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Reda Benkirane : Islam à la Reconquête du sens

Vient de paraître au Maroc, en librairie depuis le 29 Mars 2021 : Reda Benkirane, Islam, à la reconquête du sens, Casablanca, La Croisée des Chemins, 544 pages, 2021.

http://lacroiseedeschemins.ma/produit/islam-a-la-reconquete-du-sens/

 

Editions “La Croisée des Chemins”: Parution d’une nouvelle édition de l’ouvrage “Islam à la reconquête du sens” de Reda Benkirane

mercredi, 31 mars, 2021 à 17:12

Rabat – Une nouvelle édition de l’ouvrage “Islam à la reconquête du sens” de son auteur Reda Benkirane vient de paraître aux éditions “La croisée des chemins”.

Lire l’article complet : http://www.mapexpress.ma/actualite/culture-et-medias/editions-croisee-chemins-parution-dune-nouvelle-edition-louvrage-islam-reconquete-du-sens-reda-benkirane/

 

Parution d’ une nouvelle édition de l’ ouvrage “Islam à la reconquête du sens ” de Reda Benkirane

Une nouvelle édition de l’ouvrage “Islam à la reconquête du sens” de son auteur Reda Benkirane vient de paraître aux éditions “La croisée des chemins”. Écrit sous forme d’essai, cet ouvrage de 535 pages propose une voie prometteuse visant à repenser la religion à la lumière des sciences de la complexité et à explorer les germes et les termes d’une révolution intellectuelle en Islam en adoptant une approche radicalement neuve. Ainsi, l’auteur expose sa vision sur l’Islam en donnant des réponses à comment les Musulmans d’aujourd’hui pourraient-ils donner du sens à leur foi ?

Lire l’article complet : https://www.libe.ma/Parution-d-une-nouvelle-edition-de-l-ouvrage-Islam-a-la-reconquete-du-sens-de-Reda-Benkirane_a124916.html

31 mai 1946 : Mohamed ben Hassan Ouazzani ou l’indépendance comme passion

31 mai 1946 : Mohamed ben Hassan Ouazzani ou l’indépendance comme passion

Des petites histoires dans la grande Histoire : voilà ce que racontent les photos d’archives. Cette semaine, le singulier parcours d’un héros oublié de l’indépendance marocaine
Le cliché, qui a fini dans des cartons rapatriés en France après l’indépendance du Maroc, avait été confié des décennies plus tard aux archives (avec l’aimable autorisation d’Ali Lmrabet)
Consulter l’article:

Du rapport entre Roman et Histoire dans “Ben Toumert ou Les derniers Jours des Voilés”

Mesdames, Messieurs, Chers Membres

Le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain a eu le plaisir de vous inviter à sa troisième visioconférence au titre de l’année 2021, intitulée :

Du rapport entre Roman et Histoire dans “Ben Toumert ou Les derniers Jours des Voilés”

Jeudi 29 Avril 2021 à 12h00 

La conférence a été animée par Madame Mouna Hachim, Femme de lettres, Chroniqueuse et Écrivaine. Auteure du roman “Ben Toumert, ou les derniers jours des Voilés”

Avec la participation de :  

Madame la Professeure Rachida Naciri, Philosophe, Psychopédagogue, Écrivaine et Modératrice de la séance.

 Monsieur le Professeur Mostafa Bouaziz, Professeur Universitaire, Historien et Directeur Scientifique du Centre d’Etudes et de Recherches Mohamed Ait Idder (CERM).

Nous vous remercions d’avoir suivi la séance qui a été diffusée en direct sur notre chaîne YouTube.

Avec nos meilleures salutations.

Mouna HACHIM

Née en 1967, Mouna Hachim a fait des études de Littérature française à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Casablanca.

Elle a obtenu un Diplôme d’Etudes Approfondies en Littérature Comparée consacré à La courtoisie française au Moyen Âge avec les quatre premiers troubadours de Langue d’Oc.

Après une expérience professionnelle en communication interne dans une grande institution bancaire, elle s’oriente vers la presse et collabore dans plusieurs publications nationales.

C’est en 2004 qu’elle publie son premier roman, Les enfants de la Chaouia, une saga familiale étendue sur trois générations, envisagée comme un microcosme de la société marocaine en pleins bouleversements depuis le début du XXe siècle.

En 2007, elle a également auto-édité un travail d’érudition, le Dictionnaire des noms de famille du Maroc dont une édition revue et augmentée est parue en 2012 chez les Éditions Le Fennec.

Parallèlement, elle poursuit sa contribution dans les médias notamment à travers une chronique quotidienne sur Radio Atlantic et une, hebdomadaire, au Journal l’Economiste intitulée Chroniques d’hier et d’aujourd’hui.

Par ailleurs, elle présente sur la base de ses recherches, un documentaire historique en quatre épisodes sur la chaîne Médi 1 TV, en juillet 2014, sous le titre Triq Al-Asl (La Route des Origines).

Membre du jury du Prix littéraire Mamounia pendant trois années consécutives, elle participe à l’ouvrage collectif Ce qui nous somme, édité par La Croisée des chemins en réaction aux attentats de Paris de 2015.

Elle a également publié, en avril 2016, son ouvrage Chroniques insolites de notre histoire (Maroc, des origines à 1907) qui effectue une relecture décalée par rapport aux récits officiels et manuels scolaires réédité en France par Erick Bonnier Editions en septembre 2018 sous le titre Histoire inattendue du Maroc.

Chez le même éditeur, elle publie en septembre 2019, un roman historique qui se déroule à la fin XVIe siècle et début du XVIIe siècle entre l’Europe et le Maroc, basé sur des événements et personnages réels, intitulé “Les manuscrits perdus”.

Sa nouvelle production est un roman consacré à la chute de la dynastie almoravide vue par des femmes, Ben Toumert ou les derniers jours des Voilés, paru aux éditions La Croisée des chemins à Casablanca.

Rachida NACIRI

Professeure de Philosophie , de Psychopédagogie , Communication – écrivaine

Pr. Rachida NACIRI issue d’une famille très à cheval sur traditions oujdies et valeurs marocaines. Son environnement parental lui a inculqué discipline et rigueur avant même ses premiers pas à l’école primaire Victor Hugo ou au lycée Omar Ibn Abdelaziz d’Oujda, en passant par le collège Pierre et Marie Curie. Après avoir décroché le baccalauréat (Mission universitaire et culturelle française), avec Mention, elle obtint une licence de philosophie, suivie d’un diplôme de 3ème cycle en Psychopédagogie.

Professeur-chercheur au Centre National de Recherche pour l’arabisation, elle a compilé dictionnaires de Psychologie et de psychanalyse en français, latin, espagnol en vue de leur traduction en arabe. Plus tard, professeur de psychopédagogie notamment aux Centres Pédagogiques Régionaux (CPR), ENS de Casablanca et Agadir, elle a formé des professeurs, inspecteurs, proviseurs en formation initiale ou continue. Elle a également formé plusieurs promotions de personnel de la Santé Publique.

Elle a participé à la conception et à la mise en oeuvre de différents référentiels de formation destinés au Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation des Cadres. Ses publications traitent de différents thèmes tels que « l’apprentissage », « l’adolescence », « l’écoute », « les représentations », « apprendre à apprendre », « le bilinguisme », « l’adolescent », « les délinquances », « les déperditions scolaires », « les modes d’apprentissage », « les compétentes », « le développement personnel »…

Parallèlement elle a toujours oeuvré dans le contexte de la société civile en s’impliquant dans les instances associatives.

Par ailleurs, depuis son adolescence, Rachida a évolué au rythme des sports et des marathons thématiques comme la course féminine “Courir pour le plaisir” ou encore le marathon “Courir contre l’oubli”…

Son débordement d’énergie, la diversité de ses activités, ses compétences, son abnégation dans le travail et sa volonté de toujours donner plus ont été reconnus et récompensés par la

décoration Royale qui lui a été décernée en juillet 2004: « وسام الاستحقاق الوطني من الدرجة الممتازة »

Elle a assisté et activement participé  à des rencontres francophones lors d’un séjour prolongé aux USA. Elle a aussi participé au congrès de l’association « Africa Femmes Performantes ».

Ouvrages :

  • Nanna ou les racines, éd. L’Harmattan-Paris, 2011.
  • Appels de la médina tome 1, éd. L’Harmattan-Paris, 2013.
  • Appel de la médina tome 2, éd. L’Harmattan-Paris, 2014.

 

Mostafa BOUAZIZ

Historien, titulaire d’un Doctorat d’Etat à l’Université Paris I Panthéon –Sorbonne et d’un diplôme de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) de Paris. Il est actuellement Professeur de l’Enseignement Supérieur à l’université Hassan II de Casablanca. Il est également Conseiller scientifique de la revue Zamane et membre fondateur de l’Association Marocaine de la recherche historique.

Mostafa Bouaziz a contribué à la rédaction de plusieurs articles dans la presse marocaine et est aussi l’auteur de plusieurs livres et ouvrages dont : Aux origines de la Koutla démocratique (éditions de la Faculté des lettres Aïn Chok, 1997).

.من مواليد مدينة فجيج سنة 1951 .متزوج وأب لولدين. وصاحب مؤلفات عديدة باللغتين العربية والفرنسية

.خريج المدرسة العليا للعلوم االجتماعية بباريس سنة 1981

دكتوراه السلك الثالث في التاريخ بجامعة السربون سنة 1987

.شهادة التأهيل لإلشراف على البحوث “HDR “سنة 2005

دكتوراه دولة في العلوم االجتماعية من جامعة الحسن الثاني سنة 2009

“CM2S”مدير المركز المغربي للعلوم االجتماعية  من 2014 إلى 2017

أستاذ المناهج التاريخية والتاريخ المعاصر المغربي من 1982 إلى 2017

.CERM مدير علمي بمركز محمد بن سعيد أيت يدر لألبحات والدراسات

.2016 مستشار علمي لمجلة زمان المهتمة بعلم التاريخ من 2010 إلى

Du rapport entre Roman et Histoire dans “Ben Toumert ou Les derniers Jours des Voilés”

Focus sur “Ben Toumert ou les derniers jours des voilés” avec Mouna Hachim, Medi 1 TV, 22 mars 2021

Mouna Hachim raconte la chute des Almoravides, vue par des femmes

 

Dans son dernier roman historique Ben Toumert ou les derniers jours des Voilés, Mouna Hachim relate la chute de l’empire Almoravide à travers la vie de trois princesses.

Par 

Pour Mouna Hachim, Ibn Toumert “a un côté savant et ascète, et puis une face sombre, sanguinaire à explorer”. Crédit: DR

Consulter l’article complet.

Mots d’accueil de Mme la Présidente Houria Ouazzani à l’occasion de la visioconférence du Jeudi 29 avril 2021 avec Mouna HACHIM, Rachida Naciri et Mostafa Bouaziz.

Au nom du CENTRE MOHAMED HASSAN OUAZZANI POUR LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT humain, j’ai le plaisir d’accueillir pour cette visioconférence 3 personnalités dont nous avons déjà pu apprécier la qualité et la profondeur de leurs propos et de leurs écrits lors de précédentes conférences et colloques.

Aujourd’hui, nous avons le privilège de proposer un débat sur le Rapport entre Roman et Histoire à l’occasion de la sortie du nouveau livre de Madame Mouna HACHIM Ben Toumert ou les derniers jours des voilés.

Nous la remercions d’avoir accepté notre invitation à venir présenter ce nouveau roman historique qui comme toutes ses publications antérieures interpellent les connaissances historiques, mais surtout incitent à une réflexion sur les valeurs et les pratiques qui marquent et agitent les sociétésau fil du temps ; la période actuelle est particulièrement perturbée par la perte de repères identitaires ; les populations sont  attirées par des modèles réducteurs d’organisation de la société et par des modes d’expression et de croyances qui ignorent la nuance, le pluralisme et la tolérance qui font la richesse d’une civilisation.

Dans ce nouveau roman historique, fondé sur des événements et des personnages réels, on est amené à se poser des interrogations très actuelles concernant les ravages du dogmatisme et le drame d’une Foi entachée par l’extrémisme. En plus dans cette fresque médiévale, les femmes jouent un rôle inattendu et très touchant !

De nos jours, on parle de régression pour caractériser la réception d’idéologies totalitaires qui détournent la religion de sa finalité essentielle : vivre ensemble avec tous les êtres de la création, ce qui implique la reconnaissance de l’autre, de sa légitimité à exister, en un mot la tolérance. Notre pays n’est-il pas réputé pour pratiquer, à quelques exceptions près, la tolérance en matière religieuse ?

La richesse de notre histoire, la variété des vécus des populations de l’espace maghrébin depuis les temps les plus anciens jusqu’au début du 20e siècle, ont été relatés par Madame Mouna Hachim lors d’une conférence –débat que nous avions organisée en novembre 2016 ; elle nousavait proposé « Une Nouvelle lecture de l’histoire du Maroc », en commentaire de sa vaste étude intitulée avec modestie « Chroniques insolites de notre Histoire, Maroc, des origines à 1907. (conférence-débat qui peut être consultée sur notre site).

Pour dialoguer avec notre auteure, nous avons invité Madame la Professeure Rachida Naciri, qui en plus de ses nombreuses publications scientifiques, aussi bien philosophiques que psychopédagogiques, est l’auteur de plusieurs romans. (Toutes les références sont aussi disponibles sur le site internet de notre Centre). Madame Rachida Naciri nous a apporté à plusieurs reprises ses contributions à nos débats. D’abord, elle a proposé une passionnante analyse sur L’approche genre au Maroc : acquis et perspectives, en mars 2018 ; elle a ensuite modéré une conférence animée par trois conférencières algériennes sur La migration illégale en provenance des pays du Sahel et sa répercussion sur les zones de transit en Afrique du Nord, le 20 novembre 2019.( Conférence disponible sur notre site dans son intégralité).

Etant donné la réflexion proposée aujourd’hui sur l’apport du « Roman Historique », nous sommes très reconnaissants au Professeur Mostafa Bouaziz, d’avoir accepté d’apporter ses commentaires  d’historien. Historien sensible aux perspectives de longue durée, Mostafa Bouaziz, auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire du Maroc, notamment sa récente publication en 2 volumes sur Les nationalistes marocains au 20e siècle qu’il a présentée dans notre Centre le 23 janvier 2020, conférence accessible en ligne sur notre site web. En plus, Professeur Bouaziz s’est révélé en tant que chroniqueur et éditorialiste passionné des enjeux actuels du devenir de la société, notamment par ses contributions régulières pendant des années dans la revue mensuelle ZAMAN. Il s’est aussi distingué par ses nombreuses interventions lors de nos conférences et colloques toutes disponibles en libre accès sur notre site. Professeur Mostafa Bouazizest donc tout indiqué pour contribuer avec perspicacité et comme toujours avec finesse au débat littéraire et historique que suscite le livre de Mouna Hachim.

J’attends donc avec impatience, malgré une présence virtuelle due aux circonstances sanitaires, les idées et les analyses que nous présentera notre romancière et historienne, Madame Mouna Hachim, écrivaine de talent, passionnée d’histoire, ainsi que les commentaires de nos deux brillants universitaires, investis tous les deux dans la compréhension des évolutions de la société marocaine.

Merci encore à tous les intervenants ainsi qu’aux participants à distance pour leur intérêt et leur partage au cours de cette séance.

Du rapport entre Roman et Histoire dans “Ben Toumert ou Les derniers Jours des Voilés”

La pandémie, accélérateur de développement des soft skills en milieu professionnel ?

Mesdames, Messieurs

Le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain a eu le plaisir de vous inviter à sa deuxième visioconférence au titre de l’année 2021, intitulée :

La Pandémie, accélérateur de développement des Soft Skills en milieu professionnel ?

Le Vendredi 26 Mars 2021 à 19h30 

La conférence a été animée par Madame Maha StelateCollaboratrice Scientifique du CMHO et Doctorante-Chercheur ès Sciences de Gestion.

Avec la participation de :  

Madame Hajar Elguor, Responsable RH, Formatrice et Coach.

 Madame Nora Benjalloun, Manager Commercial Senior et auditrice Certifiée en ISO 9001-2015.

 Nous vous remercions d’avoir suivi la séance qui a été diffusée en direct sur notre chaîne YouTube.

Avec nos meilleures salutations.

Maha STELATE

Maha Stelate est Collaboratrice Scientifique au sein du Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain et Doctorante-Chercheur ès Sciences de Gestion au sein du Laboratoire de Recherche : Gestion des Compétences, de l’Innovation et des Aspects Sociaux des Organisations et des Economies (GECIAS) – FSJES Ain Chock – Université Hassan II de Casablanca.

Hajar ELGUOR

Responsable Ressources Humaines, dans des sociétés de différents secteurs(Industries& Services).

Coach Praticienne Certifiée de L’académie du Potentiel Illimité de Montréal.

Enseignante Universitaire Vacataire au sein de L’université Ibnou Tofeil de Kénitra.

Chroniqueuse à -LE MATIN EMPLOI-

Formatrice RH & Communication.

Lauréate d’un Master Spécialisé en Ingénierie des Ressources Humaines & Développement Social.

Nora BENJALLOUN

Nora BENJALLOUN est Manager Commercial Senior au sein d’un organisme de contrôle technique agrée du bâtiment et travaux publics et titulaire d’un MBA en ingénierie et management du projet, elle cumule 8 ans
d’expérience professionnelle.

Etant très attirée par le domaine managérial commercial, elle a fortement cultivé un intérêt particulier pour les techniques commerciales et de négociation du haut niveau pour définir la stratégie commerciale de l’entreprise.

Etant passionnée notamment par l’esprit d’organisation et d’analyse, sa formation en tant qu’auditrice certifiée en ISO 9001-2015 lui a donné une qualification dans ce domaine, lui a permis d’enrichir et d’approfondir ses
connaissances sur le terrain; ce qui a contribué à forger ses compétences et à mettre à l’épreuve ses qualités relationnelles et son professionnalisme.

Formatrice en Management et ingénierie du projet, elle conduit ses actions de formation auprès d’adultes salariés ou demandeurs d’emploi pour une mise à jour des connaissances ou pour un nouvel apprentissage.

La pandémie, accélérateur de développement des soft skills en milieu professionnel ?

La crise sanitaire a donné un autre sens au milieu professionnel, cette dernière a révélé l’importance et la performance des « Soft Skills » dans la dimension relationnelle du travail managérial.

Pour ce faire, les directions et les managers ont porté un focus particulier sur ces compétences pour surmonter les nombreuses situations liées à l’organisation.

Il s’agit des compétences humaines et comportementales qui demeurent le meilleur investissement sur le long terme.

Ils apparaissent de plus en plus comme des éléments essentiels pour surfer sur la vague de l’environnement de l’entreprise et s’adapter au mieux particulièrement au contexte de situation actuelle.

Notre intervention porte sur les soft-skills les plus demandées dans le milieu professionnel. Comment peut-on les diagnostiquer lors des recrutements, notamment dans le contexte actuel ? Quelles sont les conditions d’une communication à distance réussie? Comment le sens de l’adaptation peut-il servir l’entreprise sur le long terme, et faire de l’esprit d’équipe un moteur de performance ?

La pandémie, accélérateur de développement des Soft Skills en milieu professionnel ?

ندوة تمهيدية: حوار وطني شامل من أجل مغرب المواطنة المتجددة


روابط الصفحات الرسمية للمؤسسات الفكرية الوطنية بالفيسبوك

مؤسسة علال الفاسي
https://www.facebook.com/allaelfassi.50

مؤسسة عبد الرحيم بوعبيد
https://www.facebook.com/FondationAbderrahimBouabid

مؤسسة علي يعته

https://www.facebook.com/الصفحة-الرسمية-Fondation-Ali-YATA-مؤسسة-علي-يعته-105508018348330

مركز محمد بنسعيد ايت يدر للأبحاث والدراسات

https://www.facebook.com/مركز-بنسعيد-ايت-ايدر-للدراسات-والابحاث-cermbensaid-328791711296401

مؤسسة أبوبكر القادري للفكر والثقافة
https://www.facebook.com/FondationAbouBakrElKadiri

مؤسسة محمد عابد الجابري للفكر والثقافة

https://www.facebook.com/مؤسسة-محمد-عابد-الجابري-للفكر-والثقافة-2397856406914290

مركز محمد حسن الوزاني للديمقراطية والتنمية البشرية:
https://www.facebook.com/mohamedhassanouazzani

Maroc-USA: Plus de deux siècles d’histoire diplomatique

L'économiste
Publié par L’Economiste, N°: 5931

Vendredi 22, Samedi 23 & Dimanche 24 Janvier 2021

Le Cercle des Experts

Maroc-USA: Plus de deux siècles d’histoire diplomatique

Par Hassan OUAZZANI CHAHDI : Professeur honoraire des universités, membre de la Commission du droit international de l’ONU.

LES relations maroco-américaines au XVIIIe siècle appellent certaines observations préliminaires. Elles démontrent d’abord l’ancienneté de ces relations sur le plan historique, commercial, amical ainsi que dans le domaine diplomatique. Elles ont été matérialisées pour la première fois en 1787 par un traité de navigation, d’amitié et de commerce. Le bicentenaire des relations diplomatiques entre les deux pays fut célébré en 1987.
Cette page de notre histoire révèle ensuite la continuité de l’Etat marocain, de ses institutions et de ses engagements durant cette longue période.
Les accords avec les USA, comme ceux d’ailleurs signés avec d’autres pays européens jusqu’en1912, prouvent l’existence d’une pratique marocaine constante et originale en matière de traités. Le Maroc disposait ainsi de la personnalité juridique et de la capacité requise pour les conclure. L’Empire chérifien avait donc le «Treaty Making Power»: le pouvoir de conclure les traités qui est un attribut essentiel de souveraineté.
Notre histoire diplomatique est d’ailleurs très riche en conventions internationales, surtout bilatérales. Le règne Sidi Mohammed Ben Abdellah (1757-1790) en constitue un exemple typique(2)..
Une autre observation sur la continuité des relations maroco-américaines dans le temps. L’établissement du protectorat n’a pas mis fin aux engagements liant les deux pays. Les Etats-Unis d’Amérique étaient la seule puissance à pouvoir garder ses privilèges de juridiction au Maroc jusqu’en 1956 (voir encadré). Les Américains avaient aussi adopté une attitude différente des autres puissances européennes à l’égard de l’établissement du protectorat et des tractations au sujet de l’Empire chérifien.
A la différence de certains pays du continent africain érigés en colonies, le Maroc a sauvegardé ainsi durant le protectorat sa personnalité juridique, son caractère étatique et ses institutions.
Les contacts avec les Etats-Unis d’Amérique remontent à 1777. C’est-à-dire un an après l’indépendance du pays de l’oncle Sam. Le Maroc fut l’un des premiers pays à reconnaître ce nouvel et à conclure avec lui un traité d’amitié le 18 juillet 1787. Ce traité sera renouvelé par un autre, le 16 septembre 1836 à Meknès.
Quelles sont les raisons qui ont motivé la conclusion de ces traités?

Cliquez ici pour lire l’article complet.

La Journée Internationale des Droits de la Femme

*Cliquez sur les liens en couleur pour plus de détails

 

“La question des droits humains – des femmes notamment – et de leur développement au Maroc est un des objectifs essentiels de notre Centre.

Cette question est en effet au cœur de toute société démocratique : aucun Etat ne peut se réclamer de la démocratie s’il ne respecte pas les principes de la Déclaration universelle des Droits de l’homme et de tous les engagements conventionnels et législatifs qui sont venus compléter la déclaration de 1948.

Dans tous les pays, le respect des principes des droits de l’homme et leur mise en œuvre par les gouvernements est un combat incessant de contrôle, de vérification et de légitimation des mesures prises. En ce qui concerne la situation de la femme dans la société musulmane, notre Centre l’a abordée dans ses conférences et colloques.

Dans la séance du 25 mai 2015, le professeur Abdallah Chérif Ouazzani  a commenté l’ouvrage de Mohamed Hassan Ouazzani “Islam, Société et Civilisation”, en particulier le chapitre qui traite de la situation de la femme en Islam avec une perspective d’avenir d’une société démocratique.

Lors de la Journée commémorative du 15 septembre 2015, le professeur Mohamed Mouaquit a traité de « La question de la femme à la lumière des écrits de Mohamed Hassan Ouazzani ».

Lors de la conférence du 24 mars 2016, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le professeur Abdelhakim Chafai et le professeur Hassan Ouazzani-Chahdi ont traité le sujet ” Les droits de la femme au Maroc – حقوق النساء بالمغرب بين طموحات الكونية و إكراهات الخصوصية “.

Le 19 octobre 2017, ” Les Soulaliyates en mouvement: lutte pour l’égalité et le droit à la terre ” par professeure Fadma Ait Mous et professeur Mohammed Mouaquit.

Le 7 mars 2018, ” L’approche “genre” au Maroc: acquis et perspectives “, par professeure Rachida Naciri et professeur Monssef Sedki Alaoui.

Dans plusieurs interventions, notamment dans le documentaire “رواد” de la chaîne Al OULA et dans “Etat et société au Maroc – les défis du monde moderne” (p.221-231),  la professeure Jawhara Filali-Baba, a exposé divers aspects du rôle de la femme dans la société marocaine, selon la pensée de Mohamed Hassan Ouazzani.

Dans son combat pour la libération du Maroc et pour la modernisation de la société, mon père Mohamed Hassan Ouazzani a accordé une priorité à l’organisation et à l’éducation civique et professionnelle de la femme. Il était d’ailleurs conscient du rôle qu’ont joué les femmes – mères, épouses, filles de résistants – dans la libération de notre pays.

C’est avec une grande émotion que je dois évoquer la mère de mon père Mohamed Hassan Ouazzani – Lalla Halima – qui n’a cessé de soutenir son fils, déjà dans ses études, puis tout au long de son action militante. C’est elle qui a fondé à Fès la première section des « Sœurs de la Pureté » Akhawat Assafa, tandis que ma tante – Lalla Zina disparue en 2015 – en était la trésorière. C’est aussi une femme courageuse de Fès, Madame Amraoui, qui a formulé publiquement les premières revendications de la femme marocaine en 1943, donc plusieurs années avant la création par un groupe de femmes du PDI de l’Association des femmes marocaines à Casablanca, en 1948.

Je tiens aussi à rendre hommage à ma mère –Lalla Oum Keltoum – pour le soutien indéfectible accordé à mon père, durant son long exil, loin de Fès, puis à l’étranger, assumant avec dignité et abnégation la charge de sa famille, l’éducation de ses enfants : pour elle aussi sans doute, l’amour pour son mari se confondait avec l’amour de son pays. Une femme exemplaire !

Une des grandes figures du militantisme féminin et syndicaliste engagée, – disparue en 2016 – une inconditionnelle de la lutte pour l’évolution de la femme dans la société, est la légendaire Lalla Zahra Skallia (La Ahma): elle a été une des premières figures emblématiques de la « Jeunesse démocratique » (Maghreb El Ghad) et dans Akhawat Assafa ensuite : je tiens à lui rendre un grand hommage !

Lors du premier congrès féminin organisé à Fès les 12 et 13 décembre 1947, Lalla Habiba Guessous, présidente du congrès, Lalla Amina Haram, secrétaire générale du congrès et Lalla Zineb Alaouia, représentante de la région de Salé ont défini tous les points de revendications (p.10-13) et tous les droits réclamés par toutes les femmes marocaines de l’association de Akhawat Assafa dans plusieurs villes du Maroc.

Lalla Habiba Guessous, présidente de l’association Akhawat Assafa, a prononcé le 11 mars 1951 un discours (p.43-49) qui présente un rapport détaillé et rappelle les objectifs réalisés par le mouvement féminin dans “Al-Maghreb Al-Aqsa”.

Des témoignages de la lutte des femmes pour l’égalité, pour le respect de leurs droits fondamentaux, nous en trouvons un grand nombre en consultant le journal du PDI « Démocratie », publié en 1957-1958 ! Ces témoignages de lutte, de revendications franches sont accessibles sur ce site dans leur intégralité. Mais il faudrait pouvoir recueillir les témoignages non écrits, les souvenirs de celles qui ont pris part à ce combat.

A l’aube de l’indépendance, cette lutte des femmes s’est nourrie de l’énorme espoir de la marche vers un Maroc nouveau, prospère et juste pour toute la nation. Hélas, la désillusion a été cruelle !

En relisant certains de ces appels, les prises de position qui ont suivi l’accession à l’indépendance en 1956, on peut constater que la société marocaine a été bloquée pendant longtemps, la marche vers la libération de la femme et de la reconnaissance de ses droits a été très lente ; elle est loin des promesses escomptées au moment de l’indépendance, il y a soixante-cinq ans !

Pourtant, il faut reconnaître que des étapes importantes ont été franchies dans le sens d’une amélioration significative des conditions de la femme marocaine sur le plan privé et public dans la Nouvelle Moudawana et la Constitution de 2011. Je tiens à rendre un vibrant hommage aux initiatives novatrices et courageuses de Sa Majesté le Roi Mohamed VI qui accorde une place de plus en plus importante à la femme dans la société marocaine et à l’extension de ses droits.”

Dr. Houria Ouazzani

Présidente du Centre Mohamed Hassan Ouazzani

Historique de la Journée Internationale des Droits de la Femme

La journée internationale des droits des femmes ou journée des droits des femmes ou encore journée des femmes est célébrée dans de nombreux pays à travers le monde le 8 mars. Les droits de la femme font partie intégrante des droits de l’homme, mais de nombreuses femmes voient leurs droits remis en question, limités ou réduits. Les femmes voient aujourd’hui un peu plus rongés leurs droits au regard de la loi, qui n’ont jamais été égaux à ceux des hommes sur aucun des continents. Cette journée internationale de lutte des femmes encourage la mobilisation et le militantisme pour promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Le saviez-vous ? La « Journée de la Femme » n’existe pas ! Dites plutôt « Journée des femmes ».

3 questions sur la journée internationale des droits de la femme

Certaines journées ont des symboliques plus fortes que d’autres puisqu’elles sont dédiées à des thèmes bien particuliers : environnement, santé, patrimoine…Mais d’où vient le thème de la journée internationale des droits des femmes ? Voici 3 réponses pour en savoir plus sur cette journée.

Quelle est l’origine de cette fameuse date ?

La Journée nationale des femmes est attribuée aux socialistes américaines qui célèbrent une journée dédiée à l’égalité des droits civiques en 1909. Par la suite, une journaliste allemande encouragera toutes les femmes socialistes de tous les pays à organiser chaque année une Journée internationale des femmes au cours de la seconde conférence internationale des femmes socialistes en 1910. Les Nations Unies officialisent ensuite la journée du 8 mars dès 1977.

Quel rapport avec la révolution russe ?

La Journée des femmes est oubliée lors de la Première Guerre mondiale mais les femmes russes la remettent au goût du jour le 8 mars 1917 lors d’une grande manifestation ouvrière à Saint-Pétesbourg où elles réclament le retour des hommes du front ainsi que du pain. C’est un des premiers actes qui vont conduire à la révolution russe ainsi qu’à l’abdication du Tsar. Cette journée du 8 mars est alors inscrite comme une célébration de la femme et du communisme dans le calendrier de nombreux pays de l’Est.

Qu’en est-il de la France ?

Si les Nations Unis reconnaissent cette journée depuis 1977, la France l’inscrit dans son calendrier seulement en 1982 sous l’impulsion d’Yvette Roudy qui est alors la ministre déléguée aux droits des femmes. Le 8 mars de la même année donne alors lieu à de nombreuses manifestations et est marqué par un discours de François Mitterrand, le président de l’époque, ainsi qu’une réception donnée à l’Elysée où il reçoit 450 femmes de milieux socioprofessionnels différents et d’associations féministes. Cette journée conduit à de nombreuses mesures en faveur des droits des femmes.

Et qu’en est-il du Maroc ?

 

Maroc : comprendre la faible participation des femmes à la vie active

L’insertion des femmes sur le marché du travail est une difficulté chronique au Maroc. Pourtant, les avantages d’une participation accrue des femmes à la population active sont évidents, tant sur le plan macroéconomique, où elle permettrait d’améliorer la capacité de production du pays et de soutenir la croissance, que sur le plan microéconomique, où elle se traduirait par une plus grande reconnaissance sociale des femmes, avec à la clé un investissement des ménages plus important dans l’éducation et la santé.

À ce jour, le peu d’études microéconomiques examinant les raisons pour lesquelles la participation des femmes demeure si faible au Maroc sont pour la plupart dépassées. Dans un document de travail intitulé Trends and Determinants of Female Labor Force Participation in Morocco: An Initial Exploratory Analysis (a), nous nous penchons sur les défis auxquels le Maroc est confronté. Notre travail dresse dans un premier temps le profil de la main-d’œuvre marocaine, les facteurs démographiques jouant un rôle clé dans les taux d’activité. Dans un deuxième temps, nous analysons les caractéristiques qui défavorisent les femmes, au niveau individuel et des ménages. Les données proviennent de 18 enquêtes nationales sur l’emploi réalisées entre 2001 et 2018, trois enquêtes mondiales sur les valeurs menées entre 2001 et 2011, ainsi que de quatre enquêtes de l’Arab Barometer conduites de 2006 à 2017.

Au Maroc, le taux de participation des femmes à la population active reste l’un des plus bas du monde. Il a même régressé en vingt ans, malgré un PIB par habitant plus élevé, un taux de fécondité plus faible   et un meilleur accès à l’éducation. Avec un taux de 21,6 % en 2018, le Maroc occupait en 2018 la 180e place sur un échantillon de 189 pays. En d’autres termes, 78,4 % des Marocaines âgées de 15 à 65 ans n’étaient ni en activité ni à la recherche d’un emploi.

En outre, dans une région — Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) — traditionnellement marquée par un faible niveau d’activité féminine, le Maroc figure parmi les rares pays qui ont connu une baisse prolongée de ces taux, et ce depuis le plus longtemps : la participation des Marocaines au marché du travail a culminé à 26,3 % en 2004. Si cette tendance persistait, le taux d’activité féminine au Maroc pourrait être inférieur à la moyenne régionale (21%). 

La démographie : un élément clé 

L’étude des caractéristiques de la main-d’œuvre marocaine nous indique que, même si le taux d’activité des femmes et des hommes a globalement diminué ces vingt dernières années, un écart de 50 points de pourcentage persiste entre les sexes (figure 1), avec des dynamiques différentes en zones urbaines ou rurales. Chez les hommes, ce fléchissement concerne en majorité les jeunes, en raison de leur plus grande scolarisation ; chez les femmes, cette tendance à la baisse touche tous les âges sans être nécessairement corrélée aux études. Ces aspects démographiques ont une incidence sur le taux d’activité, mais aussi sur l’emploi et le chômage.

Figure 1. Taux d’activité des femmes et des hommes : de fortes disparités persistent 

 

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Source : HCP Enquête National sur l’emploi (ENE), 2001-2018

Globalement, ces tendances mettent au jour l’existence de deux marchés du travail distincts : l’un en milieu rural, où l’emploi et l’activité sont plus élevés chez les deux sexes, et l’autre en milieu urbain, où l’inactivité, très majoritaire chez les femmes, reste relativement faible chez les hommes, mais gagne du terrain.

L’importance des rôles assignés à chaque sexe, notamment pour l’activité des femmes

Quels freins entravent l’insertion des femmes sur le marché du travail ? Pour répondre à cette question, nous avons recouru à des modèles probit et à un modèle logit multinomial. D’après nos résultats, certaines caractéristiques chez les individus et dans les ménages font obstacle à l’activité des femmes, la création d’emplois urbains au Maroc n’ayant pas contrebalancé la destruction d’emplois agricoles. Ces caractéristiques s’ajoutent au préalable d’une baisse globale du taux d’activité pour les deux sexes. Voici les principales conclusions de notre étude :

  • Il y a corrélation entre hausse du niveau d’instruction et augmentation du taux d’activité chez les femmes, même si ce lien s’effrite au fil du temps. L’éducation des femmes a un impact très inégal, selon les régions et le niveau d’instruction ;
  • Au sein d’un foyer, plus le chef de famille est instruit, plus il y a de chances qu’une femme ne travaille pas. Cette incidence croît avec le temps, surtout chez les ménages ruraux ;
  • le mariage diminue la probabilité d’une participation au marché du travail. Le célibat réduit la probabilité d’être inactif de 30 % en milieu urbain et de 20 % en zones rurales ;
  • au sein d’un foyer, la probabilité qu’une femme ne travaille pas augmente avec la présence d’autres femmes inactives. Cette incidence croît avec le temps en milieu rural comme en milieu urbain.

Y a-t-il d’autres facteurs susceptibles d’expliquer le déclin de l’activité des femmes au Maroc ? En particulier, les limites qui pèsent sur la demande d’emploi féminin pourraient être liées à une vision traditionnelle à l’égard du travail des femmes qui écarte celles-ci de la vie active.

Dans une enquête réalisée en 2011, 75 % des hommes et 47 % des femmes ont répondu qu’ils étaient d’accord avec l’affirmation suivante : « Quand les emplois sont rares, les hommes devraient avoir plus le droit à un emploi que les femmes ». Par conséquent, en partant de l’hypothèse qu’en matière de travail, les hommes décident pour les femmes, on peut s’attendre à une moindre participation des femmes à la vie active en raison de l’idée profondément ancrée selon laquelle l’homme doit être le soutien de famille et devrait accéder en priorité aux offres d’emploi, tandis que la femme devrait se consacrer aux tâches domestiques.

À l’affirmation « Les femmes peuvent travailler à l’extérieur de leur foyer si elles le souhaitent », 35,6 % des hommes interrogés ont exprimé leur désaccord contre seulement 14,8 % des femmes. Les femmes sont, à l’évidence, nettement plus nombreuses que les hommes à penser qu’elles ont le droit de travailler. 

Au fond, le Maroc doit encore faire le constat des bénéfices induits par la participation des femmes à la vie active en contrepoint de son développement. La persistance des disparités entre les hommes et les femmes peut relever d’une création insuffisante d’emplois en milieu urbain qui compenserait la destruction des emplois en zones rurales. Parallèlement, le taux de chômage des femmes en milieu urbain dépasse celui des zones rurales, ce qui tendrait à indiquer que leur découragement est à l’origine de la progression de l’inactivité féminine. Les caractéristiques démographiques sont également des facteurs importants : nombre d’enfants, situation matrimoniale, niveau d’études du chef de famille, éducation des femmes, etc. Enfin, les rôles assignés à chaque sexe sont susceptibles d’éloigner les femmes du marché du travail et de freiner le redressement des taux d’activité féminine.

Consulter l’article source:  https://blogs.worldbank.org/fr/voices/maroc-comprendre-la-faible-participation-des-femmes-la-vie-active?cid=SHR_BlogSiteEmail_FR_EXT


نداء من أجل حوار وطني لبناء مغرب جديد

Le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain s’associe à l’APPEL CITOYEN lancé par 7 institutions nationales marocaines, portant des noms de symboles de la lutte des Marocaines et des Marocains pour la dignité, l’indépendance et la démocratie.

Cette déclaration commune fait appel à un large dialogue national pour construire ensemble l’Avenir.

Si l’image d’un Maroc en Débat vous parle, alors soutenez cette initiative citoyenne.

Contact : bouaziz6@gmail.com / centremho@gmail.com

 

 

Sept Fondations appellent à un dialogue public autour du rapport de la Commission spéciale

Nouveau modèle de développement

Sept Fondations appellent à un dialogue public autour du rapport de la Commission spéciale

Brahim Mokhliss

En attendant la publication des conclusions de la Commission spéciale sur le modèle de développement, sept Fondations viennent de lancer un appel pour un débat national autour du rapport la Commission Benmoussa. Elles estiment qu’un tel débat est nécessaire pour faire du nouveau modèle de développement un réel pacte social.

Au moment où le rapport de la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD) se fait toujours attendre, sept Fondations viennent de lancer un appel «pour un dialogue national en vue de l’édification d’un Maroc nouveau». Les sept entités considèrent qu’un temps de discussion et de débat sur le contenu de ce projet doit être accordé au peuple marocain, toutes forces vives confondues, avant qu’il ne soit décliné en politiques publiques. À noter que les initiateurs de cet appel sont réputés pour leur crédibilité et la symbolique des figures historiques et nationalistes dont elles portent les noms. Il s’agit de la Fondation Allal El Fassi, la Fondation Abderrahim Bouabid, la Fondation Ali Yata, le Centre Mohammed Bensaïd Aït Idder, la Fondation Abou Bakr El Kadiri, le Centre Mohammed Hassan Ouazzani et la Fondation Mohammed Abed El Jabri. Pour rappel, les travaux de la Commission ont été lancés en décembre 2019 et son rapport prévu initialement fin juin 2020, n’a pas vu le jour en raison des contraintes liées à la pandémie de la Covid-19. Sa Majesté le Roi avait alors accordé aux membres de la commission un délai supplémentaire de  six mois. Ainsi, la commission semble avoir bouclé son rapport définitif contenant une nouvelle vision du modèle de développement du Royaume qui devra être soumis à S.M. le Roi avant sa publication.
Mais les sept Fondations, rappelant la crise traversée dernièrement par le pays et qui a fortement impacté les citoyens marocains dans leur vie quotidienne et changé même la perception de leur devenir, jugent nécessaire un débat large autour du nouveau modèle de développement avant son adoption définitive. «Le projet du nouveau modèle de développement, dont la publication est attendue prochainement, devrait contenir des orientations susceptibles d’engager les politiques publiques pour des décennies», soulignent-elles, d’où l’importance de  la tenue d’un large dialogue public sur la question avant de décliner les recommandations du rapport en politiques publiques.
«Nous pensons que ce projet du nouveau modèle de développement est important et qu’il a fait l’objet d’un certain nombre de consultations entre la commission qui a été nommée par S.M. le Roi et les partis politiques, des penseurs… Une fois qu’elle aura rendu sa copie, nous pensons que cela va devenir un projet sociétal, il faudrait donc qu’il fasse l’objet d’un débat public», explique Abdelouahed Souhail, président de la Fondation Ali Yata.
Les initiateurs de cet appel estiment donc que «l’organisation de ce dialogue maroco-marocain exige d’accorder suffisamment de temps aux échanges sur son contenu. Ils considèrent que l’adoption d’un nouveau modèle de développement après la tenue d’un large débat national, ouvert à l’ensemble des composantes de la nation et à toutes les régions du pays, est susceptible de renforcer l’adhésion populaire au projet et de restaurer la confiance entre l’État et la société». «Cette démarche assurera les conditions du succès d’un projet qui jettera les bases d’un nouveau contrat social», est-il précisé dans l’appel lancé par les sept Fondations. D’ailleurs, les sept structures s’engagent «à participer activement à ce dialogue national, dans la perspective de l’affirmation collective d’un patriotisme renouvelé qui nous permettra de relever, ensemble, les défis du présent et de l’avenir». Par ailleurs, Abdelouahed Souhaïl tient à souligner que dans cette action il n’y a pas de prise de position politique. L’objectif recherché est que le nouveau modèle de développement soit un réel pacte social, insiste-t-il.

 

Source : https://lematin.ma/journal/2021/sept-fondations-appellent-dialogue-public-autour-rapport-commission-speciale/354657.html