Les illusions du Bonheur Personnel
Mesdames, Messieurs, Chers Membres
Dans le cadre de ses activités scientifiques et culturelles au titre de l’année 2024, le Centre a organisé une conférence sous le thème:
» Les Illusions du Bonheur Personnel «
Jeudi 16 Mai 2024 à 16h00
La séance a été présentée par Madame Siham BENCHEKROUN, Médecin Psychothérapeute, Ecrivaine et Militante Associative.
Nous vous remercions pour votre présence à ladite conférence et pour votre participation au débat qui a suivi.
Avec nos meilleures salutations.
Siham BENCHEKROUN
Siham Benchekroun est
– Ecrivaine, romancière et nouvelliste de langue française. Ses écrits traitent particulièrement de la condition féminine ainsi que de la relation homme-femme dans la société marocaine. Elle y donne vie à ses engagements à travers des fictions qui traitent de diverses formes d’injustice, de violence ou de corruption au sein de la société. Décrite comme un écrivain de l’intime, “une exploratrice des maux de l’âme humaine”, elle révèle avec ses personnages les faces cachées de la psychologie humaine. Certains de ses ouvrages font l’objet de nombreux travaux universitaires, et figurent au programme de diverses écoles marocaines et françaises. La majorité de ses livres sont traduits.
– Docteure en médecine et spécialisée en psychothérapie, elle a également été pionnière dans le journalisme médical en fondant le premier groupe de presse spécialisé dans la santé au Maroc. Elle y a dirigé de nombreuses revues scientifiques.
– Militante associative, très impliquée dans la société marocaine, elle a occupé des postes de responsabilité dans diverses organisations non gouvernementales, et s’est engagée en particulier auprès d’associations de soutien de femmes ou d’enfants vulnérables. Elle a notamment conçu et dirigé un important essai sur l’héritage des femmes. En 2018, elle a reçu un hommage d’Amnesty International pour son activisme pour la cause des femmes.
BIBLIOGRAPHIE
— Oser Vivre, roman, Eddif 1999 (plus d’une quinzaine de réeditions);
— Les jours d’ici, nouvelles, Empreintes 2003 ;
— Chama, roman, Empreintes 2008;
— Amoureuses, nouvelles, “Coup de cœur” du Prix Grand Atlas 2012 ;
— Contes de Tétouan”, recueil de contes populaires du nord du Maroc
— L’héritage des femmes, Essai (Empreintes 2017, Harmattan 2021), traduit en langue arabe et anglaise.
— J’avais si faim d’amour que je me suis fait des pâtes. Editions Les Rirosophes, 2023.
Les illusions du bonheur personnel
Siham Benchekroun
Médecin et écrivain
Cette intervention porte sur les pièges de l’individualisme moderne, parmi lesquels figurent en premier plan les illusions du « bonheur personnel », que promettent les nouveaux vendeurs de bien-être.
Le bonheur serait désormais nombriliste, vanté comme un produit de consommation qu’on peut acheter et vendre ; un bonheur qu’on convoite et réserve à soi, comme l’avare accumule ses richesses.
Heureux avant tout, heureux toujours, heureux envers et contre tout !Siham Benchekroun nous parlera donc de cette nouvelle grande illusion d’une culture consumériste et matérialiste à outrance. Tel est le sujet central de son nouveau roman intitulé : J’avais si faim d’amour que je me suis fait des pâtes.
Un livre humoristique où le personnage principal cherche à répondre à son besoin d’amour par l’amour hypertrophié et exclusif de soi.
Le Marchand d’épices : Carnet de voyage
Mesdames, Messieurs, Chers Membres
Dans le cadre de ses activités scientifiques et culturelles au titre de l’année 2024, le Centre a organisé une conférence autour du livre de Monsieur Hicham AIT ALMOUH, intitulé :
» Le Marchand d’épices : Carnet de voyage «
La séance a été présentée par Monsieur Hicham AIT ALMOUH, Journaliste indépendant, écrivain et aventurier.
et modérée par Monsieur Mohamed EZZOUAK, Journaliste, animateur radio, enseignait et ultra-marathonien.
Nous vous remercions pour votre présence à ladite conférence et pour votre participation au débat qui a suivi.
Avec nos meilleures salutations.
La séance portera sur l’aventure objet du carnet de voyage « le marchand d’épices ». Cette aventure, qui a eu lieu en août 2019, a consisté en un ultramarathon de 906 km couru entre Casablanca et le village frontalier de Ksar Ich. Le livre raconte l’histoire de ce voyage, en plus de bribes d’histoire des lieux parcourus durant ce voyage.
ورشة تفاعلية حول موضوع الديمقراطية التشاركية والمشاركة المواطنة في المغرب
سيداتي، سادتي
في إطار اللقاءات العلمية الشهرية برسم سنة 2024، نظم مركز محمد حسن الوزاني للديمقراطية والتنمية البشرية ورشة تفاعلية حول موضوع :
الديمقراطية التشاركية والمشاركة المواطنة في المغرب
تحت إشراف السيد رشيد التقي، باحث في القانون العام، متخصص في حكامة الشأن المحلي بالجماعات الترابية
نظم هذا اللقاء يوم الخميس 4 أبريل 2024 على الساعة الواحدة والنصف بعد الزوال
بمقر مركز محمد حسن الوزاني الكائن ب 53 زنقة علال بن عبد الله، الدار البيضاء
نشكركم على حضوركم وعلى مشاركتكم في هذه الجلسة الثقافية، تقبلوا منا فائق المودة والتقدير
مع أطيب التحيات.
Mesdames, Messieurs
Dans le cadre de ses activités scientifiques et culturelles au titre de l’année 2024 le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain a organisé un atelier interactif sous le thème :
La démocratie participative et la participation citoyenne au Maroc
L’atelier a été animé par Monsieur Rachid Et-TAQY, Chercheur en Droit Public, Spécialisé en Gouvernance de l’action locale dans les Collectivités territoriales.
Nous vous remercions vivement pour votre présence et pour votre participation à cet atelier interactif.
Avec nos meilleures salutations.
: عنوان الورشة
الديمقراطية التشاركية والمشاركة المواطنة في المغرب: مفاهيم وتطبيقات
: مدة الورشة
تتراوح بين ساعة ونصف إلى ساعتين
: توطئة
تعتبر الديمقراطية التشاركية من النماذج المهمة في تطوير المجتمعات، حيث تركز على مشاركة الفرد في صنع القرار وتعزيز الشفافية. في هذه الورشة، سنستكشف مفهوم الديمقراطية التشاركية وتأثيرها في المغرب وسبل تعزيزها وتطبيقها
: أهداف الورشة
فهم مفهوم الديمقراطية التشاركية وأهميتها –
توضيح دور الشباب في تعزيز المشاركة السياسية واالجتماعية –
مناقشة التحديات التي تواجه تطبيق مبادئ الديمقراطية التشاركية والمشاركة المواطنة في المغرب –
تحفيز الشباب على ابتكار الحلول والمبادرات لتعزيز المشاركة والديمقراطية في بيئاتهم المحلية –
: تفاصيل الورشة
مقدمة قصيرة عن مفهومي الديمقراطية التشاركية والمشاركة المواطنة وعالقتهما ببناء مجتمع ديمقراطي –
عرض لتجارب ناجحة للمشاركة الشبابية في السياسة والمجتمع –
مناقشة دراسات حالة توضح تحديات وفرص تطبيق الديمقراطية التشاركية والمشاركة المواطنة في المغرب –
جلسات عمل تفاعلية تشجع على ابتكار حلول ومبادرات لتعزيز المشاركة وتطبيق مبادئ الديمقراطية التشاركية –
: طرق تقديم الورشة
عرض تقديمي يضح المفاهيم والتجارب –
جلسات مناقشة جماعية –
صياغة العرائض تمارين عملية وأنشطة مشاركة –
: الجمهور المستهدف
كافة المواطنين وخاصة طالب المدارس الثانوية والجامعات والمعاهد العليا والشباب المهتمين بالشأن السياسي والمجتمعي في المغرب
:المخرجات المتوقعة
فهم أعمق لمفاهيم الديمقراطية التشاركية والمشاركة المواطنة –
استيعاب تجارب ناجحة للمشاركة الشبابية –
قدرة على تحليل التحديات والفرص في تطبيق الديمقراطية التشاركية والمشاركة المواطنة –
تطوير مهارات االبتكار والمشاركة في بناء مجتمع مدني ديمقراطي –
: ختام الورشة
التشجيع على المشاركين لمشاركة أفكارهم وتجاربهم، وتوجيههم نحو العمل العملي لتعزيز المشاركة والديمقراطية في مجتمعاتهم
سيتم ختام الورشة بجلسة حوارية حول تجارب وآراء المشاركين فيما تعلموه وكيفيمكن تطبيق مفاهيم الديمقراطية التشاركية في حياتهم اليومية
استعراض أهم النقاط والتوصيات المستخلصة من الورشة –
Titre de l’atelier :
La démocratie participative et la participation citoyenne au Maroc : concepts et applications
Durée de l’atelier :
Entre une heure et demie et deux heures
Introduction :
La démocratie participative est l’un des modèles importants pour le développement des sociétés, mettant l’accent sur la participation des individus à la prise de décision et renforçant la transparence. Dans cet atelier, nous explorerons le concept de démocratie participative et son impact au Maroc, ainsi que les moyens de renforcer et d’appliquer cette démocratie.
Objectifs de l’atelier :
– Comprendre le concept et l’importance de la démocratie participative.
– Clarifier le rôle des jeunes dans le renforcement de la participation politique et sociale.
– Discuter des défis rencontrés dans l’application des principes de la démocratie participative et de la participation citoyenne au Maroc.
– Encourager les jeunes à proposer des solutions et des initiatives pour renforcer la participation et la démocratie dans leurs environnements locaux.
Détails de l’atelier :
– Courte introduction aux concepts de démocratie participative et de participation citoyenne et leur lien avec la construction d’une société démocratique.
– Présentation d’expériences réussies de participation des jeunes en politique et dans la société.
– Discussion de cas concrets illustrant les défis et les opportunités de l’application de la démocratie participative et de la participation citoyenne au Maroc.
– Sessions de travail interactives encourageant la création de solutions et d’initiatives pour renforcer la participation et l’application des principes de la démocratie participative.
Méthodes de présentation de l’atelier :
– Présentation PowerPoint expliquant les concepts et les expériences. – Sessions de discussion en groupe.
– Exercices pratiques de formulation de pétitions et d’activités participatives.
Public cible :
Tous les citoyens, en particulier les lycéens, les étudiants universitaires, les jeunes intéressés par les affaires politiques et sociales au Maroc
Résultats attendus :
– Une compréhension approfondie des concepts de démocratie participative et de participation citoyenne.
– Assimilation d’expériences réussies de participation des jeunes.
– Capacité à analyser les défis et les opportunités de l’application de la démocratie participative et de la participation citoyenne.
– Développement des compétences en innovation et en participation à la construction d’une société civile démocratique.
Clôture de l’atelier :
– Encouragement des participants à partager leurs idées et leurs expériences, et orientation vers des actions concrètes pour renforcer la participation et la démocratie dans leurs communautés.
– Une session de dialogue sera organisée pour discuter des expériences et des opinions des participants sur ce qu’ils ont appris et comment ils peuvent appliquer les concepts de la démocratie participative dans leur vie quotidienne.
– Examen des points clés et des recommandations tirées de l’atelier.
L’Eau : Enjeux, Défis, Contraintes, Quelles Solutions?
Mesdames, Messieurs, Chers Membres
Dans le cadre de ses activités scientifiques et culturelles au titre de l’année 2024, le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain a eu le plaisir d’accueillir :
Monsieur Driss OUAZAR, Professeur à l’Ecole Mohammadia d’Ingénieurs, Université Mohamed V Agdal de Rabat et Membre Résident de l’Académie Hassan II des Sciences et Techniques, Rabat – Maroc
Mardi 20 Février 2024 à 16h30, pour une conférence sous le thème :
“L’Eau : Enjeux, défis, Contraintes, Quelles Solutions?″
La séance a été présidée et modérée par Monsieur Hassan EL AMRI, Professeur de Mathématiques à l’Ecole Normale Supérieure de Casablanca.
Nous vous remercions pour votre présence à ladite conférence et pour votre participation au débat qui a suivi.
Avec nos meilleures salutations.
Driss OUAZAR
Driss Ouazar est professeur de génie civil numérique et des ressources en eau. Il est Membre Résident de l’Académie Hassan II des Sciences et Techniques, Directeur du Collège Sciences et Techniques de l’Environnement, de la Terre et de la Mer, Il est le Représentant National de l’Association Internationale des Sciences Hydrologiques (AISH), membre du Conseil Supérieur de l’Eau et du Climat, Fondateur du Pôle Métriques et Techniques d’Adaptation Eau, Agriculture et Villes , Ancien Président d’Université et Ancien Directeur d’Ecole d’Ingénieurs, Ancien membre du Comité Scientifique de la COP22 et du Conseil Scientifique du Conseil National de la Recherche du Maroc, Ancien Membre du Conseil Supérieur de l’Enseignement, de la Formation et de la Recherche Scientifique et de la Commission de la Recherche Scientifique ( Maroc). Il est membre du comité scientifique de l’AAA (Adaptation Agriculture Afrique – Initiative Marocaine). Il était vice-président du Conseil africain de la recherche scientifique et de l’innovation (ASRIC) jusqu’en 2021 et représente toujours l’ASRIC en tant que co-fondateur de la plate-forme internationale de métriques d’adaptation hébergée par Africa Agriculture Adaptation (AAA) et actuellement président d’IPAM Water. Il est membre du conseil d’administration du Centre National de Recherche Scientifique et Technique. Il est également rédacteur en chef adjoint et directeur exécutif de Frontiers in Science and Engineering International Journal de l'Académie Hassan II des Sciences et Techniques.
Hassan EL AMRI
Docteur d’état en mathématiques de l’Université Claude Bernard Lyon 1.
Professeur d’Enseignement Supérieur à l’École Normale Supérieure de Casablanca – Spécialité : Mathématiques Appliquées.
Directeur du Laboratoire de Mathématiques et Applications (LMA)
Responsable du Master d’Analyse Numérique des Équations aux Dérivées Partielles (ANEDP)
Ex-Président de la Société Marocaine des Mathématiques Appliquées (SM2A)
L’Eau : Enjeux, Défis, Contraintes, Quelles Solutions?
Prof.Dr.Ing. Driss Ouazar, UM5-EMI, Membre Résident Académie Hassan II des Sciences et Techniques, Rabat-Maroc
Résumé : Dans le contexte mondial de la croissance démographique, des ressources rares (eau, énergie, alimentation, métaux, autres), du vieillissement des infrastructures, de la demande en énergie, des changements climatiques et des objectifs de développement durable, l’eau revêt une importance capitale pour satisfaire les demandes croissantes en énergie et en sécurité alimentaire. L’énergie et l’eau sont étroitement liées et interdépendantes. L’ingénierie des ressources en eau est limitée par les impacts du changement climatique et aggravée par les besoins croissants en développement hydraulique et le contexte socio économique.
Les zones arides et semi-arides sont particulièrement touchées. Le cas du Maroc en sera une illustration. Les caractéristiques des problèmes d’ingénierie hydraulique sont complexes et impliquent des domaines d’étude souvent naturels, avec une géométrie complexe et des paramètres stochastiques historiques. Les données et informations pertinentes sont spatiales et proviennent de sources multiples, ainsi que de vastes bases de données hétérogènes. La phénoménologie repose sur de multiples processus physico-chimiques biologiques ; par conséquent, les calculs impliqueront des modèles multiples et souvent à plusieurs échelles. Dans cette présentation, nous abordons ces complexités en intégrant les effets du changement climatique et introduisons le concept d’un nexus étendu sous forme de carte mentale pour nous concentrer sur les principaux facteurs intervenants. Nous discutons également des paradigmes complexes de résolution des problèmes d’ingénierie des ressources en eau et de certains aspects numériques. Des alternatives d’adaptation sont également abordées dans le cadre global. Les mesures d’adaptation seront également mises en avant, étant donné l’absence de définition universelle.
Hassan Ouazzani, une parenthèse dans le Sud marocain
Libéral, francophone, attaché aux libertés fondamentales, Mohamed Hassan Ouazzani est un nationaliste qui détonne, presque en avance sur son temps. Grand rival d’Allal El Fassi, il sera arrêté et exilé la même année que lui et pour une même durée.
…Suite : https://www.jeuneafrique.com/1517097/culture/hassan-ouazzani-une-parenthese-dans-le-sud-marocain/
تقديم ذكرى وثيقة الاستقلال بين العمق التاريخي والرمزية السياسية
سيداتي، سادتي
في إطار اللقاءات العلمية الشهرية برسم سنة 2024 وبمناسبة الذكرى ال79 لتقديم وثيقة المطالبة بالاستقلال، ينظم مركز محمد حسن الوزاني للديمقراطية والتنمية البشرية ندوة تحت عنوان :
تقديم ذكرى وثيقة الاستقلال بين العمق التاريخي والرمزية السياسية
يشارك في هذه الجلسة الثقافية :
.د.محمد شقير، دكتور وباحث في العلوم السياسية
.د.إدريس مقبول، مدير مركز ابن غازي للأبحاث والدراسات الاستراتيجية
فيديوهات هذا اللقاء متاحة على قناة اليوتيوب للمركز :
https://www.youtube.com/@FondationMHO
مع أطيب التحيات.
Mesdames, Messieurs
Dans le cadre de ses activités scientifiques et culturelles au titre de l’année 2024 et à l’occasion du 79ème anniversaire de la présentation du Manifeste de l’Indépendance, le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain a organisé une conférence sous le thème :
“Anniversaire de la Présentation du Manifeste de l’Indépendance entre la Profondeur Historique et la Symbolique Politique″
Avec la participation de :
Monsieur Mohamed Chiker, Docteur et Chercheur en Sciences Politiques.
et Monsieur Driss Makboul, Directeur du Centre Ibn Ghazi des Recherches et des Etudes Stratégiques.
Les vidéos de la séance sont disponibles sur la chaine YouTube du CMHO :
https://www.youtube.com/@FondationMHO
Avec nos meilleures salutations.
Mohamed CHIKER
محمد شقير
الدكتور محمد شقير حاصل على دكتوراه الدولة في العلوم السياسية بكلية الحقوق بجامعة الحسن الثاني بالبيضاء، صدرت له ،بالإضافة إلى عدة دراسات ومقالات تحليلية حول الواقع السياسي بالمغرب عدة مؤلفاتمن بينها
– القرار السياسي بالمغرب – دار الألفة – الطبعة الأولى 1992 – البيضاء
– التنظيمات السياسية بالمغرب-منشورات المجلة المغربية لعلم الاجتماع السياسي الطبعة الأولى 1993 – البيضاء
– تطور الدولة بالمغرب – دار إفريقيا الشرق – الطبعة الأولى 2002البيضاء
– الديمقراطية الحزبية بالمغرب – دار إفريقيا الشرق – الطبعة الأولى 2003
– الفكر السياسي المغربي المعاصر- دار إفريقيا الشرق – الطبعة الأولى 2005
-المراسيم السياسية بالمغرب بين العصرنة والتحديث – دار إفريقيا الشرق الطبعة الأولى 2007
– المؤسسة العسكرية بالمغرب – دار إفريقيا الشرق – الطبعة الأولى 2008
– السلطة والمجتمع المدني بالمغرب- دار إفريقيا الشرق – الطبعة الأولى 2009
– النخبة العسكرية بالمغرب – منشورات وجهة نظر- 2011
– النص الغنائي بالمغرب بين بناء الدولة وتمجيد السلطة . دار إفريقيا الشرق. الطبعة الأولى 2012
– السلطة و المراسيم االعسكرية بالمغرب – دار إفريقيا الشرق – الطبعة الأولى – 2015ا
– السلوك الانتخابي بالمغرب بين الشفافية الانتخابية و المقاطعة الشعبية – منشورات وجهة نظر- 2015
– المؤسسة الأمنية بالمغرب بين حماية النظام وسلامة المواطن- دار إفريقيا الشرق – الطبعة الأولى 2016
– مستشارو الملك من ظل الحكم إلى ظل الحكومة دار إفريقيا الشرق – الطبعة الأولى 2022
– جدلية الموت والسياسة ( من الاستئثار بالرمزية الوطنية إلى احتكار الشرعية السياسية) – الطبعة الأولى 2022
Driss MAKBOUL
إدريس مقبول
إدريس مقبول، أستاذ التعليم العالي، أكاديمي مغربي، حاصل على الدكتوراه في اللسانيات العامة واللسانيات العربية، مدير مركز ابن غازي للأبحاث والدراسات الاستراتيجية بمكناس، شارك في العديد من المؤتمرات والندوات داخل الوطن وخارجه، له عدد من المؤلفات منها: الأسس الابستمولوجية والتداولية، والأفق التداولي، والمخفي والمعلن في الخطاب الأمريكي، وسؤال المعنى، والإنسان والعمران واللسان، والإرادة والوجود، وما وراء السياسة وغيرها. نال الباحث عددا من الجوائز العربية منها الجائزة العربية للعلوم الإنسانية من المركز العربي للأبحاث ودراسة السياسات والجائزة العالمية لحوار الحضارات وجائزة منتدى كوالالمبور للفكر والحضارة وجائزة المغرب للعلوم الاجتماعية
سيتم التركيز في هذه المداخلة بعنوان تقديم وثيقة الاستقلال بين العمق التاريخي والرمزية السياسية على ادراج هذه الذكرى والاحتفال بها ضمن سياق يشمل العمق التاريخي النزعة الإستقلالية للمملكة بالمغرب التي تتميز بعراقتها السياسية الممتدة إلى أكثر من 20 قرنا حافظت فيه على استقلالها سواء في مواجهة الإمبراطورية القرطاجية او الإمبراطورية الرومانية او في مواجهة الغزو الايبري او العثماني .في حين تكتسي هذه الذكرى رمزية سياسية تتجسد في ان المؤسسة الملكية كانت محور هذه السيرورة حيث شكل ملك البلاد رمزا للسيادة الوطنية أو رمزا لاستقلال المملكة
Cette intervention se concentrera sur la présentation du manifeste d’indépendance entre la profondeur historique et la symbolique politique lors de l’inclusion de cette commémoration et de sa célébration dans un contexte englobant la profondeur historique de la tendance à l’indépendance du Royaume du Maroc, caractérisée par sa racine politique s’étendant sur plus de 20 siècles au cours desquels elle a préservé son indépendance, que ce soit face à l’Empire Carthaginois, l’Empire romain, ou lors des confrontations avec les invasions ibériques ou ottomanes.
Cette commémoration revêt une symbolique politique incarnée par le fait que l’institution royale a été le pivot de ce processus, où le roi du pays a constitué un symbole de la souveraineté nationale ou un symbole de l’indépendance du royaume.
68e Anniversaire de l’Indépendance
À l’occasion du 68e anniversaire de l’Indépendance, le journal Le Matin a consacré un dossier spécial mettant en lumière des figures marquantes ayant contribué à l’évolution du pays. Au sein de ce dossier, un entretien a été mené avec Dr. Houria Ouazzani, présidente du Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain. Fille du visionnaire Mohamed Hassan Ouazzani, dont l’empreinte nationaliste a marqué l’histoire du pays, son engagement continue de perpétuer la mémoire d’un dévouement patriotique ancré dans le développement et la démocratisation du Maroc.
Fête nationale 16 novembre 2023 – Texte original de l’Entretien avec Le Matin
Le Maroc commémore le 68e anniversaire de l’Indépendance. En tant que fille d’un illustre résistant, que représente pour vous cet événement phare de l’Histoire contemporaine du Royaume ?
En tant que fille de Mohamed Hassan Ouazzani, je suis particulièrement sensible aux commémorations qui permettent, je le souhaite, à tous nos concitoyens, de prendre conscience de l’importance des évènements qui ont marqué l’histoire de notre pays. Le combat mené depuis l’imposition du Protectorat en 1912 pour le rétablissement de la pleine souveraineté mérite d’être connu. Ce combat doit être porté à la connaissance des nouvelles générations, ne serait-ce que pour qu’elles puissent s’inspirer et prendre exemple sur ceux qui ont sacrifié leur vie pour la Patrie. L’histoire de cette lutte pour l’indépendance doit à mes yeux nourrir le civisme au sein de notre population et contribuer à entretenir et promouvoir les valeurs nobles au sein de notre Société qui fait face à de nombreux défis. C’est d’ailleurs dans ce but que le Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la démocratie et le développement humain a été créé en 2014.
En plus des Fonds de documents historiques qui fournissent de substantielles informations sur le Mouvement national et en particulier sur les activités de mon vénéré père Mohamed Hassan Ouazzani qui a été un des pionniers de ce combat patriotique, le Centre Mohamed Hassan Ouazzani organise des débats pour approfondir les connaissances historiques sur cette période cruciale du combat pour l’Indépendance. De même, il traite aussi divers problèmes de notre société face aux défis de la modernité. La promotion de la démocratie, des valeurs et des pratiques qui la caractérisent est au cœur de nos objectifs. Nous tenons aussi à diffuser auprès du plus grand nombre le résultat de nos réflexions, de nos publications et de nos recherches grâce à un site web www.mohamedhassanouazzani.org et à notre présence sur les réseaux sociaux.
Comment Feu S.M. le Roi Mohamed V et le Mouvement nationaliste coordonnaient leurs actions pour faire face aux pressions et aux manœuvres des autorités coloniales ?
Il est important de noter que durant une première période de son règne qui a débuté le 18 novembre 1927, le Sultan Mohamed Ben Youssef a été soumis au Pouvoir exercé par les Autorités du Protectorat, sans marge de manœuvre sur le plan des relations internationales. Il fallait attendre la fameuse conférence d’Anfa en janvier 1943, où une rencontre a lieu entre le Président des Etats-Unis, Roosevelt et le Sultan pour que les choses changent. Cet entretien a profondément irrité le Résident général, intrigué des promesses faites par le Président américain concernant le statut du Maroc dans le Monde Nouveau qu’allaient créer les Puissances alliées, sous l’emblème des Nations Unies.
Durant les années 1930, le Mouvement national initie un combat difficile. A ce stade, il n’y a pas de coordination possible avec le Palais. Le Mouvement qui s’organise vise à mobiliser l’opinion tant au Maroc qu’en France même contre les pratiques colonialistes, si contraires aux valeurs de la République française. Je tiens à rappeler un événement mobilisateur, initié par mon vénéré père, grâce au Journal qu’il a créé à Fès L’Action du Peuple, en 1933. Dans un article de ce journal, Mohamed Hassan Ouazzani publie le portrait de Sa Majesté le Roi et fait la proposition d’organiser chaque année, le 18 novembre, « de grandes fêtes pour célébrer l’anniversaire de l’accession de Sidi Mohammed au Trône chérifien ». Devant le succès de cette proposition, relayée dans plusieurs villes du Maroc par les « Jeunes nationalistes », les Autorités du Protectorat ont eu l’habileté de récupérer l’initiative, en instaurant en 1934, la « Fête du Trône » qui se perpétue jusqu’à nos jours.
Ce moment est important, car il instaure une relation intime et morale entre le Mouvement national et le Souverain. Il exprime aussi un rapport de loyauté entre un des principaux meneurs du combat national tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Maroc, entre Mohamed Hassan Ouazzani et le Sultan et futur Roi (après l’indépendance). Malheureusement, malgré cette relation, les Autorités du Protectorat, condamnent les deux figures de proue du mouvement national, Mohamed Hassan Ouazzani et Allal El Fassi, à un long exil de 1937 à 1946.
Dès le retour d’exil des leaders nationalistes, dans un contexte international marqué par la création des Nations Unies et la proclamation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le Mouvement national est convaincu plus que jamais que la revendication de l’indépendance va dans le sens de l’histoire. Mais la France ne saisit pas l’opportunité de réaménager profondément ses relations avec ses colonies et protectorats. Pourtant, elle a cédé en Indochine en 1945 avant de s’imposer par la force, déclenchant la guerre d’Indochine perdue en 1954. Au Maroc, les promesses de réforme annoncées en 1946 tournent court. Mohamed Hassan Ouazzani, s’appuyant sur les forces libérales et progressistes en France, tente de convaincre les autorités françaises des aspirations des Marocains à l’indépendance et à la liberté. Il propose avec sa formation politique, le Parti Démocrate de l’Indépendance – PDI – une négociation qu’il entame avec des représentants qualifiés du Protectorat sur la base d’un mémorandum, présenté le 23 septembre 1947 à Sa Majesté le Sultan et au Résident général. Pendant plusieurs semaines, des séances de négociations ont lieu et à la fin de chaque séance, une délégation du PDI rend compte des résultats à Sa Majesté le Sultan qui a encouragé cette initiative.
Mais malheureusement, les milieux colonialistes et les intrigues politiques ont réussi à faire échouer cette négociation. Le Maroc aurait gagné une dizaine d’années dans son processus d’accès à l’indépendance ! L’histoire est connue, les crises ont été récurrentes entre la Résidence et le Palais dès 1946. Et c’est Le Sultan qui conduisait la dynamique revendiquant le retour à l’indépendance, marquée par le Discours de Tanger (1947), la grève du Sceau et son voyage en France en 1950 au cours duquel la négociation achoppe sur le refus français de renoncer au Traité de 1912. La crise franco-marocaine s’intensifie, sur fond d’attentats, d’arrestations de militants et de mesures policières. En août 1951, Mohamed Hassan Ouazzani quitte le Maroc qu’il ne regagnera qu’en mars 1956. Le moment est venu à ses yeux « d’internationaliser la question marocaine ». Mon père ainsi que d’autres dirigeants du mouvement national s’installent au Caire pour sensibiliser les pays arabes et asiatiques (Bandoeng 1954) à la cause marocaine. Les dirigeants nationalistes voyagent en Europe et aux Etats-Unis pour faire valoir les revendications du Maroc à l’indépendance au sein des Nations Unies.
L’exil de Feu Mohammed V a été l’expression de l’impuissance des autorités françaises face à la montée de la protestation et des actes de résistance. Comment le peuple marocain et le mouvement national ont vécu cet événement ?
L’exil de Mohammed V a provoqué un traumatisme notamment dans les milieux nationalistes et patriotiques. Le coup de force que signifie le remplacement forcé du Sultan légitime par Ben Arafa en août 1953 va donner lieu à un climat qui s’apparente à celui d’une guerre civile entre les combattants pour l’indépendance et les partisans de Ben Arafa menés par le Pacha de Marrakech, El Glaoui et la majorité des grands Caïds ; ces derniers redoutaient d’être privés de leurs pouvoirs « féodaux» en cas du triomphe des nationalistes. Les partis nationalistes revendiquaient en effet l’instauration d’un Etat moderne, doté d’une Constitution et d’une administration au service du peuple dans toutes les régions du Maroc.
L’exil de Mohamed V a eu comme effet de mobiliser les nationalistes pour la défense du Sultan déporté de force et d’exiger son retour comme préalable à toutes négociations. Des délégations des Partis politiques se sont rendues à Madagascar pour se concerter avec le Sultan sur leurs revendications et lui dire que le peuple marocain était foncièrement derrière lui. Alors que le gouvernement français le pressait d’accepter une renonciation au Trône, le Sultan n’a jamais cédé. Ce refus a contribué à nourrir les revendications et les troubles au Maroc, au grand désespoir des dirigeants français, qui se résigneront à entamer des pourparlers.
Les derniers mois avant l’indépendance ont été marqués par des efforts diplomatiques intenses, au centre desquels se trouvaient le Roi Mohammed V. Pourriez-vous en dire plus ?
Quand la France se décide à ouvrir des pourparlers en été 1955, elle est acculée à faire un geste pour calmer la situation intérieure au Maroc, mais surtout pour démontrer à la future assemblée des Nations Unies à New York en automne 1955 qu’elle a entrepris des efforts en vue de résoudre bilatéralement le conflit franco-marocain, qui préoccupait de plus en plus l’opinion internationale.
Au moment de la rencontre convoquée par la France à Aix-les- Bains en août 1955 pour entendre non seulement les partis politiques, mais aussi des milieux et des personnalités représentant divers courants, le Sultan Mohamed Ben Youssef est toujours à Madagascar. Rien de concret n’est sorti des pourparlers d’Aix-les-Bains, si ce n’est la promesse du gouvernement français de reprendre les discussions à Paris à une date non – déterminée et dans un cadre non défini. Les nationalistes ont annoncé alors publiquement que le retour du Sultan légitime sur son trône était le préalable à toute entrée en négociation.
Depuis lors, les choses vont se précipiter. En octobre 1955, le Sultan et sa famille débarquent dans le sud de la France et s’installent à Beauvallon. Des délégations des partis nationalistes et diverses personnalités rendent visite à Sa Majesté le Sultan, alors que son sort n’est pas encore fixé. Devant affronter la mobilisation des masses initiée par le mouvement national au Maroc, le gouvernement français invite le Sultan à Paris où des négociations sont menées concernant son retour au Maroc qui est fixé au 16 novembre 1955. Sont aussi abordées les premières mesures à prendre pour réorganiser le gouvernement marocain et ramener le calme dans le Protectorat.
A peine installé à Rabat, le Souverain prend des initiatives pour mettre sur pied un gouvernement d’union nationale provisoire, composé de représentants des partis politiques et de personnalités indépendantes. Ce fut une période bouillonnante d’idées et de projets, mais aussi de divergences profondes entre les partis politiques qui ont conduit à des conflits dramatiques parfois. Les historiens n’ont pas encore pu faire toute la lumière sur ces événements tragiques survenus au lendemain de l’indépendance.
Quatre ans à peine après l’indépendance, Mohammed V rendit l’âme. Quel en a été l’impact sur le peuple marocain et le mouvement nationaliste ?
La disparition soudaine du Roi Mohammed V, encore dans la force de l’âge, a été cruellement ressentie par tout le peuple marocain, d’autant plus que Sa Majesté incarnait une union profonde entre le Peuple et la dynastie alaouite. Feu Mohammed V qui a vécu la douleur de l’exil et les manigances de la résidence générale a restauré la dignité et la pleine souveraineté du Maroc. Il a acquis une aura internationale, reconnue par toutes les Puissances au-delà des blocs antagonistes. Il s’est fait le défenseur des peuples algérien et africains qui luttaient pour leur indépendance. A ce combat, les dirigeants du mouvement nationaliste et notamment Mohamed Hassan Ouazzani ont apporté leur énergie et leur soutien surtout en termes de réseaux pour contribuer au rayonnement du Maroc et à la lutte pour la libération des peuples arabes et africains du joug colonial. La concertation était constante entre Sa Majesté Mohammed V et les leaders du mouvement national, conscients de l’importance de la Monarchie et de sa centralité comme symbole de l’identité marocaine.
Plus de 68 ans après l’indépendance, quels enseignements tirer de cette épopée nationale ?
Comme je l’ai déjà souligné au début de cet entretien, il est important que tout citoyen soit bien informé sur les événements importants qui ont marqué l’histoire de son pays. La lutte pour l’indépendance est certes une épopée nationale et mérite comme telle d’être célébrée et commémorée. Mais par rapport aux défis actuels que notre société doit relever pour occuper la place qui lui échoit dans le concert des Nations, il est essentiel de faire en sorte que tout le monde prenne conscience de la nécessité de se battre et de se dépenser sans compter comme l’ont fait les combattants du mouvement national pour l’indépendance du pays.
Une autre leçon qu’il convient de tirer de cette épopée, est justement l’importance de l’effort collectif et de l’union de toutes les forces vives de la Nation pour la réalisation des aspirations du peuple au progrès et à la dignité. Comme le souhaitait mon vénéré père jusqu’à la fin de son combat pour « une démocratie authentique », le peuple marocain, « maître chez lui » après l’indépendance, doit « devenir son propre dirigeant, le responsable de son sort et l’artisan de son avenir ».
Cette épopée nationale s’est inscrite dans un contexte de solidarité internationale qu’il est important de renouveler dans le contexte actuel de grands défis planétaires, de grandes tensions et de guerres. Notre pays, sous la conduite éclairée de sa Majesté le Roi Mohammed VI, assume avec conviction ses devoirs de solidarité et s’investit avec tact et persévérance dans la promotion d’un monde de paix.
Dr Houria Ouazzani
Présidente du Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement humain
Cliquez sur le lien pour consulter l’article : https://epaper.lematin.ma/lematin/special/fete-de-l’independance/2023/11/18/9/
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Histoire : Lorsqu’un écrivain algérien proposa l’idée de commémorer la Fête du trône
Histoire : Lorsqu’un écrivain algérien proposa l’idée de commémorer la Fête du trône
La genèse de la Fête du trône au Maroc remonte à 1933, lorsque l’écrivain algérien Mohamed Ben Saleh Maysa, qui vivait dans le pays, en a eu l’idée.
Publié
…Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/81669/histoire-lorsqu-un-ecrivain-algerien-proposa.html
Les Voies De La Démocratie : Dialogue, Pluralisme, Tolérance et Non-Violence
A l’occasion de la 43ème commémoration du décès de Mohamed Hassan Ouazzani (1910 – 1978) qui coïncide avec la journée internationale de la Démocratie, le Centre Mohamed Hassan Ouazzani a organisé le 1er octobre 2022 une journée d’études sous le thème « LES VOIES DE LA DEMOCRATIE : DIALOGUE, PLURALISME, TOLERANCE ET NON-VIOLENCE ».
« Tout peuple qui s’endort en liberté se réveillera en servitude… La liberté meurt si elle n’agit point ; elle vit dès qu’elle agit. » [1]
Dans le contexte actuel de crise liée aux conséquences de la pandémie mondiale et aux difficultés énergétiques résultant des conflits en Ukraine et au Moyen-Orient ainsi que des défis causés par les changements climatiques, les dirigeants des Etats sont confrontés à des prises de décisions dans l’urgence et à imposer des mesures contraignantes et autoritaires.
Si la grande majorité des Etats membres des Nations Unies se réclament de la « démocratie », certains d’entre eux ont pris des décisions ne respectant plus les règles élémentaires des institutions démocratiques et des Droits de l’Homme. Même dans les « démocraties dites avancées », des mouvements de citoyens ont dénoncé la violation des procédures démocratiques dans les mesures prises dans l’urgence de la crise. Les dirigeants ont été confrontés à des opinions souvent réfractaires à ce que d’aucuns dénonçaient comme des mesures dictatoriales, contraires aux pratiques démocratiques. A contrario, dans certains pays, des dirigeants populistes ont émergé et se sont affirmés parfois en modèle pour discréditer la démocratie et son manque d’efficacité.
Or, qu’en est-il au Maroc ? Depuis la nouvelle constitution de 2011, qu’en est-il des « avancées démocratiques » promises ? Tous les partis politiques se réclament de la démocratie, mais comment l’ont-ils promue et renforcée dans un contexte des énormes défis de transformation que proposait le Nouveau Modèle de Développement ? Que signifie le référentiel démocratique pour la société dans son ensemble ?
Pa rapport à ces graves questions, le témoignage du promoteur de la démocratie au Maroc qu’a été Mohamed Hassan Ouazzani offre une réflexion stimulante sur ce que peut signifier la mise en œuvre d’une « démocratie authentique ».
Limitons-nous ici à reproduire quelques citations de sa « pensée démocratique » et de ses propositions :
En 1952, en réponse à la question d’un journaliste du Christian Science Monitor de Boston portant sur le type de gouvernement à proposer pour le Maroc indépendant, Mohamed Hassan Ouazzani, après avoir distingué la pratique de la « théocratie en Islam » et la démocratie moderne, répond :
« … Si l’on donne à la démocratie un sens plus large et moins précis, c’est-à-dire la nécessité pour les gouvernants d’avoir le consentement du peuple et de mériter sa pleine confiance ainsi que l’obligation pour eux de se conduire à l’égard du peuple en dirigeants responsables qui réalisent la justice et l’équité entre tous et qui demeurent loin de toute politique de force et de règne personnel, il est exact d’affirmer que le gouvernement musulman est bien une démocratie. »
« L’Islam qui est démocrate par son esprit et ses principes laisse aux Musulmans le soin d’organiser leur gouvernement de la façon la plus conforme à leurs intérêts et la mieux adaptée aux exigences de leur époque. Ainsi donc l’Islam admet parfaitement le système démocratique moderne. C’est l’une des raisons majeures qui ont déterminé les peuples islamiques à introduire chez eux les institutions démocratiques contemporaines ».
« Nous sommes d’autant plus pour le système démocratique occidental que l’Islam y est absolument favorable, je dirai même que la doctrine musulmane est d’accord avec les idées les plus progressistes que nous connaissons en matière de gouvernement démocratique ». (Citations tirées d’Entretiens avec mon père, d’Izarab Ouazzani, p. 31)
Dans un article de 1952, « Choura et indépendance » paru dans Rai Al Amm, le 21 août 1952, (il y a 70 ans !) Mohamed Hasssan Ouazzani écrit :
« La lutte pour l’établissement de ces principes démocratiques est une lutte amère. Pour les réaliser, nous devons d’abord les faire pénétrer dans l’esprit d’un peuple qui a vécu dans l’esclavage pendant des siècles, puis mener une autre lutte plus dure encore contre les forces réactionnaires et tyranniques qui ne peuvent concevoir leur existence qu’en écrasant le peuple sous le faix de l’ignorance et de la misère. »
« Ceux qui croient que seule l’indépendance est capable de réaliser le bonheur des peuples, même dans un régime non démocratique, et pensent que cette indépendance seule est le but de la lutte, devraient jeter un coup d’œil sur des nations dites « indépendantes » qui ne jouissent pas des principes démocratiques ; leurs gouvernants se sont emparés du pouvoir, mais les habitants vivent en arrière du temps et du mode de vie des nations évoluées. »
« Les nations nouvellement indépendantes et qui combattent à présent sur le front démocratique, nous dictent une leçon claire et nette : c’est que la lutte pour la démocratie est aussi chargée de sacrifices et d’embûches que l’est celle pour l’indépendance : elle fortifie notre conviction qu’il faut lutter sur les deux fronts, afin d’asseoir efficacement les bases de la renaissance et de l’évolution de notre peuple ». (Citations tirées d’Entretiens avec mon père, d’Izarab Ouazzani, p. 33- 34.)
Faut-il rappeler ici que le combat de Mohamed Hassan Ouazzani pour l’instauration d’une « démocratie authentique » sera inlassable au moment de l’indépendance et poursuivi avec ténacité jusqu’à sa mort en septembre 1978.
Encore dans le contexte des crises politiques que traverse le Maroc, il dresse un diagnostic sévère de la situation, déclarant que « le Maroc ressemble à un « homme malade » qu’il est urgent de secourir au moyen d’une « grande opération chirurgicale » qui extirpe le mal et que seul peut mener à bien un « praticien qualifié » qui n’est autre qu’une nouvelle équipe dirigeante capable de bien gouverner le pays. »
Dans ses propositions soumises à Sa Majesté le Roi, dès 1965, d’une « Révolution à froid par en haut », qu’il renouvelle et en précise la méthode et les objectifs avec insistance, Mohamed Hassan Ouazzani écrit entre autres au sujet des expériences parlementaires et opérations constitutionnelles, qu’elles ont contribué à « ridiculiser la Démocratie dans ce pays, d’en entacher la réputation, d’en gâcher les institutions et de la discréditer dans l’esprit de la Nation qu’il n’en a connu que les expériences stériles et dépourvues de toute valeur. »
« Si la démocratie et la constitution figurent parmi nos revendications fondamentales, nous leur donnons leur signification réelle qui ne veut dire en aucune façon un « plagiat de la démocratie et de la constitution » tel qu’il est pratiqué dans notre pays et qui est condamné à décevoir complètement et à échouer inévitablement ». (Citations tirées d’Entretiens avec mon père d’Izarab Ouazzani, p. 312-316).
A l’interrogation que posait Mohamed Hassan Ouazzani en 1971 : Où va le Maroc ? Que faire », que pouvons-nous dire aujourd’hui de l’état de la démocratie, de son fonctionnement et de son degré d’intégration par la société marocaine ? En effet, sans culture démocratique, nourrie du pluralisme des opinions et des partis, du dialogue entre gouvernants et gouvernés, de la pratique de la tolérance et de la non-violence dans les échanges entre les humains, une « démocratie authentique », non plagiée, vivante, répondant aux aspirations des citoyens et au respect de leurs droits fondamentaux, ne saurait leur apporter la sécurité et le bonheur.
Confrontée à la nouvelle étape de civilisation qui s’est engagée avec l’émergence du Numérique et aux nouveaux défis et aux nouveaux potentiels qu’elle génère, la société tout entière connaît des transformations qu’induisent les nouvelles technologies de communications et de gestion des relations interhumaines et entre les peuples de la terre entière. Est-ce que ces nouveaux instruments à disposition vont renforcer la démocratie et son fonctionnement, ou au contraire en diminuer son attractivité et sa crédibilité ? Les principes et les pratiques démocratiques ne sont-ils pas contestés de plus en plus frontalement et récusés par des Etats aux régimes autoritaires, voire autocratiques ; les agissements et les discours de ces derniers ne sont-ils pas en train de bouleverser l’ordre mondial et de porter atteinte à la sauvegarde de la paix entre les nations.
L’enjeu de la numérisation des sociétés a d’ores-et-déjà interpellé l’Organisation des Nations Unies qui incite à une coopération numérique internationale, porteuse d’une nouvelle gouvernance mondiale à renouveler et à renforcer dans un esprit de paix mondiale.
Le Maroc est donc lui aussi engagé dans ce processus : y est-il préparé et en quels termes veut-il et peut-il y participer ? Peut-être appartient-il à l’élite de la nation de proposer une ambitieuse utopie pour mobiliser toute la société pour en faire un « modèle de gouvernance et d’un vivre ensemble dans une démocratie authentique», auquel aspiraient Mohamed Hassan Ouazzani et ses compagnons de lutte ?
[1] Citation du philosophe français ALAIN, reproduite dans Démocratie, Journal du PDI, No 1, 7 janvier 1957, p. 5.
إحياءاً للذكرى 43 لوفاة الزعيم محمد حسن الوزاني (1910 – 1978) وبمناسبة اليوم العالمي للديمقراطية ،نظم المركز بمقره يوما دراسيا يتناول موضوع : « سبل الديمقراطية: الحوار، التعددية، التسامح واللاعنف » وذلك يوم السبت فاتح أكتوبر2022
كل شعب ينام في الحرية يستيقظ في العبودية……. الحرية تموت إذا لم تتصرف؛ تعيش حالما تتصرف
في سياق الأزمة الحالية المرتبطة بعواقب الوباء العالمي وصعوبات الحصول الطاقة الناجمة عن الصراعات في أوكرانيا والشرق الأوسط، فضلا عن التحديات الناجمة عن تغير المناخ، يتخد قادة الدول قرارات عاجلة ويفرضون تدابير إلزامية وسلطوية.
في حين أن الغالبية العظمى من الدول الأعضاء في الأمم المتحدة تدعي أنها «ديمقراطية»، اتخذ بعضها قرارات لم تعد تحترم القواعد الأساسية للمؤسسات الديمقراطية وحقوق الإنسان. حتى في ما يسمى بـ «الديمقراطية المتقدمة»، استنكرت حركات المواطنين انتهاك أسس الديمقراطية في التدابير المتخذة في حالة الطوارئ أثناء الأزمة الصحية. واجه الزعماء آراء كانت في الغالب مقاومة لما وصفه البعض بإجراءات دكتاتورية تتعارض مع الممارسات الديمقراطية. على العكس من ذلك، في بعض البلدان، ظهر قادة شعبويون وأكدوا أنفسهم أحيانًا كنماذج لتشويه سمعة الديمقراطية وافتقارها إلى الفعالية.
ماذا عن المغرب؟ منذ الدستور الجديد سنة 2011، ماذا عن « التقدم الديمقراطي » الموعود؟ جميع الأحزاب السياسية تطالب بالديمقراطية ، ولكن كيف رفعتها وعززتها في سياق تحديات التحول الهائلة التي اقترحها النموذج التنموي الجديد؟ ماذا يعني الإطار المرجعي الديمقراطي بالنسبة للمجتمع ككل؟
علاقة بهذه الأسئلة الجادة ، فإن شهادة مؤسس الديمقراطية في المغرب ، محمد حسن الوزاني ، تحفز التفكير في معنى إرساء أسس « الديمقراطية الحقيقية ».
دعونا نقتصر هنا على استحضار بعض اقتباسات « فكره الديمقراطي » ومقترحاته:
في عام 1951 ، رداً على سؤال الصحفي الأمريكي كارليل موركان حول نوع الحكومة المقترحة في المغرب المستقل، يجيب محمد حسن الوزاني ، بعد التمييز بين ممارسة « الثيوقراطية في الإسلام » والديمقراطية الحديثة:
« … إذا أعطينا الديمقراطية معنى أكثر عمومية و أقل دقة ، أعني أنه يلزم الحكام لكي ينالو رضى الأمة ويستحقوا ثقتهما الكاملة، أن يلزموا بأن يسيروا في الرعاية كمسيرين كسؤولين يحققون العدل والإنصاف بين الجميع، يظلوا بعيدين عن كل سياسة تتسم بالغطرسة و النفوذ الشخصي،فمن التأكيد بأن الحكومة الإسلامية فعلا ديمقراطية ».
« إن الإسلام، الذي هو ديمقراطي في روحه ومبادئه، يترك للمسلمين مهمة تنظيم حكومتهم على الطريقة الأكثر ملاءمة لمصالحهم، والأكثر استجابة لمتطلبات عصرهم. وهكذا فإن الإسلام يقبل تمامًا الأسلوب الديمقراطي الحديث، وان ذلك لمن الأسباب الرئيسية التي دفعت المسلمين إلى أن يدخلوا عنهم الدساتير الديمقراطية المعاصرة « .
« إننا يالأحرى الأسلوب الديمقراطي الغربي الذي يوافقه الإسلام موافقة تامة، بل أقول أكثر من ذلك إن المذهب الإسلامي متفق مع الأكثر النظريات تقدمية التي نعرفها في ميدان الحكم الديمقراطي ». (اقتباسات من كتاب حدثني والدي، عز العرب الوزاني ، ص 37).
في غشت 1952 كتب محمد حسن الوزاني في مقال بعنوان « الشورى والإستقلال معا » المنشور في « الرأي العام »:
« إن الكفاح من أجل نظام ديمقراطيي هو كفاح صعب وعسير. لتحقيقها، لابد من كفاح لكي تفهمه الشعوب التي عاشت في تحت السيطرة لقرون، ولابد من كفاح أعنف و أقوى لتستطيع الشعوب تحقيقه بالرغم عن قوات الطغيان والرجعية التي لا تجد راحتها إلا في شقاء الشعب, ولا ترى حياتها إلا في تنويم الشعب تحت أثقال الجهل و الفقر. «
« إن الذين يظنون بأن الإستقلال وحده هو كفيل على بتحقيق السعادة للأمم و الشعوب ولو في ظل نظام غير ديمقراطي، و يرون أن الإستقلال هو الغاية من الكفاح, وأن الكفاح من أجله يجب أن يسبق أي كفاح, أحق بأن يطالبوا بإلقاء نظرة صغيرة على شعوب يقال عنها تتمتع باستقلاليتها, ولكنها لا تتمتع بالمبادئ الديمقراطية ؛ قد استقل بشؤونها حكامها، ولكنها لم تنعم بالإستقلال يوما واحدا, و ماتزال تعيش متأخرة عن قافلة الزمن و ركب الأمم. »
« الدول الأمم الحديثة العهد بالإستقلال حديثًا التي تكافح اليوم في واجهة الديمقراطية تملي علينا درسًا بليغا يعلمنا أن الكفاح من أجل الديمقراطية لا يقل تضحيات ومتاعب عن الكفاح من أجل الإستقلال, ويزيدنا إيمانا بان أقوم سبل الكفاح هو أن تمضي الشعوب في الواجهتين معا لتربح الوقت وتؤسس دعائم نهضتها على أساس مكين ». (اقتباسات من كتاب حدثني والدي، عز العرب الوزاني ، ص 42-41.)
نذكر هنا أن كفاح محمد حسن الوزاني من أجل إقامة « ديمقراطية حقيقية » سيكون بلا كلل وقت الإستقلال واستمر بصرامة حتى وفاته في سبتمبر 1978.
مرة أخرى في سياق الأزمات السياسية التي يمر بها المغرب، قام بتشخيص دقيق للوضع ، معلناً أن « المغرب يبدو وكأنه « رجل مريض » بحاجة ماسة للإنقاذ عن طريق » عملية جراحية كبرى » التي ستقضي على المرض والتي لا يستطيع القيام بها إلا « ممارس مؤهل » ، وهو فريق قيادة جديد قادر على حكم البلاد بشكل جيد. «
وفي مقترحاته المقدمة لجلالة الملك، عام 1965 ، بشأن « ثورة باردة من الأعلى » ، يجددها بإصرار ويحدد الطريقة والأهداف ، كتب محمد حسن الوزاني ، أيضا ، عن التجارب البرلمانية والعمليات الدستورية ، أنها ساهمت في « الاستهزاء بالديمقراطية في هذا البلد ، وتشويه سمعتها ، وإفساد المؤسسات وتشويه سمعتها في ذهن الأمة ، و التي لا يعرف عنها سوى تجاربها العقيمة الخالية من أي قيمة. «
« إذا كانت الديمقراطية والدستور من بين مطالبنا الأساسية، فإننا نعطيها معناها الحقيقي الذي لا يعني بأي شكل من الأشكال » انتحال الديمقراطية والدستور » كما هو معمول به في بلدنا، وهو أمر محكوم عليه حتما بالإحباط وبالفشل ». (اقتباسات من كتاب حدثني والدي بقلم عز العرب الوزاني ، ص 312-316),
بشأن السؤال الذي طرحه محمد حسن الوزاني عام 1971: « إلى أين يتجه المغرب؟ ماذا نفعل ، ماذا يمكننا أن نقول اليوم عن حالة الديمقراطية ، وعملها ودرجة اندماجها مع المجتمع المغربي؟ في الواقع ، بدون ثقافة ديمقراطية ، تتغذى على تعددية الآراء والأحزاب ، والحوار بين الحكام والمحكومين ، وممارسة التسامح واللاعنف أثناء التبادل بين الناس، « ديمقراطية حقيقية » ، غير منتحلة ، تعيش و تستجيب لتطلعات المواطنين واحترام حقوقهم الأساسية، لا يمكن أن يجلب لهم الأمن والسعادة.
في مواجهة للمرحلة الجديدة من الحضارة التي بدأت مع ظهور التكنولوجيا الرقمية والتحديات الجديدة والإمكانات الجديدة التي تولدها ، يمر المجتمع ككل بتحولات أحدثتها تقنيات الاتصال وإدارة العلاقات بين البشر وبين شعوب الأرض كلها. هل ستعزز هذه الأدوات الجديدة المتاحة الديمقراطية وعملها ، أم على العكس من ذلك ستقلل من جاذبيتها ومصداقيتها؟ ألا يتم تحدي المبادئ والممارسات الديمقراطية بشكل متزايد وجهاً لوجه من قبل الدول ذات الأنظمة الاستبدادية؛ أليست أفعال وخطابات هذا الأخيرة يخل بالنظام العالمي ويقوض حماية السلام بين الأمم.
لقد شكل رهان رقمنة المجتمعات بالفعل تحديًا للأمم المتحدة ، التي تشجع التعاون الرقمي الدولي، الحامل للحكامة العالمية الجديدة التي يجب تجديدها وتعزيزها بروح السلام العالمي.
المغرب منخرط هو أيضا في هذه العملية: هل هو مستعد لها وبأي شروط يريدها وهل يمكنه المشاركة؟ ربما يعود الأمر لنخبة الأمة لتقترح استراتيجية مثالية و طموحة لتعبئة المجتمع بأسره لجعله « نموذجاً للحكم والعيش الجماعي في ديمقراطية حقيقية » ، وهو الذي يناضل من أجله محمد حسن الوزاني ورفاقه؟
هذه بعض وجهات النظر التي قد تشجع المتدخلين خلال المناقشة المقترحة، و كل واحد مدعو لتقديم الحجج التي يراها مقنعة.
Ilham SLAMTI
Abdelouhab MAALMI
Abdelouhab Maalmi est né en 1952 à Fès, Maroc. Il est Docteur d’Etat en sciences politiques de l’Université Bordeaux I, France. Ambassadeur du Maroc au Vatican de 1997 à 2001, professeur depuis 1976 à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l’Université Hassan II, Casablanca. Spécialiste des relations internationales, il enseigne la Théorie des relations internationales, la Géopolitique et l’Analyse de la politique étrangère.
Il est Membre fondateur du Groupement d’études et de recherches sur la Méditerranée (GERM) (Rabat), membre de la commission scientifique de l’Annuaire de la Méditerranéedu GERM(dont il est rédacteur en chef depuis avril 2012), de la revue Islamochristiana (Rome), et ancien rédacteur en chef de la revue Prologues (Casablanca). Il est membre honoraire de l’Accademia Angelica Costantiniana, des Lettres, Arts et Sciences, Rome (novembre 2000) ;Décoré par le Pape Jean-Paul II de la Grand-Croix de l’Ordre de Pie IX (octobre 1999).
Il a de nombreux travaux de recherches et a donné plusieurs conférences au Maroc et à l’étranger en matière de relations internationales, de géopolitique, de politique étrangère du Maroc, de droit islamique et de dialogue interreligieux. Un intérêt particulier est porté aux problèmes de sécurité et au rôle de l’OTAN en Méditerranée depuis le début des années quatre-vingt-dix dans le cadre du GERM, de l’enseignement et de la recherche (articles et direction de thèses et mémoires). Il a dirigé et présenté en 2012 les Mélanges offerts en l’honneur du professeur Hassan Ouazzani Chahdi soue le titre Droit et mutations sociales et politiques au Maroc et au Maghreb, Paris, éditions Publisud.
Docteur d’Etat en Sciences Politiques de l’Université Paris II. France. Il est actuellement professeur de sciences politiques à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales. Université Hassan II AïnChok de Casablanca.
Driss MAKBOUL
إدريس مقبول، أستاذ التعليم العالي، أكاديمي مغربي، حاصل على الدكتوراه في اللسانيات العامة واللسانيات العربية، مدير مركز ابن غازي للأبحاث والدراسات الاستراتيجية بمكناس، شارك في العديد من المؤتمرات والندوات داخل الوطن وخارجه، له عدد من المؤلفات منها: الأسس الابستمولوجية والتداولية، والأفق التداولي، والمخفي والمعلن في الخطاب الأمريكي، وسؤال المعنى، والإنسان والعمران واللسان، والإرادة والوجود، وما وراء السياسة وغيرها. نال الباحث عددا من الجوائز العربية منها الجائزة العربية للعلوم الإنسانية من المركز العربي للأبحاث ودراسة السياسات والجائزة العالمية لحوار الحضارات وجائزة منتدى كوالالمبور للفكر والحضارة وجائزة المغرب للعلوم الاجتماعية.
Mohamed Maarouf Dafali est Vice-Président du Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain.
Docteur d’état en Histoire moderne, il enseigne actuellement à la Faculté de Lettres de Ain Chock.
Mountasser FASSI FIHRI
M. FASSI-FIHRI est dirigeant d’une entreprise dans le secteur des technologies de l’information et administrateur de plusieurs PME marocaines. Il est également consultant expert en organisation et gestion des risques.
Il a été président fondateur de la première association marocaine pour le Risk Management en 2008 et co-auteur d’un ouvrage collectif sur les Indicateurs et Tableaux de bord aux éditions AFNOR.
Habib BELKOUCH
يعمل الحبيب بلكوش خبيرا مستشارا في مجالات حقوق الانسان والعدالة الانتقالية لذى عدد من الهيآت والمؤسسات، وهورئيس مركز دراسات حقوق الإنسان والديمقراطية و مدير مجلة دراسات حقوق الإنسان والديمقراطية ونائب رئيسة إئتلاف « المناصفة دابا ». تقلد عدة مسؤوليات رسمية ومدنية في مجال حقوق الانسان. وساهم السيد بلكوش في مجموعة من الدراسات والتقارير من بينها تقرير الخمسينية للتنمية البشرية بالمغرب، (2006)، وتقرير وطني حول « أوضاع الطفولة بالمغرب » (اليونيسيف 2007)، وتقرير حول » حالة الطوارئ الصحية بالمغرب: الحكامة الأمنية وحقوق الإنسان » (يوليو 2020) وتقرير حول أوضاع السجون بالمغرب (دجنبر 2021) كما قام السيد بلكوش بتأطير وتنشيط عشرات الندوات والورشات في .مجالات حقوق الإنسان والعدالة الانتقالية والتحول الديمقراطي على المستوى الوطني والإقليمي والدولي
Mostafa BOUAZIZ
Historien, titulaire d’un Doctorat d’Etat à l’Université Paris I Panthéon –Sorbonne et d’un diplôme de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) de Paris. Il est actuellement Professeur de l’Enseignement Supérieur à l’université Hassan II de Casablanca. Il est également Conseiller scientifique de la revue Zamane et membre fondateur de l’Association Marocaine de la recherche historique.
Mostafa Bouaziz a contribué à la rédaction de plusieurs articles dans la presse marocaine et est aussi l’auteur de plusieurs livres et ouvrages dont : Aux origines de la Koutla démocratique (éditions de la Faculté des lettres Aïn Chok, 1997).
Azelarabe LAHKIM BENNANI
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جامعة سيدي محمد بن عبد الله فاس
Between the NGO, the State and the Globalization: IRIE, vol. 7
2021: Penal law in Islam : The shift from the God’ perspective to the Human One. In: Agus Wahyudi eds.: Social Justice. University Gadjah Mada University Press, Indonesia.
Hermeneutics and social theory. In: CULTURAL HERITAGE: AT THE INTERSECTION OF THE HUMANITIES AND THE SCIENCES.
PROCEEDINGS OF THE HUMBOLDT-KOLLEG (JORDAN, 16-18 APRIL 2019). Reihe: Archäologie: Forschung und Wissenschaft. Bd. 7, ISBN 978-3-643-91252-7.
– Université Vienne (Institut IRPA 2017)
– Université Erlangen Allemagne (2018-2019)
– Université Erlangen Allemagne (2020-2023)
– STAFF MOBILITY FOR TEACHING MOBILITY AGREEMENT. Academic year 2017/18 / 20022 between Université Sidi Mohammed Ben Abdellah. Friedrich-Alexander-Universität Erlangen-Nürnberg, , Germany PHIL – Philosophische Fakultät und Departement Theologie, Department islamisch-Religiöse Studien ERASMUS Koordination institutionelle.
– STAFF MOBILITY FOR TEACHING MOBILITY AGREEMENT. Academic year 2018 / 2022 between Université Sidi Mohammed Ben Abdellah.Université Vechta Allemagne. Koordination institutionelle.
– Projet DAAD- Dialogue avec le Monde musulman (2018- 2019-31 décembre 2020) avec la collaboration de quatre universités allemande,
tunisienne, indonésienne et marocaine. Coordinateur allemand : Pr. Dr. Jean Christophe Merle, adresse Mail : jean-christophe.merle@uni.vechta.de. : 4 participants de chaque pays, à savoir Un senior Prof., un Post. Doc. Prof. Un étudiant, 3 mois de bourse, un étudiant, invité au colloque. L’ensemble est de 61 participants, pour 6 colloques à chaque fois dans un pays différent.
Journal of Religion and Transformation. Interdisciplinary Journal of Religion and Transformation in contemporary Society. Unipress, Vienna University Press.
Membre du Comité Scientifique de la revue internationale : Δ O ΚOξ Philosophical Review Vol. 25-26 2020 ISSN : 1989-0202 eISSN : 1989- 2020.
الأخلاق السياسية وبناء الديمقراطية في فكر محمد بلحسن الوزاني
إدريس مقبول
تسعى الورقة إلى تسليط الضوء على العلاقة التي يلمسها القارئ لفكر الرائد محمد بلحسن الوزاني بين السياسة باعتبارها ممارسة أخلاقية وحاجة المجتمعات إلى الديمقراطية من أجل تحقيق الجوهر الإنساني في العمران البشري.
في الخروج من الاستعمار كما في الخروج من الاستبداد لابد من مرجعية أخلاقية دافعة لتحقيق الغاية التحررية وترسيخها وإرساء وجود إنساني خارج كل أنماط التقييد والحَجْر، في الورقة نبين كيف دافع محمد بلحسن الوزاني المفكر الطليعي والذي سبق عصره عن الديمقراطية التداولية وعن فكرة التعاقد وتجديد التعاقد وعن العقل التشاوري والتشاركي بلغة هابرماس من أجل تجاوز مسارات الأزمة وتجاوز الجمود الذي يفضي إلى تعطيل آليات الإبداع داخل المجتمعات مع وجود دساتير صورية تكاد تكون بدون روح.
Mohamed Hassan Ouazzani confronté à la question de la « libre pensée »
Mohamed Mouaquit
Le thème de la « libre pensée » apparaît dans un écrit polémique de MHO daté de 1933. Comment MHO affronte-t-il la question ? Celle-ci met à l’épreuve la conviction libérale de l’auteur. Ma contribution cherchera à éclairer la position de MHO sur cette question et à évaluer son libéralisme.
الديمقراطية ومرتكزات البناء : التحدي الثقافي وأزمة آليات الوساطة
الحبيب بلكوش
لا شك ان الاختيار الديمقراطي لم يعد محط جدل أو تشكيك من طرف مختلف الفاعلين السياسيين باعتباره النمط الذي يسمح بتدبير الاختلاف سلميا ويفتح باب المشاركة أمام المواطن ويوفر شروط المسؤولية والمساءلة بقدر ما يحمي حرية الرأي والاختيار. إلا أن مسار التحولات عبر العالم، وحتى في الديمقراطيات العريقة، أبان عن حدود الممارسة الديمقراطية والتحديات التي تواجهها أشكال التعبير والمشاركة بشكل جعل الدعوة تتنامى لفتح أفق أرحب لآلياتها.
وقد اصبح التحدي أكثر جسامة في الدول الحديثة العهد بنمط الحكم هذا من حيث الخصاص والتشوهالذين إلتصقا بالممارسة السياسية وصل حد التشكيك في جدواها وفي النخب التي افرزتها.
وقد طرحت التجربة المغربية هذه التحديات على أكثر من واجهة جعلت خطاب الديمقراطية يتسع، وإفرازات خللها تتعمق،وإعمال النظر والتحليل في الممارسة والآليات يدعو إلى الوقوف على بواعث قلق عميق من آفاق التحولات وما قد تفرزه من مخاطر ونخب.
ومعلوم أن الديمقراطية إن كانت هي نظام حكم، فإنها أيضا ثقافة تنبني على مواطنة كاملة، ومشروع تحمله وترسخ أسسه نخب وهيآت لها مسؤولية في حمايته وتطوير آلياته.
فإلى أي حد استطاعت التجربة المغربية، خاصة منذ ما اصطلح عليه « التناوب التوافقي »، وبالخصوص منذ اعتماد دستور 2011، ان تشق طريق ارساء مشروع ديمقراطي؟ وما دور الفاعل السياسي الحزبي أساسا في ما آلت إليه الممارسة وما أفرزته من مظاهر جعلت المواطن لا ينخرط في آلياتها ومحطاتها سواء المؤسساتية أو الحزبية أو الانتخابية …؟ وهل استطاع الاختيار الديمقراطي أن يؤصل التجربة من خلال نشر ثقافة الديمقراطية داخل المجتمع أو على الأقل في صفوف أعضائه وآلياته التنظيمية؟ وما هي مؤشرات التحديات التي تعيق التطور وتنذر بما قد يعصف حتى بما يتحقق؟ …
تلكم بعض من الأسئلة التي تطرح بحدة في واقعنا إثر ما أفرزته الممارسة، علما بأنها أسئلة مطروحة منذ عقود في فكر أحد رواد الإصلاح المغربي ذ. محمد حسن الوزاني.
« La Démocratie Marocaine » entre verticalité et dialogue, les défis du XXIème siècle
Mostafa Bouaziz






















































































































































































