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Mohamed Kably

Mohamed Kably

Spécialiste de la période médiévale maghrébine, Mohamed Kably est considéré comme un des meilleurs historiens de sa génération.

Il dirige depuis 2005 l’Institut Royal de la Recherche sur l’Histoire du Maroc IRRHM.

 

Amin Hajji

Amin Hajji est avocat au Barreau de Casablanca, Professeur de l’enseignement supérieur à la Faculté de droit de Casablanca, Président de la Commission Droit et Pratiques du commerce international de la CCI Maroc et de l’Institut Marocain du droit des affaires (CCI Maroc) et Membre fondateur de l’association de juristes africains spécialisés dans le domaine du financement aérien AERIAL.

Formation

  • Doctorat d’Etat en Droit, Université Hassan II, Faculté de Droit, Casablanca.
  • Doctorat de troisième cycle en Droit, Faculté des Sciences Juridiques et Economiques de Toulouse, France.

Domaines de Compétence

  • Droit bancaire et financier, aviation, énergie, droit public des affaires, Arbitrage international

Publications

  • The International Comparative Legal Guide to : Project Finance (Morocco Chapter) – 2014 (lien de téléchargement)
  • The International Comparative Legal Guide to : Mining Law (Morocco Chapter) – 2014 (lien de téléchargement)
  • The International Comparative Legal Guide to : Mergers and Acquisitions (Morocco Chapter) – 2014 (lien de téléchargement)
  • The International Comparative Legal Guide to : Lending Secured Finance (Morocco Chapter) – 2014 (lien de téléchargement)
  • The International Comparative Legal Guide to : International Abitration (Morocco Chapter) – Mars 2008 (lien de téléchargement)
  • Les sociétés commerciales – Lettre d’Artémis n°23 – Février/mars 2007 (lien de téléchargement)
  • Rapport de synthèse des travaux du colloque du 19 et 20 mars 1999 sur l’enseignement et la recherche de la propriété intellectuelle : Perspectives marocaines et mutations internationales – Revue Marocaine de droit et d’économie du développement – 2001 (lien de téléchargement)
  • Le droit des affaires internationales au Maroc : Réflexions pour une approche pratique – Echanges –  Décembre 2000 (lien de téléchargement)
  • Doing Business in Morocco – Acquisition International – Septembre 2012 (lien de téléchargement)

Autres

  • Manager au sein de la Direction Internationale de la Banque Centrale Populaire.
  • Professeur de l’enseignement supérieur à la Faculté de droit de Casablanca, études doctorales en droit des affaires, droit des assurances et droit de la propriété intellectuelle.

Zaman al khaouf

« Nous avons le plaisir d’accueillir en tant que conférencier Dr. Driss El Ganbouri, auteur bien connu du grand public puisqu’il est journaliste et tient des chroniques historiques depuis de longues années. Il s’est révélé aussi en tant que chercheur, en connaisseur bien informé de l’histoire du Maroc, de la pensée dans l’Islam et des associations religieuses. Il s’est aussi intéressé à l’itinéraire politique et journalistique de feu mon père, Mohamed Hassan Ouazzani. Il s’était d’ailleurs fait remarquer lors du colloque international que la Fondation Mohamed Hassan Ouazzani a organisé à Fès, en 2010, à l’occasion du centenaire de la naissance de mon père, par une communication sur  « Mohamed Hassan Ouazzani : le journaliste« .

Mais l’objet de la conférence de ce jour porte sur des événements particulièrement tragiques qu’il relate dans son dernier ouvrage Zaman El Khaouf que l’on peut traduire par « L’époque de la peur ».

Les tragiques événements de 1956 et notamment le massacre de Souk El Arba ont profondément et douloureusement marqué ma mémoire. Je me demande si on peut faire le deuil d’une telle tragédie ? La mémoire nationale a largement occulté les massacres fratricides qui ont accompagné l’accession tant attendue de notre pays à l’indépendance.

Il n’est pas sans intérêt de consulter notamment le journal « Démocratie » et « Rai-El-Am » du PDI qui relatent en détails les tragiques événements de 1956.  Je retiens notamment la lettre adressée par mon père à Sa Majesté le Roi Mohamed V en date du 16 janvier 1957, dans laquelle il énumère quelques-uns des faits tragiques dont plusieurs des membres de son parti ont été les victimes.

En voici sa reproduction dans le N°3 du Journal Démocratie, daté du 21 janvier 1957 (voire ci-après en langue française et en langue arabe).

Je tenais à vous présenter ce document en ouverture de notre séance, document qui mériterait un long commentaire.

La plupart des victimes qui figurent sur le document projeté, je les ai connus personnellement, en particulier M. Abdelkader Berrada, chez lequel, nous les enfants, avons passé quelques jours de vacances quelques temps avant son enlèvement devant la porte de son domicile à Tanger.

Le propos de ce jour, j’ose l’espérer, va contribuer à éclairer ce moment tragique de notre histoire nationale et apporter un soulagement salutaire aux familles et aux proches des victimes.

Je tiens à remercier Dr. Driss El Ganbouri d’avoir accepté notre invitation à nous parler de ce tragique événement. Mes remerciements s’adressent aussi aux deux autres intervenants, les professeurs Chouaib Halifi et Maarouf Dafali qui contribueront à nourrir nos connaissances historiques ainsi que le débat qui doit être ouvert. Ainsi, toute la lumière doit être faite sur ce massacre si longtemps occulté ainsi que sur d’autres massacres et sur les disparitions de militants patriotes, dirigeants et autres, tous dévoués à la cause nationale.

A l’heure où le respect des droits de l’homme est à l’ordre du jour, surtout depuis la mise en œuvre de la nouvelle constitution, il est important d’assainir le passé, de rétablir la vérité sur certains faits et gestes. Ce travail sur l’histoire et la mémoire individuelle et collective est indispensable à l’instauration de la dignité des personnes et de la communauté nationale.

Par nos conférences, nos colloques et nos publications, notre Centre vise à contribuer à l’émergence d’une conscience historique fondée sur des connaissances solides des faits et de leur perception par les générations successives. Une telle conscience est seule à même de promouvoir la cohésion nationale et l’instauration d’une justice pour tous.« 

Dr. Houria Ouazzani

Présidente du Centre Mohamed Hassan Ouazzani

(A l’occasion de la conférence du 28 janvier 2016 sur le thème  « زمن الخوف« )


Lettre adressée à S.M. le Sultan le 16 janvier 1957, par le Secrétaire Général du PDI – Mohamed Hassan Ouazzani, au sujet des enlèvements

Cf. Démocratie n°3 du 21 janvier 1957, p.6.

Lettre adressée à SM le Sultan le 16 janvier 1957

La version arabe de la lettre :

 رسالة من الامين العام لحزب الشورى و الاستقلال الى صاحب الجلالة السلطان محمد الخامس ـ 1957 يناير 16
دار بريشة او قصة مُختطف » للمهدي المومني التجكاني ـ ص127″

Dar Bricha

La Journée Internationale des Droits de la Femme

*Cliquez sur les liens en couleur pour plus de détails

 

« La question des droits humains – des femmes notamment – et de leur développement au Maroc est un des objectifs essentiels de notre Centre.

Cette question est en effet au cœur de toute société démocratique : aucun Etat ne peut se réclamer de la démocratie s’il ne respecte pas les principes de la Déclaration universelle des Droits de l’homme et de tous les engagements conventionnels et législatifs qui sont venus compléter la déclaration de 1948.

Dans tous les pays, le respect des principes des droits de l’homme et leur mise en œuvre par les gouvernements est un combat incessant de contrôle, de vérification et de légitimation des mesures prises. En ce qui concerne la situation de la femme dans la société musulmane, notre Centre l’a abordée dans ses conférences et colloques.

Dans la séance du 25 mai 2015, le professeur Abdallah Chérif Ouazzani  a commenté l’ouvrage de Mohamed Hassan Ouazzani « Islam, Société et Civilisation », en particulier le chapitre qui traite de la situation de la femme en Islam avec une perspective d’avenir d’une société démocratique.

Lors de la Journée commémorative du 15 septembre 2015, le professeur Mohamed Mouaquit a traité de « La question de la femme à la lumière des écrits de Mohamed Hassan Ouazzani ».

Lors de la conférence du 24 mars 2016, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le professeur Abdelhakim Chafai et le professeur Hassan Ouazzani-Chahdi ont traité le sujet  » Les droits de la femme au Maroc – حقوق النساء بالمغرب بين طموحات الكونية و إكراهات الخصوصية « .

Le 19 octobre 2017,  » Les Soulaliyates en mouvement: lutte pour l’égalité et le droit à la terre  » par professeure Fadma Ait Mous et professeur Mohammed Mouaquit.

Le 7 mars 2018,  » L’approche “genre” au Maroc: acquis et perspectives « , par professeure Rachida Naciri et professeur Monssef Sedki Alaoui.

Le 9 mars 2023,  » Parcours de Femme. La Femme marocaine entre son passé et son avenir : réalités et enjeux « , par professeure Aicha Ouazzani Chahdi, Professeure Fatima El Massoudi et professeure Rachida Naciri.

Dans plusieurs interventions, notamment dans le documentaire « رواد » de la chaîne Al OULA et dans « Etat et société au Maroc – les défis du monde moderne » (p.221-231),  la professeure Jawhara Filali-Baba, a exposé divers aspects du rôle de la femme dans la société marocaine, selon la pensée de Mohamed Hassan Ouazzani.

Mot D’accueil du Dr Houria Ouazzani Présidente du Centre Mohamed Hassan Ouazzani pour la Démocratie et le Développement Humain 

Dans son combat pour la libération du Maroc et pour la modernisation de la société, mon père Mohamed Hassan Ouazzani a accordé une priorité à l’organisation et à l’éducation civique et professionnelle de la femme. Il était d’ailleurs conscient du rôle qu’ont joué les femmes – mères, épouses, filles de résistants – dans la libération de notre pays.

C’est avec une grande émotion que je dois évoquer la mère de mon père Mohamed Hassan Ouazzani – Lalla Halima – qui n’a cessé de soutenir son fils, déjà dans ses études, puis tout au long de son action militante. C’est elle qui a fondé à Fès la première section des « Sœurs de la Pureté » Akhawat Assafa, tandis que ma tante – Lalla Zina disparue en 2015 – en était la trésorière. C’est aussi une femme courageuse de Fès, Madame Amraoui, qui a formulé publiquement les premières revendications de la femme marocaine en 1943, donc plusieurs années avant la création par un groupe de femmes du PDI de l’Association des femmes marocaines à Casablanca, en 1948.

Je tiens aussi à rendre hommage à ma mère –Lalla Oum Keltoum – pour le soutien indéfectible accordé à mon père, durant son long exil, loin de Fès, puis à l’étranger, assumant avec dignité et abnégation la charge de sa famille, l’éducation de ses enfants : pour elle aussi sans doute, l’amour pour son mari se confondait avec l’amour de son pays. Une femme exemplaire !

Une des grandes figures du militantisme féminin et syndicaliste engagée, – disparue en 2016 – une inconditionnelle de la lutte pour l’évolution de la femme dans la société, est la légendaire Lalla Zahra Skallia (La Ahma): elle a été une des premières figures emblématiques de la « Jeunesse démocratique » (Maghreb El Ghad) et dans Akhawat Assafa ensuite : je tiens à lui rendre un grand hommage !

Lors du premier congrès féminin organisé à Fès les 12 et 13 décembre 1947, Lalla Habiba Guessous, présidente du congrès, Lalla Amina Haram, secrétaire générale du congrès et Lalla Zineb Alaouia, représentante de la région de Salé ont défini tous les points de revendications (p.10-13) et tous les droits réclamés par toutes les femmes marocaines de l’association de Akhawat Assafa dans plusieurs villes du Maroc.

Lalla Habiba Guessous, présidente de l’association Akhawat Assafa, a prononcé le 11 mars 1951 un discours (p.43-49) qui présente un rapport détaillé et rappelle les objectifs réalisés par le mouvement féminin dans « Al-Maghreb Al-Aqsa ».

Des témoignages de la lutte des femmes pour l’égalité, pour le respect de leurs droits fondamentaux, nous en trouvons un grand nombre en consultant le journal du PDI « Démocratie », publié en 1957-1958 ! Ces témoignages de lutte, de revendications franches sont accessibles sur ce site dans leur intégralité. Mais il faudrait pouvoir recueillir les témoignages non écrits, les souvenirs de celles qui ont pris part à ce combat.

A l’aube de l’indépendance, cette lutte des femmes s’est nourrie de l’énorme espoir de la marche vers un Maroc nouveau, prospère et juste pour toute la nation. Hélas, la désillusion a été cruelle !

En relisant certains de ces appels, les prises de position qui ont suivi l’accession à l’indépendance en 1956, on peut constater que la société marocaine a été bloquée pendant longtemps, la marche vers la libération de la femme et de la reconnaissance de ses droits a été très lente ; elle est loin des promesses escomptées au moment de l’indépendance, il y a soixante-cinq ans !

Pourtant, il faut reconnaître que des étapes importantes ont été franchies dans le sens d’une amélioration significative des conditions de la femme marocaine sur le plan privé et public dans la Nouvelle Moudawana et la Constitution de 2011. Je tiens à rendre un vibrant hommage aux initiatives novatrices et courageuses de Sa Majesté le Roi Mohamed VI qui accorde une place de plus en plus importante à la femme dans la société marocaine et à l’extension de ses droits. »

Dr. Houria Ouazzani

Présidente du Centre Mohamed Hassan Ouazzani

Historique de la Journée Internationale des Droits de la Femme

La journée internationale des droits des femmes ou journée des droits des femmes ou encore journée des femmes est célébrée dans de nombreux pays à travers le monde le 8 mars. Les droits de la femme font partie intégrante des droits de l’homme, mais de nombreuses femmes voient leurs droits remis en question, limités ou réduits. Les femmes voient aujourd’hui un peu plus rongés leurs droits au regard de la loi, qui n’ont jamais été égaux à ceux des hommes sur aucun des continents. Cette journée internationale de lutte des femmes encourage la mobilisation et le militantisme pour promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Le saviez-vous ? La « Journée de la Femme » n’existe pas ! Dites plutôt « Journée des femmes ».

3 questions sur la journée internationale des droits de la femme

Certaines journées ont des symboliques plus fortes que d’autres puisqu’elles sont dédiées à des thèmes bien particuliers : environnement, santé, patrimoine…Mais d’où vient le thème de la journée internationale des droits des femmes ? Voici 3 réponses pour en savoir plus sur cette journée.

Quelle est l’origine de cette fameuse date ?

La Journée nationale des femmes est attribuée aux socialistes américaines qui célèbrent une journée dédiée à l’égalité des droits civiques en 1909. Par la suite, une journaliste allemande encouragera toutes les femmes socialistes de tous les pays à organiser chaque année une Journée internationale des femmes au cours de la seconde conférence internationale des femmes socialistes en 1910. Les Nations Unies officialisent ensuite la journée du 8 mars dès 1977.

Quel rapport avec la révolution russe ?

La Journée des femmes est oubliée lors de la Première Guerre mondiale mais les femmes russes la remettent au goût du jour le 8 mars 1917 lors d’une grande manifestation ouvrière à Saint-Pétesbourg où elles réclament le retour des hommes du front ainsi que du pain. C’est un des premiers actes qui vont conduire à la révolution russe ainsi qu’à l’abdication du Tsar. Cette journée du 8 mars est alors inscrite comme une célébration de la femme et du communisme dans le calendrier de nombreux pays de l’Est.

Qu’en est-il de la France ?

Si les Nations Unis reconnaissent cette journée depuis 1977, la France l’inscrit dans son calendrier seulement en 1982 sous l’impulsion d’Yvette Roudy qui est alors la ministre déléguée aux droits des femmes. Le 8 mars de la même année donne alors lieu à de nombreuses manifestations et est marqué par un discours de François Mitterrand, le président de l’époque, ainsi qu’une réception donnée à l’Elysée où il reçoit 450 femmes de milieux socioprofessionnels différents et d’associations féministes. Cette journée conduit à de nombreuses mesures en faveur des droits des femmes.

Et qu’en est-il du Maroc ?

 

Maroc : comprendre la faible participation des femmes à la vie active

L’insertion des femmes sur le marché du travail est une difficulté chronique au Maroc. Pourtant, les avantages d’une participation accrue des femmes à la population active sont évidents, tant sur le plan macroéconomique, où elle permettrait d’améliorer la capacité de production du pays et de soutenir la croissance, que sur le plan microéconomique, où elle se traduirait par une plus grande reconnaissance sociale des femmes, avec à la clé un investissement des ménages plus important dans l’éducation et la santé.

À ce jour, le peu d’études microéconomiques examinant les raisons pour lesquelles la participation des femmes demeure si faible au Maroc sont pour la plupart dépassées. Dans un document de travail intitulé Trends and Determinants of Female Labor Force Participation in Morocco: An Initial Exploratory Analysis (a), nous nous penchons sur les défis auxquels le Maroc est confronté. Notre travail dresse dans un premier temps le profil de la main-d’œuvre marocaine, les facteurs démographiques jouant un rôle clé dans les taux d’activité. Dans un deuxième temps, nous analysons les caractéristiques qui défavorisent les femmes, au niveau individuel et des ménages. Les données proviennent de 18 enquêtes nationales sur l’emploi réalisées entre 2001 et 2018, trois enquêtes mondiales sur les valeurs menées entre 2001 et 2011, ainsi que de quatre enquêtes de l’Arab Barometer conduites de 2006 à 2017.

Au Maroc, le taux de participation des femmes à la population active reste l’un des plus bas du monde. Il a même régressé en vingt ans, malgré un PIB par habitant plus élevé, un taux de fécondité plus faible   et un meilleur accès à l’éducation. Avec un taux de 21,6 % en 2018, le Maroc occupait en 2018 la 180e place sur un échantillon de 189 pays. En d’autres termes, 78,4 % des Marocaines âgées de 15 à 65 ans n’étaient ni en activité ni à la recherche d’un emploi.

En outre, dans une région — Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) — traditionnellement marquée par un faible niveau d’activité féminine, le Maroc figure parmi les rares pays qui ont connu une baisse prolongée de ces taux, et ce depuis le plus longtemps : la participation des Marocaines au marché du travail a culminé à 26,3 % en 2004. Si cette tendance persistait, le taux d’activité féminine au Maroc pourrait être inférieur à la moyenne régionale (21%). 

La démographie : un élément clé 

L’étude des caractéristiques de la main-d’œuvre marocaine nous indique que, même si le taux d’activité des femmes et des hommes a globalement diminué ces vingt dernières années, un écart de 50 points de pourcentage persiste entre les sexes (figure 1), avec des dynamiques différentes en zones urbaines ou rurales. Chez les hommes, ce fléchissement concerne en majorité les jeunes, en raison de leur plus grande scolarisation ; chez les femmes, cette tendance à la baisse touche tous les âges sans être nécessairement corrélée aux études. Ces aspects démographiques ont une incidence sur le taux d’activité, mais aussi sur l’emploi et le chômage.

Figure 1. Taux d’activité des femmes et des hommes : de fortes disparités persistent 

 

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Source : HCP Enquête National sur l’emploi (ENE), 2001-2018

Globalement, ces tendances mettent au jour l’existence de deux marchés du travail distincts : l’un en milieu rural, où l’emploi et l’activité sont plus élevés chez les deux sexes, et l’autre en milieu urbain, où l’inactivité, très majoritaire chez les femmes, reste relativement faible chez les hommes, mais gagne du terrain.

L’importance des rôles assignés à chaque sexe, notamment pour l’activité des femmes

Quels freins entravent l’insertion des femmes sur le marché du travail ? Pour répondre à cette question, nous avons recouru à des modèles probit et à un modèle logit multinomial. D’après nos résultats, certaines caractéristiques chez les individus et dans les ménages font obstacle à l’activité des femmes, la création d’emplois urbains au Maroc n’ayant pas contrebalancé la destruction d’emplois agricoles. Ces caractéristiques s’ajoutent au préalable d’une baisse globale du taux d’activité pour les deux sexes. Voici les principales conclusions de notre étude :

  • Il y a corrélation entre hausse du niveau d’instruction et augmentation du taux d’activité chez les femmes, même si ce lien s’effrite au fil du temps. L’éducation des femmes a un impact très inégal, selon les régions et le niveau d’instruction ;
  • Au sein d’un foyer, plus le chef de famille est instruit, plus il y a de chances qu’une femme ne travaille pas. Cette incidence croît avec le temps, surtout chez les ménages ruraux ;
  • le mariage diminue la probabilité d’une participation au marché du travail. Le célibat réduit la probabilité d’être inactif de 30 % en milieu urbain et de 20 % en zones rurales ;
  • au sein d’un foyer, la probabilité qu’une femme ne travaille pas augmente avec la présence d’autres femmes inactives. Cette incidence croît avec le temps en milieu rural comme en milieu urbain.

Y a-t-il d’autres facteurs susceptibles d’expliquer le déclin de l’activité des femmes au Maroc ? En particulier, les limites qui pèsent sur la demande d’emploi féminin pourraient être liées à une vision traditionnelle à l’égard du travail des femmes qui écarte celles-ci de la vie active.

Dans une enquête réalisée en 2011, 75 % des hommes et 47 % des femmes ont répondu qu’ils étaient d’accord avec l’affirmation suivante : « Quand les emplois sont rares, les hommes devraient avoir plus le droit à un emploi que les femmes ». Par conséquent, en partant de l’hypothèse qu’en matière de travail, les hommes décident pour les femmes, on peut s’attendre à une moindre participation des femmes à la vie active en raison de l’idée profondément ancrée selon laquelle l’homme doit être le soutien de famille et devrait accéder en priorité aux offres d’emploi, tandis que la femme devrait se consacrer aux tâches domestiques.

À l’affirmation « Les femmes peuvent travailler à l’extérieur de leur foyer si elles le souhaitent », 35,6 % des hommes interrogés ont exprimé leur désaccord contre seulement 14,8 % des femmes. Les femmes sont, à l’évidence, nettement plus nombreuses que les hommes à penser qu’elles ont le droit de travailler. 

Au fond, le Maroc doit encore faire le constat des bénéfices induits par la participation des femmes à la vie active en contrepoint de son développement. La persistance des disparités entre les hommes et les femmes peut relever d’une création insuffisante d’emplois en milieu urbain qui compenserait la destruction des emplois en zones rurales. Parallèlement, le taux de chômage des femmes en milieu urbain dépasse celui des zones rurales, ce qui tendrait à indiquer que leur découragement est à l’origine de la progression de l’inactivité féminine. Les caractéristiques démographiques sont également des facteurs importants : nombre d’enfants, situation matrimoniale, niveau d’études du chef de famille, éducation des femmes, etc. Enfin, les rôles assignés à chaque sexe sont susceptibles d’éloigner les femmes du marché du travail et de freiner le redressement des taux d’activité féminine.

Consulter l’article source:  https://blogs.worldbank.org/fr/voices/maroc-comprendre-la-faible-participation-des-femmes-la-vie-active?cid=SHR_BlogSiteEmail_FR_EXT


Aïssa Kadri

Aïssa Kadri est Professeur de sociologie et directeur de l’Institut Maghreb Europe à l’Université de Paris 8.

Ses recherches académiques sont principalement  concentrées sur les systèmes éducatifs et la migration dans la région du Maghreb, en particulier sur la question des intellectuels et de l’intelligentsia, des mouvements sociaux, et des droits de l’homme.

IL coordonne actuellement le ‘printemps arabe ‘, un Programme européen d’excellence dans un consortium comprenant 7 universités, traitant avec les mouvements sociaux dans le monde arabe.

Abdelmajid Benjelloun

Abdelmajid Benjelloun, est écrivain, poète et historien d’expression française, spécialiste de l’histoire du nord du Maroc.

Il est membre-fondateur de la Maison de la poésie du Maroc. Docteur d’État en droit public de l’Université de Casablanca, Maroc, depuis 1983.

Il a été enseignant à la Faculté de Droit de Rabat de 1976 jusqu’en août 2005, ayant pris alors une retraite anticipée.

Il a été élu, en 2009, Président du Centre marocain du PEN INTERNATIONAL, en remplacement d’Abdelkébir Khatibi. puis réélu en 2011. Il a remporté, en 2010, à Beyrouth, le Prix littéraire international ‘Naji Naaman’. Le 17 décembre 2013, il démissionne de son poste de Président du Centre marocain du PEN INTERNATIONAL.

Bibliographie

Histoire contemporaine du Maroc

  • Approches du colonialisme espagnol et du mouvement nationaliste marocain dans l’ex-Maroc khalifien, Rabat, éd. Okad, 1988
  • Pages d’histoire du Maroc:le patriotisme marocain face au Protectorat espagnol, Rabat, 308 pages.(avec une couverture originale de l’auteur).
  • Fragments d’histoire du Rif oriental, et notamment de la tribu des Beni Said, dans la deuxième moitié du xixe siècle, d’après les documents Mr Hassan Ouchen, Rabat, Imprimerie Maarif el Jadida, 1995
  • Le Nord du Maroc : L’indépendance avant l’indépendance/Jean Rous et le Maroc, 1936-195, Casablanca, Paris, éd. L’Harmattan, 1996
  • Études d’histoire contemporaine du Maroc, Tunis, Fondation Temimi pour la recherche scientifique et l’information Zaghouan, avril 2000
  • Colonialisme et nationalisme(Arguments), Rabat, éd. Okad, 2001(avec une préface d’Abdelkébir Khatibi)
  • Le mouvement nationaliste marocain dans l’ex-Maroc khalifien (1930-56), Rabat, Imprimerie Maarif el Jadida, 2011,408 pages.

Histoire des institutions

  • Pour une approche de l’histoire des institutions et des faits sociaux, Casablanca, éd. Toubkal, 1997

Littérature

  • Mama, Préfacé par William Cliff, Paris, éd. du Rocher, coll. Anatolia, 2002, 199 pages.
  • La mort d’un proche ne se termine jamais, Casablanca, éd. Toubkal, 1998, 118 pages.
  • Hassane l’andalou, ou l’étoile de la manquante était bien allumée, roman, Rabat, éd. Racines, 2007, 249 pages.
  • Cœursuprême, roman, Association culturelle Passerelle, Montréal, Canada, 2009, 218 pages.

Poésie et aphorismes

  • Êtres et choses, le même silence, Paris, éd. Saint-Germain-des prés, 1976
  • Qui tire sur les bretelles de ma respiration? Rabat, éd. A die, 1989
  • Une mouette réveillée d’une tempête, Rabat, éd. El Maârif Al Jadida, 1990
  • Murmure vivrier, préfacé par Salah Stétié, Rabat, éd. Okad, 1991
  • Les sept cieux apparents du mot, Rabat, éd. EMAJ, 1993.
  • Dogme et friandise ou pulsion de sourire, dépliant avec 211 aphorismes poétique, 1996
  • La flûte des origines ou la danse taciturne, Rabat, éd. El Maârif al Jadida, 1996
  • L’éternité ne penche que du côté de l’amour, éd. William Blake and co, 2002
  • Le discobole amoureux et l’écho ou les années inutiles de l’horizon, Rabat, 1998
  • Une femme à aimer comme on aimerait revivre après la mort, Rabat, 1998
  • L’amour rajeunit l’univers et même la création, Mohammadia, 1999
  • Paroles déçues d’esplanade, Rabat, 1999
  • Cette hébétude totémique avec elle, Rabat, 1999
  • Aphorismes, entre le lent et le long de l’an 1994, Rabat, 2001
  • A un détail près de l’éternité, recueil d’aphorismes, Tétouan, Publications de l’Association Tétouan Asmir, 2002
  • L’éternité ne penche que du côté de l’amour suivi de Dogme et friandise ou la pulsion du sourire et de Une femme à aimer comme on aimerait revivre après la mort, Bordeaux, éd. William Blake and Co, 2004.
  • Nouvelles en lignes, fragments de miroir au noir, Rabat, éd. Racines, 2006
  • L’Éternité, belle comme le visage de mes enfants, éd. Le Riffle, coll. écritures, 2007
  • L’âme fréquente aussi les beaux quartiers de l’esprit… recueil d’aphorismes, Casablanca, Éditions Aïni Bennaï, 2008, 149 pages. (avec une préface d’Abdelkébir Khatibi).
  • Cette petite étoile frémissante du matin – chez Patrick Cintas, 2008, 218 pages.
  • l’accompagne au chant, Rabat, Éditions Marsam, 2008, 79 pages.
  • Solstice de la soif, aphorismes poétiques et poèmes, Canada, Association Culturelle Passerelle, 2008, 204 pages.
  • Aphorismes amoureux, New York, RC Rivaticollection, 2009,102 pages.
  • Rûmi ou une saveur à sauver du savoir, Bordeaux, William Blake and Co, 2009, 97 pages.
  • Les mots, recueil d’aphorismes, Beyrouth, Maison Naaman pour la culture, 2010, 126 pages.
  •  » El ( Dios ) que ha hecho la mujer, puede tambien hacer el paraiso », recueil d’aphorismes traduits du français vers l’espagnol, Rabat, Imprimerie Maârif Al Jadida, 2011, 32 pages
  • « La pierre », Le Cadran Ligné, octobre 2011, édité par le poète Laurent Albarracin. -Flâneries strictes d’encre ou: éduque-t-on les signes ? recueil de 97 dessins à l’encre de Chine(des signes- êtres)avec un avant-propos de l’auteur. Rabat, Imprimerie Maarif Al Jadida, 2012, 64 pages.
  • Raccourcis, recueil d’aphorismes et d’aphorismes poétiques, Paris, Éditions Alfabarre, 2012, 81 pages.
  • Le palais Mnebhi, certains faits notables survenus là, à notre famille, et notamment, les festivités nationales de retour du leader Allal el Fassi, en juin 1946, à l’époque du Protectorat Rabat, Imprimerie Maarif Al Jadida, 2013, 48 pages.
  • Hommage à Abdelmajid Benjelloun, organisé par l’Association Rihab Attaqafa, à la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc, le dimanche 28 novembre 2010, Rabat, Imprimerie Maarif Al Jadida, 2013, 64 pages.

Ouvrages collectifs/collaborations

Fait partie du groupe d’écrivains marocains (avec Mohammed Khaïr-Eddine, Abdelkebir Khatibi, Mohamed Choukri, Ahmed Bouanani, Mustapha Nissabouri, Mohamed Bennis, Mehdi Akhrif, Hassan Bourkia) auxquels La Nouvelle Revue française, dans son N°558, juin 2001, consacre un dossier, avec une présentation de Jean-Paul Michel, pp. 163–169 (sous le titre Je suis poète).

– À contribué, notamment, à l’ouvrage collectif Lettres à Dieu, Calmann-Lévy, 2004, repris dans la collection de poche J’ai Lu, la même année. Cet ouvrage a été traduit en arabe, en coréen, en chinois, en roumain.

Dialogue entre deux croyants, échanges épistolaires avec Jacques Levrat, Paris, Éditions l’Harmattan, 2009, 200 pages.

(Source : Wikipédia – avril 2016)

Mohamed Tozy

Mohamed Tozy, est politologue, professeur d’Université et écrivain.

Parallèlement à ses activités de recherche dans les domaines de la sociologie du religieux et des systèmes politiques du monde arabe — plus particulièrement des questions politico-religieuses et de l’islamisme dans le Maroc contemporain — et de l’anthropologie du monde méditerranéen, Mohamed Tozy enseigne les sciences politiques depuis le milieu des années 1970, essentiellement dans les établissements où il s’est formé jusqu’en 1984 : au Maroc, à l’université Hassan II de Casablanca (faculté des lettres et des sciences humaines), depuis 1976, et en France, à l’université Aix-Marseille III (Institut d’études politiques), depuis 2007. Il est aussi notamment expert-consultant auprès d’organismes internationaux et, depuis 2013, le directeur de l’École de gouvernance et d’économie de Rabat (EGE Rabat).

En 2006, Mohamed Tozy a eu le prix de la Culture amazighe dans la catégorie « Pensée », et en 2009, le prix Grand Atlas dans la catégorie « Essai ».

Publications :

  • Du tyrannicide à la Munadara : Les Voies islamiques du refus, Association française de science politique,‎ , 25 p.
  • Champ et contre champ politico-religieux au Maroc, s.n.,‎ , 840 p. : thèse d’État en sciences politiques de l’université Aix-Marseille III, sous la direction de Bruno Étienne
  • La Maison d’Iligh et l’Histoire sociale du Tazerwalt, Rabat, SMER,‎ , 223 p. (coauteurs : Paul Pascon et al.)
  • Penseurs maghrébins contemporains, Casablanca, Eddif,‎ (réimpr. 1997), 279 p. (coauteurs : Hassan Benaddi, Mohamed El Ayadi, Hammadi Safi et al.)
  • Les Modes d’appropriation : Gestion et conservation des ressources entre le droit positif et communautaire au Maghreb, CRDI,‎ , 24 p.
  • Le Régime juridique de l’enquête policière : Étude critique, vol. 10, Rabat, Éditions maghrébines, coll. « Publications de la REMALD »,‎ , 176 p. (coauteur : Miloudi Hamdouchi)
  • Monarchie et islam au Maroc, Paris, Presses de Sciences Po, coll. « Références académiques »,‎ (réimpr. 1999), 303 p. 
  • Élections et communication politique dans le Maroc rural : Une investigation dans une région du Moyen Atlas (Ribat el Kheir), Casablanca, Najah El Jadida,‎ , 215 p.(coauteurs : Mériem Hamimaz et Konrad-Adenauer-Stiftung)
  • La Réalité du pluralisme au Maroc, Salé/Rabat, Fondation Abderrahim Bouabid/Friedrich Ebert Stiftung (Cercle d’analyse politique), coll. « Les cahiers bleus » (no 2),‎, 39 p. : (coauteurs : Abdelhay El Moudden et Hassan Rachik)
  • Régulation et État de droit, Salé/Rabat, Fondation Abderrahim Bouabid/Friedrich Ebert Stiftung (Cercle d’analyse politique), coll. « Les cahiers bleus » (no 4),‎ , 68 p. (coauteurs : Ali Bouabid, Larabi Jaïdi, Mohamed Benchaaboun et Nasr Hajji)
  • La Méditerranée des anthropologues : Fractures, filiations, contiguïtés, Paris, Maisonneuve et Larose, coll. « L’Atelier méditerranéen »,‎ , 385 p.  (coauteur : Dionigi Albera)
  • Usages de l’identité amazighe au Maroc, Casablanca, Najah El Jadida,‎ , 250 p. (coauteur :Hassan Rachik) : prix de l’IRCAM en 2006
  • L’Islam au quotidien : Enquête sur les valeurs et les pratiques religieuses au Maroc, Rabat, Marsam/Prologue, coll. « Religions et société »,‎ , 272 p. (coauteurs : Mohammed El Ayadi et Hassan Rachik) : prix Grand Atlas de l’essai en 2009
  • Élections au Maroc : Entre partis et notables (2007-2009), Casablanca, Centre marocain des sciences sociales/Fondation Konrad Adenauer,‎ , 391 p. 
  • Casablanca : Figures et scènes métropolitaines, Karthala, coll. « Hommes et sociétés »,‎ , 364 p. (coauteur : Michel Peraldi).

(Source : Wikipédia – avril 2016)

Najib Ba Mohammed

Najib Ba Mohammed est Professeur à l’université Sidi Mohammed Ben Abdallah de Fès, vice-président de l’Association marocaine de droit constitutionnel (AMDC), ancien membre de la Commission consultative de révision de la constitution.

Najib Ba Mohammed est auteur de plusieurs ouvrages juridiques.

Khalid Naciri

Khalid Naciri est un homme politique et avocat marocain. Il fut ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement marocain entre 2007 et 2012.

Il est titulaire d’une licence en droit en 1969 à la faculté de droit de Casablanca puis en 1970 d’un diplôme d’études supérieures en sciences politiques à la faculté de droit de Rabat. Il exerce comme avocat au barreau de Casablanca de 1970 à 1973, puis de 1986 à 1996.

En 1975, il est élu au comité central du Parti communiste marocain, devenu en 1974 le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) — il sera élu au bureau politique du PPS en juillet 1995.

En 1983, Maître assistant à l’Université Hassan II de Casablanca il soutient une thèse de doctorat d’État en droit public à l’université Paris II, où il obtient la mention très bien.

Le 10 décembre 1988, après de longues années de préparation, Khalid Naciri cofonde avec d’autres militants des droits de l’Homme, l’Organisation marocaine des droits humains (OMDH), dont il assurera la présidence en 1990 et 1991.

Durant cette période, il enseigne le droit constitutionnel et les sciences politiques à la faculté de droit de l’université Hassan II à Casablanca ainsi que dans diverses autres institutions d’enseignement supérieur.

En 1996, il est nommé par Hassan II au poste de directeur de l’Institut supérieur de l’administration, pôle d’excellence réservé à la formation des hauts cadres de l’administration marocaine, situé à Rabat. Il occupe ce poste jusqu’en 2013.

En mars 2000, il est élu à l’unanimité par le Conseil de la Ligue arabe à la tête de la Commission arabe permanente des droits de l’Homme, qu’il présidera jusqu’en 2006 (trois mandats successifs).

Le 15 octobre 2007, il est nommé par Mohammed VI ministre de la Communication et porte-parole du 29e Gouvernement du Royaume du Maroc, dirigé par le Premier ministre Abbas El Fassi.

Il a repris ses fonctions de directeur de l’Institut supérieur de l’administration après avoir quitté le gouvernement.

Khalid Naciri est l’auteur de plusieurs ouvrages, études et articles en droit public et en sciences politiques.

(Source : Wikipédia – avril 2016).