta langue échappe à cette partition : elle décrit un univers coranique, finition du vide quantique à l’origine des choses.

Dans tes mots logent des pensées puissantes, profondes, complexes, dont les premières lectures déroutent les plus avertis. Elles disent la vie comme l’intermédiaire vers une autre vie. Mais tu sais t’éloigner encore plus, tu migres vers le champ inconnaissable. Tu as des mots pour le dire et l’écrire, l’indicible. Tu décris ce que ton cœur a vu en saisie directe devant ton Seigneur, puis tu inventes les modèles descriptifs à l’intention des adeptes du versant impossible. Visionnaire, tu es aussi grammairien et mathématicien des sens cachés. Puis ta méthode poursuit la description des modèles descriptifs à l’intention des êtres retenus par leur chair, tu es là dans le champ sensible que régissent des lois rationnelles, normatives. Sous l’effet de pesanteur, ta progression est toute en rigueur et en élégance ; raffiné, tu es alors théologien. Précis.

Au moment où ton retour dans la cité semble acquis, voilà que tu choisis de fondre dans ce que tu récites ; ton identification extrême, à la lettre près, trouble jusqu’à ceux qui ont la gnose pour connivence : habitant du Texte, imbibé de l’Essence qui transforme le verbe en acte et l’acte en verbe, transporté, alors que tu es préposé, tu oses : « Je suis le Coran et les sept redoublés ». Tes paroles te boivent. Qui te suivra, ancêtre lumineux, pour laver la dépouille de l’ennemi, prononcer à l’encontre de son âme la profession de foi, soixante-dix mille fois, pour que le Seigneur des mondes l’ait en Sa miséricorde ?

Mon cœur devient capable de toute image :

Il est prairie pour les gazelles, couvent pour les moines,

Temple pour les idoles, Mecque pour les pèlerins,

Tablettes de la Torah et livre du Coran.

Je suis la religion de l’amour, partout où se dirigent ses montures,

L’amour est ma religion et ma foi.

  Ibn ‘Arabi, Turjman al Ashwaq (L’Interprète des désirs).

 

Tu es ma clé, Andalou, au problème du sens. Mon traitement contre l’oxyde de l’oubli. Il n’y a pas plus littéraliste que toi, plus tu colles au texte et plus tu t’enchaînes, plus le sens décolle de son contexte et le voilà qui se déchaîne, arrache radicale pour qu’advienne l’épiphanie. Le voyage réside dans une lettre dont l’écho divin transperce l’Espace-Temps, le parcours emmène à l’univers céleste, dans le même temps ta lecture nous soude à l’écrit. Le voyage se résume à une lettre, au-dedans de celle-ci. La lettre a une peau, la peau est tatouée, ses tatouages consistent en un alphabet dont tu possèdes le script. La lettre a un cœur, le cœur a un pouls que tu consultes. La lettre est une peau qui a son lecteur, la lettre est un cœur qui a son auditeur.

La raison qui m’a conduit à proférer de la poésie (shi‘r) est que j’ai vu en songe un ange qui m’apportait un morceau de lumière blanche ; on eût dit qu’il provenait du soleil. « Qu’est-ce que cela ? », demandai-je. « C’est la sourate al-shu‘arâ (Les Poètes) » me fut-il répondu. Je l’avalai et je sentis un cheveu (sha‘ra) qui remontait de ma poitrine à ma gorge, puis à ma bouche. C’était un animal avec une tête, une langue, des yeux et des lèvres. Il s’étendit jusqu’à ce que sa tête atteigne les deux horizons, celui d’Orient et celui d’Occident. Puis il se contracta et revint dans ma poitrine ; je sus alors que ma parole atteindrait l’Orient et l’Occident. Quand je revins à moi, je déclamai des vers qui ne procédaient d’aucune réflexion ni d’aucune intellection. Depuis lors cette inspiration n’a jamais cessé.

Ibn ‘Arabi, Diwan al Ma‘arif.

 Je n’ai jamais lu pareil écrit, moi qui ai voyagé, je n’ai jamais tant voyagé, moi qui ai lu. Il me faudrait autant de vies que de générations nous séparent pour réparer mon insouciance et ses distractions. Je suis dépareillé, te lire augmente mon inconsistance. Ton verbe décrit l’anéantissement de l’éphémère, la miséricorde en l’invisible, la perplexité devant l’infinité. Tu parles du voisinage du miracle, je l’admets et te suis redevable à l’infini : je ne sais quand tu émets, je ne sais quand tu transmets. De ces signaux jaillit la transcendance. De qui as-tu hérité, si ce n’est de Lui ?

Tu t’en tiens, strict orthodoxe, aux mots, aux lettres, à leur respiration, ici légère, là haletante, selon voyelles, accents, points sur les lettres. Point. Tu es l’intégriste de la langue, esthète de la surface, quand en face, les autres, geôliers de la langue, vont au vertige. Ton intelligence est comme une pure lumière, elle peut être dangereuse pour l’homme vulgaire. Païen, j’apprends par toi que je suis un croyant qui s’ignore, que la luxure est un habit et non une haleine. Illettré, tu me dis que je suis comme l’être expulsé du ventre de sa mère, que j’ai à cet instant là l’aptitude d’être de ceux qui savent. Seule mon inculture dévoile ce qui me rapproche du monde intérieur, pour s’imprégner de l’exquise vérité. Tes éclaircissements viennent de ce que tu creuses, infatigable, et déploies sous la dictée divine : tes milliers de sillons sur la langue sont des gravures célestes dont tu as pour don de divulguer les épiphanies nombreuses, transparentes, saintes localités et agglomérations de l’alphabet arabe clair (mubin).

Je t’écris d’une station où prolifère le sel de la matière.

Maghrébin, sache combien dérive mon continent, avance le désert. Retrouve ma modernité, je déterre cette création, répare-là, injecte du sens sur son sol brisé, bondé. Vivificateur de la religion, à la noble ascendance arabe, souffle sur ta création, la voici créature. Que tes mots fassent l’eau qui manque à notre ablution.

Féconde cette terre nord-africaine qui autrefois materna tes rêves, Émir des Pauvres.

Extrait de  Le désarroi identitaireJeunesse, islamité et arabité contemporaines,  Paris, Éditions du Cerf, 352 pages, 2004, Éditions La Croisée des Chemins, Casablanca, 2012.

Mot d'accueil de la présidente Dr Houria Ouazzani

الدكتور محمد أمعارش باحث في الخطاب الديني وقضايا التأويل

محمد هاشمي - أستاذ الفلسفة بجامعة محمد الخامس

Débats - Le texte et la différence : L’herméneutique de l’image divine chez Ibn Arabi

العلوي رشيد - Rachid El Alaoui