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Célébration de la Journée Mondiale de l’Environnement-CCMHO-Itzer

Mesdames, Messieurs, Chers Membres

Dans le cadre de ses activités scientifiques et culturelles au titre de l’année 2024 et à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement  Centre Culturel Mohamed Hassan Ouazzani-Itzer a organisé une célébration

sous le thème: 

“Restauration des terres, Désertification et Résistance à la Sécheresse”

Mercredi et Jeudi 05 et 06 Juin 2024

  • Activités éducatives pour les enfants

  •  Campagnes de sensibilisation sur la nécessité de la plantation et plantation des arbustes dans le Centre 

  • compagnes de nettoyage 

  • Concours de dessins sur l’environnement pour les enfants

  • Table ronde sur la Préservation de l’environnement a été présentée par Mme. Hanan Najme et Mlle. Latifa El Atki

  • conférence intitulée: “un environnement sain et son impact sur la personnalité des individus et des sociétés ” La séance a été présentée par Pr.Mustapha Yousfi et animée par Pr. Mohamed Tibout

Nous vous remercions de votre présence et de votre participation à cet événement.

Avec nos meilleures salutations.

سيداتي، سادتي

في إطار أنشطته الثقافية و ندواته العلمية برسم سنة 2024، و بمناسبة اليوم العالمي للبيئة ينظم المركز  الثقافي محمد حسن الوزاني بإيتزار مجموعة من الأنشطة  حول موضوع البيئة تحت شعار

 اصلاح الأراضي المتدهورة و تعزيز القدرة على التكيف مع التصحرو الجفاف

وذلك يومي الأربعاء و الخميس 05 و 06 يونيو 2024  

 تضمنت برنامج الإحتفال الأنشطة التالية

أنشطة تربوية للأطفال

حملات تحسيسية بأهمية الغرس في المحيط و غرس شتلات داخل المركز

حملة النظافة بمحيط المركز

مسابقة في الرسم لفائدة الأطفال حول موضوع البيئة

طاولة مسيرة حول موضوع المحافظة على البيئة من تقديم و تسيير كل من العتقي لطيفة و حنان النجم

ندوة فكرية تحت عنوان البيئة السليمة و تأثيرها على شخصية الأفراد و المجتمعات من تقديم الأستاذ مصطفى يوسفي و تسيير الأستاذ محمد تيبوت

 نشكركم على حضوركم و مشاركتكم في انجاح هذا النشاط التربوي

تقبلوا منا فائق المودة والتقدير مع أطيب التحيات

 

 

 

 

 

 

Mustafa Yousfi : Professeur de langue arabe, Formateur certifié en excellence académique, Formateur certifié en développement personnel et animateur

Latifa El Atki: Responsable au Centre Culturel Mohamed Hassan Ouazzani-Itzer

Hannan Enajme: Enseignante de Coran et animatrice

Mohamed Taibout: Professeur de langue arabe

Table ronde sur la préservation de l'environnement

Chansons présentées par les enfants sur l'environnement

Plantation des arbustes qui s'adaptent au climat

Conférence à l'occasion de la Journée Mondiale de l'environnement-CCMHO-Itzer

Compagne de nettoyage et l'atelier de dessin dessin organisé au CCMHO-Itzer

Les illusions du Bonheur Personnel

Mesdames, Messieurs, Chers Membres
Dans le cadre de ses activités scientifiques et culturelles au titre de l’année 2024, le Centre a organisé une conférence sous le thème:

 

” Les Illusions du Bonheur Personnel “

Jeudi 16 Mai 2024 à 16h00
La séance a été présentée par Madame Siham BENCHEKROUN, Médecin Psychothérapeute, Ecrivaine et Militante Associative.
Nous vous remercions pour votre présence à ladite conférence et pour votre participation au débat qui a suivi.
Avec nos meilleures salutations.

Siham BENCHEKROUN

Siham Benchekroun est

Ecrivaine, romancière et nouvelliste de langue française. Ses écrits traitent particulièrement de la condition féminine ainsi que de la relation homme-femme dans la société marocaine. Elle y donne vie à ses engagements à travers des fictions qui traitent de diverses formes d’injustice, de violence ou de corruption au sein de la société. Décrite comme un écrivain de l’intime, “une exploratrice des maux de l’âme humaine”, elle révèle avec ses personnages les faces cachées de la psychologie humaine. Certains de ses ouvrages font l’objet de nombreux travaux universitaires, et figurent au programme de diverses écoles marocaines et françaises. La majorité de ses livres sont traduits.

(www.sihambenchekroun.com).

Docteure en médecine et spécialisée en psychothérapie, elle a également été pionnière dans le journalisme médical en fondant le premier groupe de presse spécialisé dans la santé au Maroc. Elle y a dirigé de nombreuses revues scientifiques.

Militante associative, très impliquée dans la société marocaine, elle a occupé des postes de responsabilité dans diverses organisations non gouvernementales, et s’est engagée en particulier auprès d’associations de soutien de femmes ou d’enfants vulnérables. Elle a notamment conçu et dirigé un important essai sur l’héritage des femmes. En 2018, elle a reçu un hommage d’Amnesty International pour son activisme pour la cause des femmes.

BIBLIOGRAPHIE
— Oser Vivre, roman, Eddif 1999 (plus d’une quinzaine de réeditions);
— Les jours d’ici, nouvelles, Empreintes 2003 ;
— Chama, roman, Empreintes 2008;
— Amoureuses, nouvelles, “Coup de cœur” du Prix Grand Atlas 2012 ;
— Contes de Tétouan”, recueil de contes populaires du nord du Maroc
— L’héritage des femmes, Essai (Empreintes 2017, Harmattan 2021), traduit en langue arabe et anglaise.
— J’avais si faim d’amour que je me suis fait des pâtes. Editions Les Rirosophes, 2023.

Les illusions du bonheur personnel

Siham Benchekroun
Médecin et écrivain

Cette intervention porte sur les pièges de l’individualisme moderne, parmi lesquels figurent en premier plan les illusions du « bonheur personnel », que promettent les nouveaux vendeurs de bien-être.

Le bonheur serait désormais nombriliste, vanté comme un produit de consommation qu’on peut acheter et vendre ; un bonheur qu’on convoite et réserve à soi, comme l’avare accumule ses richesses.

Heureux avant tout, heureux toujours, heureux envers et contre tout !Siham Benchekroun nous parlera donc de cette nouvelle grande illusion d’une culture consumériste et matérialiste à outrance. Tel est le sujet central de son nouveau roman intitulé : J’avais si faim d’amour que je me suis fait des pâtes.
Un livre humoristique où le personnage principal cherche à répondre à son besoin d’amour par l’amour hypertrophié et exclusif de soi.

31 mai 1946 : Mohamed ben Hassan Ouazzani ou l’indépendance comme passion

Des petites histoires dans la grande Histoire : voilà ce que racontent les photos d’archives. Cette semaine, le singulier parcours d’un héros oublié de l’indépendance marocaine
Le cliché, qui a fini dans des cartons rapatriés en France après l’indépendance du Maroc, avait été confié des décennies plus tard aux archives (avec l’aimable autorisation d’Ali Lmrabet)

C’est une photo malmenée par le temps mais qui, malgré son grand âge, garde une remarquable netteté. Elle a exactement 75 ans.

On est à Fès, un des principaux fiefs du nationalisme citadin marocain. On possède la date : le 31 mai 1946.

La photo montre le patio d’une vieille demeure traditionnelle de cette très vieille cité autrefois capitale de l’empire chérifien, avant qu’elle ne soit supplantée par Rabat en 1912.

Le cliché, qui a fini dans des cartons rapatriés en France après l’indépendance du Maroc, confié des décennies plus tard aux archives, montre une foule bigarrée, faite de djellabas, de fez (couvre-chef masculin en feutre souvent rouge) et de quelques costumes cravates.

Mais le vrai protagoniste de cette scène n’apparaît pas sur la photo. Ce rassemblement a été organisé pour célébrer le retour, après un long exil forcé de neuf années, de Mohamed ben Hassan Ouazzani

Presque tout le monde fixe des yeux une jeune fille.

Juchée sur une table, l’adolescente, coiffée d’une mèche rouleau typique des années 1940, est vêtue d’un élégant tailleur, synonyme de son appartenance à cette partie de l’élite bourgeoise fassie qui s’est très bien accommodée des modes vestimentaires venues d’ailleurs. Un papier à la main et sa posture suggèrent qu’elle est en train de prononcer un discours.

Sur l’image, des numéros ont été ajoutés à la main pour identifier deux personnes. Au verso de la photo, un petit texte tapé à la machine affirme que l’adolescente qui porte le numéro « 1 » est la fille de « Si Abdelaziz Boutaieb », un manifestant « tué lors des émeutes de janvier-février 1944 » contre les Français.

Quant à l’homme qui est marqué par le « 2 », il s’agit de « Si Mohamed Laraki », un ex-professeur de l’Université al-Qaraouiyine de Fès, installé par la suite à Casablanca.

Mais le vrai protagoniste de cette scène n’apparaît pas sur la photo. Ce rassemblement a été organisé pour célébrer le retour, après un long exil forcé de neuf années, de Mohamed ben Hassan Ouazzani, le chef d’une importante faction du mouvement national, rivale du parti de l’Istiqlal (premier parti politique marocain, fondé pour obtenir l’indépendance).

Une personnalité singulière
Ouazzani est une personnalité singulière de l’histoire contemporaine du Maroc. Cet acteur majeur du nationalisme marocain avait 2 ans quand le pays fut soumis au régime du protectorat.

Fils d’un riche propriétaire terrien, il fréquenta le lycée Moulay Driss de Fès, rejoignit le lycée Gouraud de Rabat (actuel lycée Descartes), qui acceptait rarement les élèves marocains, avant de passer son bac au vénérable lycée Charlemagne de Paris.

Passé par l’Institut d’études politiques de Paris, qui s’appelait alors l’École libre des sciences politiques, et par une école de journalisme, il commença par collaborer à la Nation arabe, le journal genevois du Libanais Chakib Arslan, pour participer ensuite, avec Robert-Jean Longuet, un arrière-petit-fils de Karl Marx, à la création en 1932 de la revue Maghreb.

De retour au Maroc en 1933, il fonda à Fès le quotidien L’Action du peuple. La particularité de ce journal marocain, vite interdit, est qu’il était publié en français et qu’il ne faisait pas mystère de son choix d’utiliser la langue du colonisateur pour mieux le combattre.

Ce petit homme tout en rondeurs, portant lunettes de vue, que beaucoup de photos montrent pensif ou en train d’écrire, n’était pas seulement un homme de plume.

Grand pourfendeur du dahir berbère (nom donné au décret organisant le fonctionnement de la justice dans les tribus berbères), c’est lui qui créa, en 1934, avec le conservateur Allal El-Fassi, futur zaïm (chef) du parti de l’Istiqlal, une des premières structures partisanes explicitement indépendantistes, le Comité d’action marocaine (CAM), puis qui fonda en 1937, après une querelle idéologique avec son compère Fassi, le Haraka Kaoumia (Mouvement nationaliste).

Coup de poing, physique et intellectuel
Son militantisme lui vaudra la même année de souffrir le nafie (bannissement) dans le sud désertique du Maroc, une punition prescrite par les Français mais signée de la main de Mohamed El Mokri, le grand vizir du sultan Mohammed V.

Ce sont ses partisans de Fès, dont l’un est le père de la jeune fille de la photo, qui ont organisé en janvier 1944 des manifestations pour réclamer l’indépendance et qui reçurent en échange une violente répression française et, curieusement, le désaveu public de Mohammed V.

Après son retour à Fès, Ouazzani fonda le Hizb Choura Wal Istiqlal (Parti de la démocratie et de l’indépendance) et lança ses troupes à l’assaut du protectorat. Et quand la situation devint intenable en 1951, il s’exila à l’étranger, volontairement cette fois-ci, pour éviter de devenir l’otage, voire la victime, des Français, et pour défendre librement l’indépendance du pays dans les instances internationales.

Avec ce pedigree, Ouazzani aurait dû avoir droit à tous les honneurs après l’indépendance du Maroc en 1956.

Or, il souffrit d’une impitoyable et sanglante persécution de la part de l’Istiqlal d’Allal El-Fassi, son ancien compagnon du CAM, qui décima ses partisans.

Et après l’ascension au trône de Hassan II en 1961, il fut un éphémère ministre d’État sans portefeuille, une singulière manière pour le nouveau souverain alaouite de dépolitiser ceux qui avaient contribué à la libération du pays.

Ses principales prétentions étaient de faire du Maroc un État libre, moderne et démocratique, au sens large du terme, débarrassé de ses archaïsmes, de la corruption et de l’intolérance politique

Injuste destinée que celle de cet homme reconnu pour sa grande culture et sa pondération, francophone et panarabiste en même temps, et discret animateur de quelques idées très en avance sur son époque qui auraient mérité qu’on s’y attarde.

Ses principales prétentions étaient de faire du Maroc un État libre, moderne et démocratique, au sens large du terme, débarrassé de ses archaïsmes, de la corruption et de l’intolérance politique.

Et quelle fin pathétique que la sienne. Lors du sanglant coup d’État de Skhirat contre Hassan II en 1971, blessé par les balles des militaires conjurés, il fut amputé de son bras droit, celui qui lui servait pour écrire.

Quelques années plus tard, après la disparition de son épouse, compagne et témoin de ses vicissitudes, il entama un long et progressif déclin, physique et politique, qui aboutit à son décès en septembre 1978.

En portant son cercueil dans sa dernière demeure, la plupart de ceux qui étaient aux affaires cette année-là, à commencer par Hassan II, se sont peut-être souvenus qu’ils étaient encore enfants dans les années 1930, quand Mohamed ben Hassan Ouazzani faisait déjà le coup de poing, physique et intellectuel, contre le colonisateur.

Le Marchand d’épices : Carnet de voyage

Mesdames, Messieurs, Chers Membres
Dans le cadre de ses activités scientifiques et culturelles au titre de l’année 2024, le Centre a organisé une conférence autour du livre de Monsieur Hicham AIT ALMOUH, intitulé :

 

Le Marchand d’épices : Carnet de voyage

La séance a été présentée par Monsieur Hicham AIT ALMOUH, Journaliste indépendant, écrivain et aventurier.
et modérée par Monsieur Mohamed EZZOUAK, Journaliste, animateur radio, enseignait et ultra-marathonien.
Nous vous remercions pour votre présence à ladite conférence et pour votre participation au débat qui a suivi.
Avec nos meilleures salutations.

Hicham AIT ALMOUH

Hicham Ait Almouh est journaliste indépendant, écrivain et aventurier. Résidant à Casablanca, il est passionné de course à pied et de voyage à vélo. Ses centres d’intérêt sont entre autres la sécheresse et la rareté de l’eau, le voyage, le Maroc rural et l’histoire.

Mohamed EZZOUAK

Journaliste, animateur, radio, enseignant et ultra-marathonien.

 

La séance portera sur l’aventure objet du carnet de voyage “le marchand d’épices”. Cette aventure, qui a eu lieu en août 2019, a consisté en un ultramarathon de 906 km couru entre Casablanca et le village frontalier de Ksar Ich. Le livre raconte l’histoire de ce voyage, en plus de bribes d’histoire des lieux parcourus durant ce voyage.

ورشة تفاعلية حول موضوع الديمقراطية التشاركية والمشاركة المواطنة في المغرب

سيداتي، سادتي

في إطار اللقاءات العلمية الشهرية برسم سنة 2024، نظم مركز محمد حسن الوزاني للديمقراطية والتنمية البشرية ورشة تفاعلية حول موضوع :

الديمقراطية التشاركية والمشاركة المواطنة في المغرب

تحت إشراف السيد رشيد التقي، باحث في القانون العام، متخصص في حكامة الشأن المحلي بالجماعات الترابية

نظم هذا اللقاء يوم الخميس 4 أبريل 2024 على الساعة الواحدة والنصف بعد الزوال 

بمقر مركز محمد حسن الوزاني الكائن ب 53 زنقة علال بن عبد الله، الدار البيضاء

نشكركم على حضوركم وعلى مشاركتكم في هذه الجلسة الثقافية، تقبلوا منا فائق المودة والتقدير

مع أطيب التحيات.

 

 

Mesdames, Messieurs
Dans le cadre de ses activités scientifiques et culturelles au titre de l’année 2024 le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain a organisé un atelier interactif sous le thème :

La démocratie participative et la participation citoyenne au Maroc

L’atelier a été animé par Monsieur Rachid Et-TAQY, Chercheur en Droit Public, Spécialisé en Gouvernance de l’action locale dans les Collectivités territoriales.
Nous vous remercions vivement pour votre présence et pour votre participation à cet atelier interactif.
Avec nos meilleures salutations.

 

 

Rachid ET-TAQY

رشيد التقي

باحث في القانون العام، متخصص في حكامة الشأن المحلي بالجماعات الترابية 

: عنوان الورشة

 الديمقراطية التشاركية والمشاركة المواطنة في المغرب: مفاهيم وتطبيقات

: مدة الورشة

تتراوح بين ساعة ونصف إلى ساعتين

: توطئة

 تعتبر الديمقراطية التشاركية من النماذج المهمة في تطوير المجتمعات، حيث تركز على مشاركة الفرد في صنع القرار وتعزيز الشفافية. في هذه الورشة، سنستكشف مفهوم الديمقراطية التشاركية وتأثيرها في المغرب وسبل تعزيزها وتطبيقها

: أهداف الورشة

 فهم مفهوم الديمقراطية التشاركية وأهميتها –

 توضيح دور الشباب في تعزيز المشاركة السياسية واالجتماعية –

مناقشة التحديات التي تواجه تطبيق مبادئ الديمقراطية التشاركية والمشاركة المواطنة في المغرب –

 تحفيز الشباب على ابتكار الحلول والمبادرات لتعزيز المشاركة والديمقراطية في بيئاتهم المحلية –

: تفاصيل الورشة

 مقدمة قصيرة عن مفهومي الديمقراطية التشاركية والمشاركة المواطنة وعالقتهما ببناء مجتمع ديمقراطي –

 عرض لتجارب ناجحة للمشاركة الشبابية في السياسة والمجتمع –

 مناقشة دراسات حالة توضح تحديات وفرص تطبيق الديمقراطية التشاركية والمشاركة المواطنة في المغرب –

جلسات عمل تفاعلية تشجع على ابتكار حلول ومبادرات لتعزيز المشاركة وتطبيق مبادئ الديمقراطية التشاركية –

: طرق تقديم الورشة

 عرض تقديمي يضح المفاهيم والتجارب –

 جلسات مناقشة جماعية –

صياغة العرائض تمارين عملية وأنشطة مشاركة –

: الجمهور المستهدف

 كافة المواطنين وخاصة طالب المدارس الثانوية والجامعات والمعاهد العليا  والشباب المهتمين بالشأن السياسي والمجتمعي في المغرب

  :المخرجات المتوقعة

 فهم أعمق لمفاهيم الديمقراطية التشاركية والمشاركة المواطنة –

استيعاب تجارب ناجحة للمشاركة الشبابية –

 قدرة على تحليل التحديات والفرص في تطبيق الديمقراطية التشاركية والمشاركة  المواطنة –

 تطوير مهارات االبتكار والمشاركة في بناء مجتمع مدني ديمقراطي –

: ختام الورشة

 التشجيع على المشاركين لمشاركة أفكارهم وتجاربهم، وتوجيههم نحو العمل العملي لتعزيز المشاركة والديمقراطية في مجتمعاتهم

سيتم ختام الورشة بجلسة حوارية حول تجارب وآراء المشاركين فيما تعلموه وكيفيمكن تطبيق مفاهيم الديمقراطية التشاركية في حياتهم اليومية

 استعراض أهم النقاط والتوصيات المستخلصة من الورشة –

Titre de l’atelier :

La démocratie participative et la participation citoyenne au Maroc : concepts et applications

Durée de l’atelier :

Entre une heure et demie et deux heures

Introduction :

La démocratie participative est l’un des modèles importants pour le développement des sociétés, mettant l’accent sur la participation des individus à la prise de décision et renforçant la transparence. Dans cet atelier, nous explorerons le concept de démocratie participative et son impact au Maroc, ainsi que les moyens de renforcer et d’appliquer cette démocratie.

Objectifs de l’atelier :

– Comprendre le concept et l’importance de la démocratie participative.
– Clarifier le rôle des jeunes dans le renforcement de la participation politique et sociale.
– Discuter des défis rencontrés dans l’application des principes de la démocratie participative et de la participation citoyenne au Maroc.
– Encourager les jeunes à proposer des solutions et des initiatives pour renforcer la participation et la démocratie dans leurs environnements locaux.

Détails de l’atelier :

– Courte introduction aux concepts de démocratie participative et de participation citoyenne et leur lien avec la construction d’une société démocratique.
– Présentation d’expériences réussies de participation des jeunes en politique et dans la société.
– Discussion de cas concrets illustrant les défis et les opportunités de l’application de la démocratie participative et de la participation citoyenne au Maroc.
– Sessions de travail interactives encourageant la création de solutions et d’initiatives pour renforcer la participation et l’application des principes de la démocratie participative.

Méthodes de présentation de l’atelier :

– Présentation PowerPoint expliquant les concepts et les expériences.  – Sessions de discussion en groupe.
– Exercices pratiques de formulation de pétitions et d’activités participatives.

Public cible :

Tous les citoyens, en particulier les lycéens, les étudiants universitaires, les jeunes intéressés par les affaires politiques et sociales au Maroc

Résultats attendus :

– Une compréhension approfondie des concepts de démocratie participative et de participation citoyenne.
– Assimilation d’expériences réussies de participation des jeunes.
– Capacité à analyser les défis et les opportunités de l’application de la démocratie participative et de la participation citoyenne.
– Développement des compétences en innovation et en participation à la construction d’une société civile démocratique.

Clôture de l’atelier :

– Encouragement des participants à partager leurs idées et leurs expériences, et orientation vers des actions concrètes pour renforcer la participation et la démocratie dans leurs communautés.
– Une session de dialogue sera organisée pour discuter des expériences et des opinions des participants sur ce qu’ils ont appris et comment ils peuvent appliquer les concepts de la démocratie participative dans leur vie quotidienne.
– Examen des points clés et des recommandations tirées de l’atelier.

عائلات المغرب (26): “آل الوزاني”؛ من الزاوية الى الحزب

 

 

 

 :محمد الطوبي

صحفي وشاعر

صاحب مقال

عائلات المغرب (26): “آل الوزاني”؛ من الزاوية الى الحزب

 

محمد‭ ‬بن الحسن الوزاني .. مقـاوم على‭ ‬الطريقة‭ ‬الفرنسية

 2026 الاثنين16 مارس

في المغرب، ليست كل العائلات معروفة بالمال أو بالسياسة، بعضها صنع نفوذه من طريق آخر: الطريق الصوفي

وفي الحلقة السادسة والعشرين من سلسلة “عائلات المغرب”، نقترب من عائلة الوزاني، الاسم الذي ارتبط بمدينة وزان التي صارت تُعرف في الذاكرة الشعبية باسم آخر؛ دار الضمانة

الحكاية تبدأ في القرن السابع عشر، حين أسس الولي الصالح مولاي عبد الله الشريف الوزاني زاوية صوفية أصبحت واحدة من أهم الزوايا في المغرب

من تلك اللحظة، لم تعد وزان مجرد مدينة جبلية صغيرة، بل تحولت إلى مركز روحي له امتداد داخل المغرب وخارجه

ينتمي الوزانيون إلى الأشراف الأدارسة، وتحديدا إلى الفرع اليمليحي المرتبط بسيدي يملح أخي القطب عبد السلام بن مشيش، فالنسب هنا ليس مجرد شجرة عائلية، بل رأس مال رمزي ظل يؤطر مكانة العائلة في المجتمع المغربي لقرون

الزاوية الوزانية لم تكن مجرد مكان للذكر والتصوف، فقد كانت مؤسسة اجتماعية كاملة.. تعليم، إطعام للفقراء، إصلاح بين القبائل، ووساطة في النزاعات، حتى انتشرت في المغرب مقولة قديمة تقول: “اللي خاف يمشي لوزان”

المدينة كانت بمثابة ملجأ رمزي، ومن يدخل “دار الضمانة” يحصل على نوع من الحماية الأخلاقية والاجتماعية التي يصعب خرقها

مع الزمن، اتسع إشعاع الزاوية خارج الحدود المغربية، وصل نفوذها إلى الجزائر وتونس، بل نسجت علاقات مع دوائر دبلوماسية أوروبية خلال القرن التاسع عشر

ومن أشهر القصص المرتبطة بتاريخ العائلة، حكاية الإنجليزية إميلي كين التي تزوجت أحد شرفاء وزان في القرن التاسع عشر، لتصبح بعد ذلك كانت امرأة أوروبية في قلب مؤسسة صوفية مغربية تقليدية، وهو تداخل غريب بين  التصوف والدبلوماسية .مع بداية القرن العشرين، دخل اسم الوزاني إلى ساحة السياسة الوطنية، وهنا يظهر اسم محمد بن الحسن الوزاني، أحد أبرز زعماء الحركة الوطنية المغربية

أسس الوزاني حزب الشورى والاستقلال، وخاض منافسة سياسية وفكرية مع قيادات الحركة الوطنية الأخرى، خصوصا مع زعيم حزب الاستقلال علال الفاسي

كان معروفا بثقافته الواسعة وبلاغته العربية الصارمة، حيث ويُحكى أن مسؤولين فرنسيين خلال فترة الحماية كانوا يعتبرون لغته السياسية أخطر من سلاح المقاومين

داخل المجال الثقافي، برز اسم آخر من العائلة وهو التهامي الوزاني، الأديب التطواني الذي كتب رواية “الزاوية” سنة 1942، والتي تعتبر من أوائل الروايات في الأدب المغربي الحديث، وهو نص يجمع بين السيرة الذاتية

.والتصوف  والنقد الاجتماعي

كما خلفت العائلة تراثا علميا كبيرا، وثقته كتب مثل “التحفة القادرية في مناقب شرفاء وزان والسادة الشاذلية” للمؤرخ عبد السلام القادري، إضافة إلى “فهرسة مولاي عبد الله الشريف الوزاني” التي تعد مرجعا أساسيا في تاريخ الزاوية

.حتى اليوم، ما يزال اسم الوزاني حاضرا في مجالات متعددة، في السياسة، يظهر اسم نجيب الوزاني، وفي الثقافة، باحثون وكتاب يحملون اللقب نفسه، وفي المجال الرياضي، جيل جديد يظهر في الملاعب

.لكن الرابط الذي يجمع هذه الفروع كلها يعود دائما إلى مدينة صغيرة في شمال المغرب

.من يعرفها يدرك أن وزان ليست فقط مكانا جغرافيا، إنها مركز رمزي لعائلة استطاعت أن تبني نفوذها عبر التصوف قبل أن تدخل مجالات السياسة والثقافة

https://www.achkayen.com/author/etoubimohamed :المصدر

 

جمال المحافظ: باحث وصحفي،صاحب مقال الرأي العام بين سردية محمد بلحسن الوزاني وتصريحات عبد الرحمان اليوسفي

 

 

 

 

: جمال المحافظ

 باحث وصحفي

صاحب مقال

الرأي العام بين سردية الوزاني وتصريحات اليوسفي

 

محمد‭ ‬بن الحسن الوزاني .. مقـاوم على‭ ‬الطريقة‭ ‬الفرنسية

الاثنين 9 مارس 2026

المنشور على موقع أنفاس بريس

تزايد الاهتمام بإشكالية “الرأي العام” في الأبحاث والدراسات المعاصرة، وذلك في ظل التحولات التي تعرفها مختلف المجتمعات نتيجة العولمة من جهة والتكنولوجيات الحديثة والثورة الرقمية التي وفرت فضاءات أرحب لحرية التعبير، والترويج للآراء والمواقف إزاء مختلف نواحي الحياة السياسية والاقتصادية والاجتماعية على المستوى المحلي والعالمي، فضلا عن دور الرأي العام الحاسم في التأثير في صناعة القرار من جهة، والارتقاء بالديمقراطية ومستوى المشاركة السياسية والرقابة على تدبير الشأن العام.

ويعتبر الرأي العام مجموعة من مواقف ومعتقدات أغلبية أفراد المجتمع، تجاه قضية محددة، عامة ومثيرة للجدل في وقت معين، كما يشكل قوة مؤثرة في السياسة، والتوجهات الاجتماعية. وتضطلع وسائل الإعلام بدور أساسي ومركزي في تشكيل الرأي العام، إما توجيها، أو تضليلا. فليس الهدف هنا مقاربة مفهوم الرأي العام وأنواعه ودوره بالمجتمعات الحديثة، لكن التوقف عند بعض المحطات من حياة الصحافة المغربية التي لم تحظ بالاهتمام الكافي من طرف الباحثين والمهتمين والمنشغلين بالشأن الصحفي والاعلامي.

وإذا كانت الكتابات الصحافية، تشكل مرجعا مهما لرصد واستقصاء وقائع التاريخ السياسي لمغرب الحماية والاستقلال، فإن دور المثقفين كان رئيسيا في هذا المنجز، عبر بوابة الاعلام، إذ كثيرا ما ارتبطت بدايات الصحافة في غالبيتها بالسياسة والثقافة خلال مرحلة التأسيس للفعل الصحافي بالمملكة. ويلاحظ بأن أبرز الصحافيين، كانوا من أولئك الذين جمعوا بين الحقل الثقافي والأداء الصحفي.

الشعب والرأي العام

محمد بلحسن الوزاني ( 1910-1978) أحد رموز الحركة الوطنية كان يعتبر أن “الرأي العام”، ” أكثر مما يقصد من كلمة الشعب في المفهوم الديمقراطي، … فالشعب في المنطق الديمقراطي هو مجموعة الناخبين المقترعين في الصناديق خلال الفترات الانتخابية … ولا كذلك الرأي العام الذي يتسع كرأي سائد في صفوف الشعب أكثر من مفهوم الشعب كما يراد منه في لغة الديمقراطية المتمثلة في الاقتراع المقيد المحدود بما يقيده به القانون من شروط، ومن بينها تحديد الاقتراع في سن محددة ..”، كما دون افتتاحية العدد الأول من جريدة ” الرأي العام” الصادر في 16 أبريل سنة 1947.

وتساءل الوزاني الصحافي والسياسي في مستهل ذات الافتتاحية لماذا اختيار الرأي العام عنوانا لجريدته؟ قبل أن يوضح بأنه يأتي انطلاقا من ضرورة تخويل الرأي العام سلطة المراقبة على الحكم، والى الالتزام أمام الشعب بأن نكون الصدى الذي ينقل بأمانة ما يجيش به صدر الرأي العام، وما يتطلع إليه من آمال، وما يتوجس منه من مخاوف…وإننا نرمز الى تحرير سيادة الشعب عن طريق تعزيز سلطة الرأي العام الذي اخترنا أن نطلق اسمه على جريدتنا”.

وفضلا عن محاولة توجيه كفاح الشعب في وجهة استقلال ديمقراطي ينتزع السيادة من قبضة الحماية، فإن الوزاني يوضح كذلك بأن  الهدف يتمثل كذلك في ” السعي الى أن يعي الشعب هذه الحقيقة، قصد تجذيرها  في ضمير الرأي العام الذي يصبح بوعيها أقدر على الكفاح وأقوى تحملا لتضحياته”.

مصدر السلطة

كما أن الأمر يقتضى – حسب الوزاني – العمل على أن تعكس فلسفة الحكم، بما يصبح معه الرأي العام مصدر الحكم والسلطة، لا متحملا عنف الحاكمين وظلمهم، أو مسايرا لتوجهاتهم دون وعي أو مبادرة  أو ابتكار”، معبرا عن كامل الاقتناع بأنه رغم الظروف الصعبة، ” سينتهى بنا الأمر إلى منفذ النور الذي يفتقده الرأي العام، والذي يشكل المخرج إلى تصحيح وضع الاستقلال الذي كنا ننعته بالديمقراطي أو نقرنه بالشورى، وبأن أفضل الدساتير ما عكس إرادة الرأي العام وتطلعاته الحق”.

وإذا كانت هذه سردية الوزاني حول ” الرأي العام” ودواعي اختياره كعنوان للجريدة زمن الاستعمار، فإن عبد الرحمان اليوسفي ( 1924 – 2020 ) كاد عنوان ” الحكومة مسؤولة أمام الرأي العام” على صدر جريدة “التحرير”، التي كان رئيسا للتحرير بها، أن تلقى به في السجن، بعدما خضع إلى استنطاق الشرطة التي أحالته على قاضي التحقيق، معتبرا أن مدبري الشأن العام على كافة المستويات والمواقع ، لم يستوعبوا  في أواخر خمسينات القرن الماضي، بعد الحصول على  الاستقلال دلالات الرأي العام.

واستدل اليوسفي في هذا السياق، بملابسات وتفاصيل متابعته وتصريحاته أما قاضي التحقيق، الذي بادر إلى طرح سؤال حول ماذا كان تعنى جريدة ” التحرير” وتقصد بعبارة ” الحكومة مسؤولة أمام الرأي العام” التي نشرتها على صدر صفحتها الرئيسة؟.

الرأي العام والصحافة

وفي معرض رده على سؤال القاضي، يقول اليوسفي إن المعروف عالميا، بأن هناك أربع سلط ( التشريعية والتنفيذية والقضائية) والرأي العام هو السلطة الرابعة الذى تمثله الصحافة. وقال في هذا الصدد، ” فنحن لم نخترع شيئا جديدا أو من وحي خيالنا، إن هذا الآمر معمول به في كل المجتمعات المتحضرة “، كما كشف في الحوار الذي سبق وأن أجريته معه سنة 2015 بمنزله بالدار  البيضاء، في إطار إعداد دكتوراه في الحقوق حول ” النقابة الوطنية للصحافة المغربية” باعتباره أحد مؤسسي هذه المنظمة سنة 1963.

كما شرح اليوسفي للقاضي” بأن الرأي العام تمثله الصحافة كسلطة رابعة، معترف بها في مختلف بلدان المعمور، الى جانب السلطات الدستورية، وأن جل المفكرين، يجمعون على أن هناك قوة رابعة في المجتمع  تتمثل في الرأي العام”.

هذه القضية، التي تزامنت مع تولى عبد الله إبراهيم رئاسة الحكومة سنة 1959، أدت تفاعلاتها – كما كشف اليوسفي إلى دعوة المغفور له محمد الخامس إلى عقد اجتماع لمجلس الوزراء، توجه في مستهله بسؤال  عبد الله إبراهيم رئيس الحكومة آنذاك  “أنت ، مسؤول أمام من؟ فأجابه، بالقول ” أمام جلالتكم “. 

رقابة الرأي العام

وبعد ذلك ” رد عليه الملك: وما هو تفسيرك وقولك فيما تضمنه المقال الذي كتبه أصاحبك، (بالجريدة)، فظل مولاي عبد الله صامتا ولم يرد على السؤال“، كما حكى اليوسفي الذي خلص إلى القول: ” فهمنا آنذاك في أسرة تحرير الجريدة، أن هذا هو الأصل في قرار إحالتنا على القضاء، لأن السلطات كانت لا تستسيغ …أن تكون الحكومة وأعمالها، تحت رقابة سلطة الرأي العام الذي تؤثر في توجهاته الصحافة، وتلعب دورا مهما في الحياة العامة للبلاد”.

وعلى الرغم من اختلاف سياقات ميلاد جريدة  “الرأي العام” لسان حزب ” الشورى والاستقلال”، والتحقيق الذي خضع له عبد الرحمان اليوسفي خلال توليه رئاسة تحرير جريدة “التحرير” حول مسؤولية الحكومة، فإن قاسمهما المشترك، يظل إبرازهما لأهمية الصحافة في تشكيل “الرأي العام”.

وكانت جريدة “الرأي العام” التي يديرها المرحوم أحمد بن سودة، قد فتحت صفحاتها لمحرري جريدة ” التحرير”، بعد اعتقال ومحاكمة مديرها محمد البصري ( الفقيه ) ورئيس تحريرها عبد الرحمان اليوسفي، على خلفية ملف آخر.فتحت عنوان “بقانون بن عرفة يحاكمون اليوم”، كتبت الجريدة التي كانت تتضمن صفحتها الأولى الآية القرآنية ” وأمرهم شورى بينهم”، وقول عمر ابن الخطاب ” متى استعبدتم الناس وقد ولدتهم أمهاتهم أحرار ، أنه ” تبين أن قاضي البحث وجه إلي البصري واليوسفي تهما أربع خطيرة ينطق ببعضها لأول مرة في عهد الاستقلال ضد وطنيين معروفين ومقاومين بارزين”.

وتساءلت، فلماذا إذن اعتقل البصري واليوسفي بهذه الكيفية.. إذا كان القانون يراعى في هذه البلاد، فهو لا يسمح باعتقال رجال الصحافة بهذا الشكل، كما أن قانون الصحافة، لا يبيح اعتقال رئيس تحرير جريدة ما، لأنه غير مسؤول قانونيا:. كما تساءلت عن أسباب اعتقال شخصيتين معروفتين بكفاحهما ونضالهما، في سبيل استقلال بلادهما وتقدمها الشيء الكثير”.

المصدر : https://shorturl.at/mgXP8

Jamal Al-Mohafed:

Chercheur et Journaliste

 L’auteur de l’article

« L’opinion publique » entre le récit de Mohamed BelHassan Ouazzani et les déclarations d’Abderrahmane AL- Yousfi

paru sur Anfas press le lundi 9 mars 2026.

L’attention accordée à la problématique de « l’opinion publique » a augmenté dans les recherches et les études contemporaines, et ce, dans le cadre des transformations que connaissent différentes sociétés, à la lumière de la mondialisation, d’une part, et des technologies modernes et de la révolution numérique, qui ont offert des espaces plus larges à la liberté d’expression, à la promotion des opinions et des positions face aux différents aspects de la vie politique, économique et sociale, aux niveaux local et mondial, en plus du rôle décisif de l’opinion publique dans l’influence sur la prise de décision, d’une part, et dans l’élévation du niveau de la démocratie, de la participation politique et du contrôle de la gestion des affaires publiques. L’opinion publique est considérée comme un ensemble de positions et de croyances de la majorité des membres de la société à l’égard d’une question spécifique, générale et controversée à un moment donné, et elle constitue une force influente en politique et dans les orientations sociales. Les médias jouent un rôle essentiel et central dans la formation de l’opinion publique, soit en orientant, soit en induisant en erreur. Ce n’est pas l’objectif ici d’approcher le concept de l’opinion publique, ses types et son rôle dans les sociétés modernes, mais de s’arrêter sur quelques étapes de la vie du journalisme marocain qui n’ont pas reçu suffisamment d’attention de la part des chercheurs, des intéressés et de ceux engagés dans les affaires journalistiques et médiatiques. Et si les écrits journalistiques constituent une référence importante pour observer et examiner les faits de l’histoire politique du Maroc sous le protectorat et après l’indépendance, le rôle des intellectuels a été central dans cette réalisation par le biais des médias, puisque, souvent, les débuts du journalisme, dans leur grande majorité, étaient liés à la politique et à la culture pendant la phase de fondation de l’acte journalistique dans le Royaume. On remarque que les plus grands journalistes étaient ceux qui ont combiné le champ culturel et la pratique journalistique.

Le peuple et l’opinion publique
Mohammed BelHassan El Ouazzani (1910-1978), l’une des figures emblématiques du mouvement national, considérait que « l’opinion publique » signifie « plus que ce que désigne le mot peuple dans le concept démocratique », car le peuple, dans la logique démocratique, est un ensemble d’électeurs votant dans les urnes pendant les périodes électorales, alors que l’opinion publique s’étend en tant qu’opinion dominante parmi le peuple, au-delà du concept de peuple tel qu’il est entendu dans le langage de la démocratie, consistant en un vote limité, encadré par la loi, parmi lesquelles figure la limitation du vote à un âge précis », comme il l’a noté dans l’éditorial du premier numéro du journal « L’Opinion Publique », publié le 16 avril 1947. El Ouazzani, le journaliste et homme politique, s’est interrogé, au début de cet éditorial, pourquoi avoir choisi « l’opinion publique » comme titre pour son journal, avant d’expliquer que cela vient de la nécessité de donner à l’opinion publique le pouvoir de contrôle sur le gouvernement, et de l’engagement devant le peuple à être l’écho fidèle de ce qui anime le cœur de l’opinion publique, de ce qu’elle espère et de ce qu’elle redoute. « Nous symbolisons la libération de la souveraineté du peuple par le renforcement du pouvoir de l’opinion publique, que nous avons choisi de donner comme nom à notre journal. » Au-delà de la tentative de diriger le combat du peuple vers une indépendance démocratique qui arrachait la souveraineté à l’emprise du protectorat, El Ouazzani explique aussi que l’objectif consiste également à faire en sorte que le peuple prenne conscience de cette vérité afin de l’enraciner dans la conscience de l’opinion publique, qui devient, avec cette conscience, plus apte à lutter et plus capable de supporter ses sacrifices.

La source de l’autorité
De même, il faut, selon El Ouazzani, faire en sorte que la philosophie du gouvernement reflète cela, de manière à ce que l’opinion publique devienne la source du gouvernement et de l’autorité, ne supportant pas la violence et l’injustice des gouvernants, ni ne suivant leurs orientations sans conscience, initiative ou innovation, exprimant la pleine conviction que, malgré les circonstances difficiles, « nous arriverons à une issue lumineuse que l’opinion publique attend, et qui constitue la voie pour corriger la situation de l’indépendance que nous appelions démocratique ou que nous associions à la consultation, et que les meilleures constitutions sont celles qui reflètent la volonté et les aspirations de l’opinion publique ».

Et si tel est le récit d’El Ouazzani sur « l’opinion publique » et les raisons de son choix comme titre du journal à l’époque coloniale, Abderrahmane AL-Yousfi (1924-2020) a failli être emprisonné après avoir placé le titre « le gouvernement responsable devant l’opinion publique » à la une du journal « Attahrir », dont il était le rédacteur en chef, car il a été soumis à un interrogatoire de police qui l’a renvoyé devant le juge d’instruction, estimant que les gestionnaires des affaires publiques, à tous les niveaux et à tous les postes, n’avaient pas compris, à la fin des années cinquante, après l’indépendance, les significations de l’opinion publique.

AL-Yousfi, dans ce contexte, s’est référé aux circonstances et aux détails de sa mise en examen et de ses déclarations devant le juge, qui a posé la question de savoir ce que signifiait le journal « Attahrir » en publiant l’expression « le gouvernement responsable devant l’opinion publique » à sa une.

L’opinion publique et la presse
En réponse à la question du juge, AL-Yousfi dit que, mondialement, il est connu qu’il y a quatre pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire), et que l’opinion publique est le quatrième pouvoir représenté par la presse. Il a dit à ce sujet : « Nous n’avons rien inventé de nouveau ni issu de notre imagination ; cela est appliqué dans toutes les sociétés civilisées », comme il l’a révélé dans l’entretien qu’il avait eu avec moi en 2015, chez lui à Casablanca, dans le cadre de la préparation d’une thèse en droit sur « le Syndicat national de la presse marocaine », en tant que l’un des fondateurs de cette organisation en 1963. Il a aussi expliqué au juge que l’opinion publique est représentée par la presse comme le quatrième pouvoir, reconnu dans différents pays du monde aux côtés des autorités constitutionnelles, et que la plupart des penseurs s’accordent à dire qu’il existe une quatrième force dans la société qui se manifeste dans l’opinion publique.

Cette affaire, qui coïncidait avec l’accession d’Abdellah Ibrahim à la présidence du gouvernement en 1959, a conduit à ce que, selon Al-Yousfi, les interactions amènent feu Mohammed V à convoquer une réunion du Conseil des ministres, où, au début, il s’est adressé à Abdellah Ibrahim, alors chef du gouvernement, en lui demandant : « Toi, devant qui es-tu responsable ? » Il a répondu : « Devant Votre Majesté ».

Le contrôle de l’opinion publique
« Le roi lui répondit : “Quelle est ton interprétation et ton avis sur ce que contient l’article écrit par tes collègues dans le journal ?” » Moulay Abdellah resta silencieux et ne répondit pas à la question. Comme l’a raconté Al-Yousfi, il conclut : « Nous avons alors compris, au sein de la rédaction du journal, que c’était là l’origine de notre renvoi devant la justice, car les autorités ne supportaient pas que le gouvernement et ses actions soient sous le contrôle de l’opinion publique, dont les orientations sont influencées par la presse, qui joue un rôle important dans la vie publique du pays. »

Et bien que les contextes de la création du journal “L’Opinion publique”, organe du parti “Al-Choura wa-l-Istiqlal”, et de l’enquête à laquelle Abderrahmane AL-Yousfi a été soumis durant sa direction du journal “Attahrir” concernant la responsabilité du gouvernement soient différents, leur point commun reste la mise en avant de l’importance de la presse dans la formation de l’opinion publique.

Le journal “L’Opinion publique”, dirigé par le défunt Ahmed Ben Souda, avait ouvert ses pages aux rédacteurs du journal “Attahrir”, après l’arrestation et le procès de son directeur Mohammed Al-Basri (Al-Faqih) et de son rédacteur en chef Abderrahmane AL-Yousfi, à la suite d’un autre dossier.

Sous le titre « Avec la loi Ben Arafa, ils jugent aujourd’hui », le journal, dont la première page comportait le verset coranique : « Et consulte lès dans leurs affaires » et la parole d’Omar Ibn al-Khattab : « Quand avez-vous asservi les gens alors que leurs mères les ont mis au monde libres ? », rapportait que le juge d’instruction avait adressé à Al-Basri et AL-Yousfi quatre accusations graves, dont certaines étaient prononcées pour la première fois depuis l’indépendance contre des patriotes connus et des résistants éminents.

Le journal s’interrogeait : pourquoi donc Al-Basri et AL-Yousfi ont-ils été arrêtés de cette manière ? Si la loi était respectée dans ce pays, elle n’autoriserait pas l’arrestation de journalistes de cette façon. De même, la loi sur la presse ne permet pas l’arrestation d’un rédacteur en chef, car il n’en est pas légalement responsable. Le journal se demandait également quelles pouvaient être les raisons de l’arrestation de deux personnalités connues pour leur lutte et leur engagement en faveur de l’indépendance et du progrès de leur pays, auxquelles elles avaient largement contribué.

 

L’Eau : Enjeux, Défis, Contraintes, Quelles Solutions?

 

 

Mesdames, Messieurs, Chers Membres
Dans le cadre de ses activités scientifiques et culturelles au titre de l’année 2024, le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain a eu le plaisir d’accueillir :
Monsieur Driss OUAZAR, Professeur à l’Ecole Mohammadia d’Ingénieurs, Université Mohamed V Agdal de Rabat et Membre Résident de l’Académie Hassan II des Sciences et Techniques, Rabat – Maroc 
Mardi 20 Février 2024 à 16h30, pour une conférence sous le thème :

“L’Eau : Enjeux, défis, Contraintes, Quelles Solutions?

La séance a été présidée et modérée par Monsieur Hassan EL AMRI, Professeur de Mathématiques à l’Ecole Normale Supérieure de Casablanca.
Nous vous remercions pour votre présence à ladite conférence et pour votre participation au débat qui a suivi.
Avec nos meilleures salutations.

Driss OUAZAR

Driss Ouazar est professeur de génie civil numérique et des ressources en eau. Il est Membre Résident de l’Académie Hassan II des Sciences et Techniques, Directeur du Collège Sciences et Techniques de l’Environnement, de la Terre et de la Mer, Il est le Représentant National de l’Association Internationale des Sciences Hydrologiques (AISH), membre du Conseil Supérieur de l’Eau et du Climat, Fondateur du Pôle Métriques et Techniques d’Adaptation Eau, Agriculture et Villes , Ancien Président d’Université et Ancien Directeur d’Ecole d’Ingénieurs, Ancien membre du Comité Scientifique de la COP22 et du Conseil Scientifique du Conseil National de la Recherche du Maroc, Ancien Membre du Conseil Supérieur de l’Enseignement, de la Formation et de la Recherche Scientifique et de la Commission de la Recherche Scientifique ( Maroc). Il est membre du comité scientifique de l’AAA (Adaptation Agriculture Afrique – Initiative Marocaine). Il était vice-président du Conseil africain de la recherche scientifique et de l’innovation (ASRIC) jusqu’en 2021 et représente toujours l’ASRIC en tant que co-fondateur de la plate-forme internationale de métriques d’adaptation hébergée par Africa Agriculture Adaptation (AAA) et actuellement président d’IPAM Water. Il est membre du conseil d’administration du Centre National de Recherche Scientifique et Technique. Il est également rédacteur en chef adjoint et directeur exécutif de Frontiers in Science and Engineering International Journal de l'Académie Hassan II des Sciences et Techniques.

Hassan EL AMRI

Docteur d’état en mathématiques de l’Université Claude Bernard Lyon 1.

Professeur d’Enseignement Supérieur à l’École Normale Supérieure de Casablanca – Spécialité : Mathématiques Appliquées.

Directeur du Laboratoire de Mathématiques et Applications (LMA)

Responsable du Master d’Analyse Numérique des Équations aux Dérivées Partielles (ANEDP)

Ex-Président de la Société Marocaine des Mathématiques Appliquées (SM2A)

L’Eau : Enjeux, Défis, Contraintes, Quelles Solutions?

Prof.Dr.Ing. Driss Ouazar, UM5-EMI, Membre Résident Académie Hassan II des Sciences et Techniques, Rabat-Maroc

Résumé : Dans le contexte mondial de la croissance démographique, des ressources rares (eau, énergie, alimentation, métaux, autres), du vieillissement des infrastructures, de la demande en énergie, des changements climatiques et des objectifs de développement durable, l’eau revêt une importance capitale pour satisfaire les demandes croissantes en énergie et en sécurité alimentaire. L’énergie et l’eau sont étroitement liées et interdépendantes. L’ingénierie des ressources en eau est limitée par les impacts du changement climatique et aggravée par les besoins croissants en développement hydraulique et le contexte socio économique.
Les zones arides et semi-arides sont particulièrement touchées. Le cas du Maroc en sera une illustration. Les caractéristiques des problèmes d’ingénierie hydraulique sont complexes et impliquent des domaines d’étude souvent naturels, avec une géométrie complexe et des paramètres stochastiques historiques. Les données et informations pertinentes sont spatiales et proviennent de sources multiples, ainsi que de vastes bases de données hétérogènes. La phénoménologie repose sur de multiples processus physico-chimiques biologiques ; par conséquent, les calculs impliqueront des modèles multiples et souvent à plusieurs échelles. Dans cette présentation, nous abordons ces complexités en intégrant les effets du changement climatique et introduisons le concept d’un nexus étendu sous forme de carte mentale pour nous concentrer sur les principaux facteurs intervenants. Nous discutons également des paradigmes complexes de résolution des problèmes d’ingénierie des ressources en eau et de certains aspects numériques. Des alternatives d’adaptation sont également abordées dans le cadre global. Les mesures d’adaptation seront également mises en avant, étant donné l’absence de définition universelle.